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lundi 18 janvier 2010

Retour d'Inde : une rencontre impromptue

A Kovalam, en consultant nos e-mails, nous remarquons un message de Neeraj de Bombay : ayant eu vent de notre exposition sur Guru Dutt lors d'un voyage à Paris, il a retrouvé le site que nous lui avons consacré et nous félicitait pour notre travail.
Etant lui-même collectionneur, il nous invite à nous rencontrer si jamais nous passions un jour à Bombay. Après lui avoir confirmé que nous repassions par Bombay début janvier - le hasard fait bien les choses -, nous convenons d'un rendez-vous à la coffee-shop de l'hôtel Oberoi.
Nous retrouvons Neeraj et son père qui est historien du cinéma indien, et possède une énorme collection de documents qui compte plus de 30 000 pièces ! Nous irons la voir une prochaine fois, car nous sommes le jour du retour à Paris.
Tout en discutant de notre passion commune autour d'un verre, nous leur remettons les catalogues de nos deux expositions, et le père de Neeraj nous offre son dernier livre illustré de photos inédites, mais édité en hindi seulement.


J'ai choisi une photo (celle de gauche), qui me semble facile à décrypter ; elle se rapporte à mon avis au film C.I.D. de 1956, et présente (de gauche à droite) le héros du film, Dev Anand, le producteur, Guru Dutt, et le réalisateur, Raj Khosla. Désolée, un problème technique empêche de l'agrandir.
Nous avons convenu de rester en contact, d'autant que Neeraj, qui travaille pour une grosse société française en Inde, se rend 2 ou 3 fois à Paris tous les ans.
Merci à Internet qui permet ces conctacts inattendus !

dimanche 17 janvier 2010

Retour d'Inde : le cinéma

Au Kerala, où nous avons passé une grande partie de notre séjour, les acteurs hindis sont peu présents sur les publicités.
On remarque cependant de vieilles photos délavées de SRK surtout à la porte des coiffeurs. On voit Hrithik, ci-dessous, dans une campagne publicitaire de Reliance pour vanter le sms à 1 paisa (de la roupie de sansonnet). Remarquez le drapeau rouge au premier plan.

Plusieurs fois, j'ai mentionné Shankar Mahadevan parmi les chanteurs de play-back. Voici sa publicité pour un concert à Kochi (sa famille est originaire du Kerala). Les panneaux, qui jalonnent les routes, sont immenses et montés sur des échafaudages métalliques.


Madhavan, qui est du Sud, mais tamoul et très aimé au Kerala, fait de la pub pour des bijoux, car c'est la saison des mariages d'octobre à décembre (pas de photo).
Enfin, the last but not the least, l'omniprésent Mohanlal, héros suprême du cinéma du Kerala (en malayalam).


Restons dans le cinéma avec le film 3 Idiots que nous sommes allés voir à Calicut pour remplir le dernier après-midi. Un film hindi en territoire malayalam. Une queue extérieure pour les hommes devant la billeterie, une autre pour les femmes (peu nombreuses), à la porte de cette billeterie à l'intérieur du cinéma. Islam oblige.
Je récupère deux billets d'orchestre à 30 roupies (un demi-euro) et nous nous installons dans une salle archicomble où le simple nom d'Aamir Khan au générique donne lieu à une clameur, des applaudissement, des sifflements, bref, toutes sortes de réactions dont le Sud a le secret. Le public compatit avec les protagonistes du film : il pousse, pousse, pousse avec la future maman qui accouche et applaudit quand le bébé naît enfin. J'adore.
On n'a pas tout compris, évidemment, mais je vous propose Zoobi Doobi, une chanson jazzy et guillerette du film, avec Aamir et Kareena.

samedi 16 janvier 2010

Retour d'Inde : Atul, le cinéaste

Notre copain Atul, qui a déjà gagné un prix au Festival du film indien de San Francisco pour son court-métrage Midnight Lost and Found, est en tournage lors de notre second passage à Bombay.

Il nous envoie une voiture de la production (ça fait chic, je trouve) qui nous emmène à une demi-heure de l'hôtel jusque dans une rue de Cotton Greens bordée d'anciens entrepôts. C'est dans l'un de ces entrepôts que nous retrouvons Atul en plein tournage.


Il a écrit et réalise maintenant un feuilleton policier intitulé Powder dont le 1er épisode est déjà passé sur Sony la semaine précédente. Il nous présente aux acteurs, puis nous assistons au tournage de quelques scènes clés dans la touffeur de l'entrepôt.

Le soir même, le 1er épisode est rediffusé sur Sony ; évidemment, on a regardé, et c'est déjà sur YouTube (en hindi) !

vendredi 15 janvier 2010

Retour d'Inde : de Kovalam à Calicut

Aujourd'hui, je souffre : je vous décris la partie du voyage où nous nous sommes ennuyés. J'ai peur que cela se sente dans mon récit.

Départ de Kovalam, avec Anil et son Ambassador couleur crème, pour notre première étape, Kochi, après avoir supprimé celle d'Allepey pour cause de grève totale au Kerala le lendemain (on se serait morfondus à Allepey).
Donc, Kochi est en grève (Anil aussi par peur de représailles) : rideaux de fer baissés, quelques drapeaux rouges flottent ici et là ; le Kerala a une majorité communiste, comme le démontrent les vieilles affiches ci-dessous (en agrandissant la photo vous verrez mieux la faucille et le marteau). Pas de bateaux pour se déplacer depuis le quartier d'Ernakulam où nous logeons, hormis des embarcations privées qui prennent 10 fois le prix normal du billet pour vous déposer à Fort Kochi (la vieille ville), quelques rickshaws qui profitent de l'aubaine ; on finit par en prendre un qui nous emporte vers Fort Kochi via le pont.


Et là, misère ! De tristes étals de souvenirs pour touristes et des rickshaws qui vous arrêtent à chaque emporium (ils étaient ouverts, ces magasins "d'artisanat" souvent tenus par des commerçants cachemiris !). Fermées les petites boutiques d'antiquités dont nous avions gardé le souvenir. Après les classiques filets chinois au bord de la mer, le palais et l'église Sainte-Croix, il ne nous reste plus qu'à regarder les façades des maisons anciennes maintenant transformées en guest-houses tant la demande a augmenté à Fort Kochi.
Le lendemain, direction Munnar à 1600 m d'altitude dans les ghats occidentaux (une chaîne de montagne de 1600 km de longueur, qui se termine au cap Comorin) : très arrosés pendant la mousson, les ghats forment un monde de verdure où cohabitent et s'entremêlent de nombreuses essences. La route en lacets n'est pas désagréable.
Ah, voici Munnar, ses hôtels complets, son réveillon obligatoire, ses prix prohibitifs... Au bout de 6 essais infructueux, nous dégotons une chambre double non chauffée plus chère qu'à Bombay. Coup de bol, ils ne font pas de réveillon et nous fournissent une couverture supplémentaire.
Après un dîner, émaillé de coupures de courant, dans le restaurant chauffé de l'hôtel voisin, je rentre me coucher en gardant T-shirt et chaussettes. De mauvais poil.



Le 31 décembre nous remonte le moral ; les environs de Munnar sont absolument splendides : des plantations de thé (appartenant au groupe tentaculaire Tata) et des eucalyptus forment un paysage différent à chaque virage. Vos sachets de Tetley viennent peut-être d'ici !


Pour le réveillon, dîner dans une cafétéria populaire, et hop ! retour à la chambre froide.

C'est le 1er janvier que nous quittons Munnar pour Thrissur et ses 30°. Le temple Vadakkumnathan dédié à Shiva est un bel exemple d'architecture du Kerala. Mais pas question d'y pénétrer, l'entrée est interdite aux non-hindous, comme dans tout le Kerala.


Le lendemain, route vers notre étape ultime, Calicut, qui focalise tous nos espoirs de découverte. Hélas, c'est une ville de province comme les autres (pour ceux qui ne connaissent pas l'Inde, c'est bruyant, pollué et plutôt anarchique).
Reste à remplir le dernier jour. Allons voir ce matin à quoi ressemble Kappad Beach, où Vasco de Gama aurait débarqué en 1498, et dont le Routard dit qu'elle ressemble à une carte postale (je me méfie, ils ont trouvé du charme à Calicut...). En effet, la plage aux eaux calmes forme plusieurs criques sur quelques centaines de mètres visibles, très à l'écart de toute agitation, avec un seul hôtel... pour le moment. Emporter un gros bouquin. Les Occidentales ont intérêt à ne pas se balader en maillot de bain, car la population du nord du Kerala est en majorité musulmane.

Plus qu'un après-midi à combler à Calicut avant notre vol pour Bombay demain. Idée géniale ! Si on allait voir... (je vous en parle plus loin).

jeudi 14 janvier 2010

Retour d'Inde : Noël à Kovalam

D'abord, un petit mot sur Kovalam. Cette plage est en fait composée de 2 plages en arc de cercle : Lighthouse Beach (la plage du Phare) plutôt fréquentée par les Occidentaux, et Hawa Beach qui accueille surtout les Indiens en goguette le week-end ou pendant leurs vacances.
Il se trouve que nous logeons sur Hawa Beach depuis que nous avons découvert sur cette plage, en 1992, un petit hôtel quasiment sur le bord de la plage. L'hôtel a grandi et nous y revenons de temps à autre car la chambre 105 avec balcon au premier étage donne sur la mer et surtout la plage, où le spectacle est permanent.
Le soir du réveillon, sans avoir à débourser une roupie, nous profitons du concert live donné sur la terrase de l'hôtel par un groupe de musiciens et de chanteurs spécialisés dans un répertoire des années 1970. Tout près, assis sur la plage, des groupes d'Indiens se joignent aux applaudissements des touristes qui dégustent leur repas.
Comme vous pouvez le voir sur la photo de l'orchestre, les décorations de Noël sont souvent des étoiles de papier éclairées de l'intérieur.
Clou de la soirée, un feu d'artifice sur la plage !

Le lendemain, il y a foule sur Hawa Beach ; des centaines (milliers ?) d'Indiens venant profiter en famille de leurs vacances au bord de la mer, souvent sans se baigner, mais en restant debout à observer les vagues en attendant le coucher du soleil.

mercredi 13 janvier 2010

Retour d'Inde : les retrouvailles 3/3

De Kovalam, nous voulons monter au nord du Kerala en taxi, histoire de voir s'il existe autre chose que les backwaters pollués, entre autres, par l'afflux de touristes ; rien de plus simple, il suffit de sortir à l'arrière de l'hôtel où se trouve le parking des taxis. Nous demandons Anil, basé ici, avec qui nous avions visité la région du Chettinad au Tamil Nadu il y a 3 ans. "Anil n'est pas là, mais je vais l'avertir", nous dit un autre chauffeur. Et quelques jours plus tard, Anil nous rejoint à l'hôtel, on étudie l'itinéraire et on fixe le prix. L'affaire est faite.

Nous sommes à peine assis que Sheeja nous apporte un gâteau en nous disant opportunément : "Happy Christmas" d'une voix timide. Arrivent ensuite les verres d'eau de noix de coco ouvertes à la machette devant nous, de l'ananas et des bananes. Là, ça nous fait un second déjeuner, mais impossible de refuser cette offre faite de si bon cœur avec tant de naturel.
Comme elle va bientôt accoucher, Sheeja va passer le temps qui reste chez sa mère (qui n'aime pas être prise en photo) à Trivandrum, la capitale, car l'accès à la maison d'Anil se fait par un difficile petit chemin rocailleux qui descend sur 200 mètres.

mardi 12 janvier 2010

Retour d'Inde : les retrouvailles 2/3

A Kovalam, au Kerala, nous faisons la surprise à Joby de venir dîner dans le restaurant où il est serveur. Il nous invite alors à venir chez lui le surlendemain à 10 h 30.
Surprise ! c'est pour prendre un petit déjeuner kéralais (alors que nous avions déjà pris l'occidental...). Et voilà les appam (galettes de riz) qui s'empilent dans nos assiettes avec le curry de légumes, et un thé à la cardamome, de l'ananas et du fruit de jacquier cueilli dans le jardin...

Puis nous discutons de chose et d'autre avec Sindu, l'épouse de Joby, sous l'auvent de leur maisonnette pendant que Joshua, leur petit garçon de 4 ans fait preuve de son énergie en grimpant sur son père.
Joby a économisé pendant 7 ans avant de pouvoir acheter sa maison avec un prêt bancaire. Petit à petit, il l'améliore : depuis l'année dernière, il ont refait la cuisine pour que Sindu ait un plan de travail. Le toit fuit, le ventilateur au plafond est en panne, mais l'espoir demeure.
Le petit Joshua est scolarisé comme la plupart des enfants du Kerala qui est l'Etat le plus alphabétisé de l'Inde et dont le taux de natalité est le plus bas du pays.

lundi 11 janvier 2010

Retour d'Inde : les retrouvailles 1/3

Notre voyage en Inde s'est terminé samedi à Roissy sous la neige. Plutôt transis par le froid, nous avons enfin réussi à assimiler 35° de moins.
Voici donc un petit récit de notre voyage où vous retrouverez des personnages déjà évoqués en janvier 2009.
L'itinéraire de notre voyage est simple : arrivée à Bombay pour quelques jours, plage et balade au Kerala pendant 2 semaines, retour à Bombay pour quelques jours.

A Bombay, nous retrouvons Bablu et sa famille, toujours "logés" sur un trottoir. Bablu a changé de loueur de taxis puisque le précédent n'avait que de vieilles Fiat, maintenant interdites, et il peut continuer son métier avec une voiture plus récente. Son épouse, Saku, se porte bien depuis l'opération de mai dernier, sa deuxième fille, Alka, doit accoucher en janvier.
Le 17 décembre, nous nous retrouvons dans leur rue pour l'anniversaire de Prem (6 ans) et de Pritam (9 ans), entourés par les voisins, les amis et la famille. Habillés comme de petits rois, ils attendent le feu vert des parents pour souffler les bougies et découper le gâteau.

Les deux petits ont chacun reçu une bicyclette en cadeau. Pritam s'empresse de l'utiliser dans la rue déserte avant même d'avoir ôté tout l'emballage.
J'étais étonnée par la longueur de la selle (environ 50 cm), mais j'ai vite compris en voyant Pritam : cela permet de transporter un copain derrière soi !
Il est vrai que l'on voit très souvent sur les mobylettes ou les scooters le père, la mère, un enfant devant, un autre derrière ou au milieu... sans casque, à Bombay.

mardi 16 septembre 2008

Vacances

Obnubilés par l'expo, nous en avons oublié les vacances... en Inde. Les vols sont réservés depuis un mois environ, mais les hôtels, je les imagine déjà complets à Bombay pendant tout le mois de janvier. Calmos. D'abord l'itinéraire : nous arrivons à Chennai (ex-Madras) mi-décembre, sur la côte est, nous repartons de Bombay mi-janvier, côte ouest. Entre les deux, il suffit de remplir : un temple, un bharata natyam (danse du sud de l'Inde), un temple, un marché, un studio de cinéma, un temple (ne croyez pas ceux qui disent que tous les temples se ressemblent, c'est faux!), la traversée des ghats occidentaux (petite chaîne de montagnes où poussent café, girofle, cardamome, poivre...) puis Cochin. Enfin, la route vers le nord puis la belle, la sublime plage tant attendue avec ses cocotiers qui vous font gentiment de l'ombre. Comme c'est bon de rêver. De Mangalore (Kartnataka), vol sur Bombay où nous attendent nos distractions et nos rencontres préférées. L'itinéraire étant quasiment prêt, nous réservons illico presto les hôtels de Chennai, puis de Bombay, par e-mail. Le lendemain, les chambres sont confirmées, le numéro de carte de crédit est transmis là-bas, nous sommes tranquilles.
Retournons à l'expo et aux dernières invitations. Tiens ! J'ai chopé quelques lignes dans Figaro Madame aujourd'hui, et l'insertion de Point de Vue est parue, rikiki , mais gratuite.
Je vous laisse. Bizous, Sally.

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