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vendredi 20 novembre 2009

Familles du cinéma indien : les Sen d'Aparna

Il y a 2 semaines, en vous décrivant la famille Sen de Suchitra, ça m'a fait ding-ding dans la tête. Il existe en effet une autre famille Sen, peu nombreuse certes, mais très importante pour le cinéma indien. Le premier membre ne s'appelle pas "Sen", c'est le père et le grand-père.

Chidananda Dasgupta (1921)
Chidananda Dasgupta est un Bengali, réalisateur, scénariste, compositeur, critique et historien du cinéma. Il crée la Film Society of Calcutta avec Satyajit Ray en 1947, puis la Federation of Film Societies of India.
Traducteur en anglais de poètes bengalis, il réalise aussi 7 films, dont le dernier, Amodini en 1994, est interprété par sa fille Aparna Sen et sa petite-fille Konkona Sen.
Toujours en vie, mais handicapé, il habite et travaille à Kolkata et à Santiniketan (l'école fondée par Tagore).


Aparna Sen (1945)
La fille de Chidananda Dasgupta devient actrice dès l'âge de 16 ans dans le film Teen Kanya de Satyajit Ray avec lequel elle collabore quelque temps. De 1965 à 1970, elle parcourt le chemin qui la mène aux rôles d'héroïnes en jouant pour Mrinal Sen, en bengali, puis en anglais pour les Productions Merchant-Ivory.
C'est en 1981 qu'elle passe à la réalisation avec son premier coup de maître : 36 Chowringhee Lane qui reçoit de nombreuses récompenses en Inde et dans les festivals étrangers. Puis vient une période où elle se penche sur la condition de la femme avec Paroma (1984, Sati (1989) et Yugant (1995).
Dans ses deux derniers films en date, elle fait jouer sa fille, Konkona Sen.

Konkona (ou Konkana) Sen (1979)
Malgré sa jeune carrière commencée sous la direction de son grand-père, Konkona Sen a été plusieurs fois nominée ou récompensée depuis 1994 pour les films suivants : Mr and Mrs Iyer (Aparna Sen, 2002), Page 3 (Madhur Bhandarkar, 2005), Omkara (Vishal Bhardwaj, 2006), Life In a Metro (2007).
Elle fait partie des jeunes actrices qui ont un avenir certain dans les prochaines années ; elle compte 3 films en production ou post-production actuellement.
Pour demain, je vous ai trouvé une chanson avec elle et Rani.

vendredi 13 novembre 2009

Familles du cinéma indien : les Babbar

Raj Babbar (1952)
D'abord acteur de théâtre d'avant-garde à Delhi, Raj Babbar rejoint Bombay et l'industrie cinématographique en 1977.
Malgré sa formation et ses capacités, il n'a pas le bonheur de devenir un super-héros, comme il le pensait.
C'est grâce à ses partenaires féminines qu'il tente de donner un peu de lustre à sa carrière ; Reena Roy, par exemple, qui était plus connue que lui lorsqu'ils tournèrent Sau Din Saas Ke en 1980. C'est Insaaf Ka Tarazu (B.R. Chopra, 1980) avec Zeenat Aman et la débutante Padmini Kolhapure qui lui fit connaître son heure de gloire dans le rôle d'un play-boy violeur.
B.R. Chopra l'engagea ensuite dans plusieurs films ; Nikaah, avec l'actrice pakistanaise Salma Agha, puis Aaj Ki Awwaz avec Smita Patil (bien plus connue et reconnue que lui) qui devint son épouse après qu'il eut quitté sa première épouse, Nadira Babbar.

Nadira Babbar
Nadira Babaar est avant tout une actrice de théâtre qui a fondé sa propre troupe.
Elle est cependant apparue récemment dans 2 films : Bride and Prejudice (Gurinder Chadha, 2004), et Meenaxi: Tale of Three Cities (M.F. Hussain, 2004).
Elle a vu son ex-mari lui revenir après la mort de sa seconde épouse !



Arya Babbar (1981)
Le fils de Raj Babbar et de sa première épouse, Nadira, fait des débuts peu remarqués dans Ab Ke Baras en 2001. En 2007, il obtient un second rôle dans Guru (Mani Ratnam) aux côtés d'Abhishek Bachchan. Le film connaît un grand succès.
On devrait très bientôt le voir dans Jail de Madhur Bhandarkar, dont le héros est interprété par Neil Nitin Mukesh.


Juhi Babbar
Depuis 2003, la fille de Raj Babbar et de Nadira s'essaie aussi au cinéma à Bombay. Mais c'est plutôt dans des films penjabis qu'elle rencontre plus de succès, non seulement en Inde, mais également aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne où la diaspora penjabie est importante.
On peut aussi la voir en femme d'intérieur dans un feuilleton diffusé sur NDTV et produit par SRK : Ghar Ki Baat.



Smita Patil (1955-1986)
Smital Patil, la seconde épouse de Raj Babbar, fait partie du cercle des acteurs du cinéma parallèle indien. Très engagée dans la lutte des femmes et leur libération, elle n'accepte souvent que des rôles qui peuvent servir leur cause.
Néanmoins, elle accepte parfois des rôles commerciaux (Namak Halaal, 1982), malgré son aversion pour l'ambiance hiérarchique qui règne sur les plateaux de ces films.
Parmi ses plus beaux rôles, on peut citer Nishaant (1975), Bhumika: The Role, (1977), Aakrosh (1980) et Arth (1982).
Elle meurt prématurément des suites des complications de son accouchement.

Prateek Babbar (1986)
Le fils de Raj Babbar et de Smita Patil vient de faire ses débuts au cinéma dans un second rôle du film à succès Jaane Tu... Ya Jaane Naa (Abbas Tirewala, 2008) auprès d'Imran Khan, le neveu d'Aamir Khan.
On devrait bientôt le revoir dans Dhobi Ghaat de Kiran Rao (l'épouse d'Aamir Khan). Une nouvelle génération arrive !

vendredi 6 novembre 2009

Familles du cinéma indien : les Sen de Suchitra

Le patronyme "Sen" est caractéristique du Bengale. Néanmoins, plusieurs actrices originaires de cet Etat, qui compte son propre cinéma, ont aussi tourné dans des films hindis. C'est le cas de la famille présentée d'aujourd'hui.

Suchitra Sen (1931)
Née à Pabna (actuel Bengladesh), Suchitra Sen fait ses premiers pas, non remarqués, dans le cinéma bengali en 1952. Mais, très rapidement, ses films avec l'acteur bengali Uttam Kumar font d'elle une des très grandes actrices du cinéma bengali. Le couple qu'il forment à l'écran dure près de 20 ans.
Entre-temps, Suchitra Sen tourne son premier film en hindi, Devdas (Bimal Roy, 1955) et devient la première actrice indienne à être récompensée dans un festival international, à Moscou en 1963 pour Saptapadi (Ajoy Kar).

Le film Aandhi (Gulzar, 1975) lui vaut aussi une nomination de meilleure actrice ; elle y interprète une femme politique dépourvue de sentiments qui ressemble à Indira Gandhi. C'est pourquoi le film est interdit de sortie jusqu'à ce qu'Indira Gandhi perde les élections en 1977.
Suchitra Sen se retire en 1978 pour se consacrer, entre autres, à la prière et la méditation dans un ashram. Elle refuse même d'en sortir pour recevoir le Dadasaheb Phalke Award, pourtant si prestigieux. Toujours vivante, elle reste un mystère pour tous ceux qui veulent l'approcher.

Moon Moon Sen (1948)
La fille de Suchitra Sen ne se lance dans le cinéma qu'après son mariage et la naissance de ses filles.
D'abord connue comme mannequin dans la publicité, où elle n'hésite pas à se dénuder (mais en Inde tout est relatif), elle tourne son premier film en 1984.

Malgré ses 60 films en bengali, telougou, tamoul et hindi, sa carrière n'égale pas celle de sa mère.
Elle apparaît encore parfois dans un film, ou dans les soirées de la jet-set, seule ou avec ses deux filles.


Raima Sen (1979)  La fille aînée de Moon Moon Sen débute dans Godmother (Vinay Shukla, 1999), où son rôle aux côtés de l'imposante Shabana Azmi est a peine remarqué.                                              
On commence à l'apprécier dans Daman (Kalpana Lazmi, 2001) et surtout en 2003 dans Chokher Bali de Rituparno Ghosh, réalisateur bengali.
Puis viennent Parineeta de Vidhu Vinod Chopra, Dus, Antar Mahal, The Bong Connection et la délicieuse surprise Mere Kwabon Mein Jo Aaye.
Elle attend toujours le rôle qui lui fera rejoindre le rang des héroïnes.


Riya Sen (1981)
La sœur cadette de Raima commence très jeune en 1991, et à l'âge de 15 ans elle gagne sa première récompense dans un film tamoul (comme sa mère elle parle plusieurs langues, ce qui lui permet de se faire connaître dans plusieurs Etats de l'Inde). Elle commence à tourner à Bombay en 1999, mais, à l'instar de sa sœur, elle n'a pas encore trouvé de grand rôle.

N.B. Les actrices Sushmita Sen, Rimi Sen, Aparna Sen et Konkona Sen ne font pas partie de cette famille.

vendredi 30 octobre 2009

Familles du cinéma hindi : les Kapoor-Pathak-Shah

Voici une famille élargie qui va vous demander un peu de concentration. Justement, j'ai un peu concentré pour une meilleure compréhension.

Pankaj Kapoor
Pankaj Kapur est un acteur polyvalent qui a d'abord commencé par le théâtre où il a acquis une finesse de jeu que l'on retrouve quelques années plus tard lorsqu'il apparaît au cinéma dans les années 1980.
C'est la grande période du cinéma parallèle, où il rejoint ses collègues Om Puri et Naseeruddin Shah. Il fait ses débuts sous la houlette de Shyam Benegal dans Arohan en 1982 et Mandi l'année suivante ; suivent la comédie, maintenant classique, Jaane Bhi Do Yaaro (Kundan Shah, 1983), le poignant Khandhar de Mrinal Sen en 1984, le thriller Khamosh de Vidu Vinod Chopra en 1985.
Plus récemment, il est récompensé pour Raakh (Aditya Bhattacharya, 1989), Ek Doctor Ki Maut (Tapan Sinha, 1991), et surtout Maqbool (Vishal Bhardwaj, 2003), adaptation de Macbeth dans la pègre de Bombay.
A noter aussi ses succès à la télévision dans des séries policières, et une récompense en 2001 pour la sitcom Office Office, critique des fonctionnaires.

Supriya Pathak (1961)
La seconde épouse de Pankaj Kapur est la fille de Dina Pathak, actrice très recherchée dans les années 80-90 pour jouer les rôles de grands-mères.
Comme son époux elle se partage entre les séries télévisées à succès, et le grad écran où elle plonge, elle aussi dans la vague du cinéma d'auteur. Particulièrement remarquée dans Kalyug (Shyam Benegal,1981) et Bazaar (Sagar Sahadi, 1982), elle fait cependant un arrêt d'une dizaine d'années pour revenir dans un rôle secondaire de Sarkar (Ram Gopal Varma, 2005).


Shahid Kapoor (1981)
Le fils de Pankaj Kapur et de sa première épouse, Neelima Azeem, montre d'abord son visage dans plusieurs publicités, puis s'inscrit à l'école de danse de Shiamak Davar, l'un des chorégraphes les plus créatifs en Inde. Après quelques années, Sahid Kapoor devient l'un des meilleurs danseurs parmi les acteurs de Bombay.
En 2003, il tourne son premier film, Ishq Vishq (Ken Ghosh) et se fait remarquer pour son jeu et son physique. Parmi les films où il est apparu, on peut s'attarder sur Shikhar (John Matthew Matthan, 2005), Vivah (Sooraj R. Barjatya, 2006), Jab We Met (Imtiaz Ali), qui est l'un des plus grands succès de 2007, et Kaminey (Vishal Bhardwaj, 2009).
Sahid Kapur, qui ne cesse de s'améliorer en diversifiant ses rôles, sera sans doute d'un des acteurs avec lequel il faudra compter dans les années qui viennent. Wait and see !

Naseeruddin Shah (1950)
Naseeruddin Shah a épousé la sœur de Supriya Pathak, Ratna, ce qui explique comment les familles sont liées entre elles.
Pour la biographie de Naseeruddin, je me permets de vous renvoyer au ciné-club que je lui ai déjà consacré.

vendredi 23 octobre 2009

Familles du cinéma hindi : les Mangeshkar

Voici une famille entièrement vouée à la musique ou presque (Lata a joué dans quelques films au début de sa carrière). Une famille largement et justement récompensée pour son apport à l'industrie musicale indienne. Il ne faut pas oublier qu'en Inde la musique tient une grande part dans la réussite d'un film.
Lata Mangeshkar (1929)
Elle chante depuis l'âge de 13 ans, quand son père Dinanath Mangeshkar, acteur de théâtre marathi, musicien et chanteur classique hindoustani, meurt.
Avec sa sœur Asha, elle a monopolisé l'industrie du play-back pendant plusieurs décennies. Depuis les années 1990-2000 de nouvelles voix se font entendre et Lata, dont les vocalises se font moins hautes, cède du terrain au nouvelles arrivantes, dont le style est différent du sien (Sunidhi Chauhan et Shreya Goshal, par exemple).
Devant une telle carrière, il m'est difficile de citer un film plutôt qu'un autre. je vous renvoie donc à imdb http://www.imdb.com/name/nm0542196/awards où vous trouverez les chansons récompensées.

Meena Mangeshkar (vers 1931)
Meena Mangeshkar, sœur de Lata, a composé de nombreuses chansons pour enfants en marathi (langue du Maharashtra, capitale Bombay), ainsi que des musiques de films marathis.
Ses enfants, Yogesh et Rachna sont aussi des chanteurs.

Asha Bhosle (1933)
La sœur cadette de Lata a suivi les traces de son aînée. Depuis son premier play-back en 1948, elle à participé à quelque 1100 films.
Mariée au compositeur R.D. Burman en secondes noces, elle a largement diversifié son répertoire qui passe aussi par la musique occidentale. Il n'est pas rare de la voir dans des émissions de télévision ou dans des concerts aux Etats-Unis où au Royaume-Uni.
Comme pour Lata, je vous renvoie sur imdb http://www.imdb.com/name/nm0080427/awards

R.D. Burman (1939-1994)
Le deuxième époux d'Asha Bhosle est le fils du célèbre compositeur S.D. Burman.
Longtemps assistant de son père, il devient indépendant et compte à son actif plus de 300 bandes-son de films hindi, bengali, télougou ou marathi.
Il a introduit dans la musique de film des influences occidentales remixées à l'indienne qui ont transformé la musique traditionnelle de cinéma.
Il est aussi connu pour sa voix utilisée d'une façon très personnelle qui a illustré plusieurs de ses musiques de films, par exemple, le classique Mehbooba Mehbooba dans Sholay.

Usha Mangeshkar (vers 1935)
Etre la sœur cadette de Lata et d'Asha, ne fut pas un avantage pour Usha. Aussi chanteuse de play-back en hindi, marathi et gujarati à partir de 1954, elle ne rencontre le succès qu'en 1975 grâce à un film dévotionnel qui bat tous les records (Jai Santoshi Maa). Elle chante également dans le remake de ce film en 2006.
Grâce à sa voix particulière, très différente de celles de ses sœurs, elle devint aussi spécialiste du play-back pour les enfants acteurs.
En 1977, elle obtient un nouveau Filmfare pour une chanson du film Inkaar.

Hridayanath Mangeshkar (1937)
Le seul frère de la famille Mangeshkar connaît une carrière double. Il compose d'une part des chansons de films (seulement une dizaine depuis 1968) dont l'un, Lekin, produit par Lata, lui rapporte une récompense.
Il compose d'autre part des musiques pour lesquelles il recherche des textes de haut niveau, généralement des poèmes classiques, et sort des disques en dehors du circuit cinématographique.

vendredi 16 octobre 2009

Familles du cinéma hindi : les Oberoi

Une famille qui a peu de représentants, mais qui a eu et aura son rôle à jouer dans le cinéma indien.

Suresh Oberoi
Suresh Oberoi est né à Quetta (actuel Pakistan), mais après avoir vendu tous ses biens, sa famille s'installe en Inde après la partition. Grâce à sa mère chanteuse et musicienne, Suresh Oberoi commence au théâtre, puis devient présentateur à la radio où l'on apprécie sa voix de baryton.
Il apparaît au cinéma au début des années 1980. Il a joué dans quelque 130 films, principalement dans des seconds rôles ; plutôt des personnages antipathiques qui se prennent des coups et souffrent physiquement. Quand nous le voyons apparaître dans un film, nous pensons : "Oh là là ! Qu'est-ce qu'il va encore se prendre, le pauvre..."
Il est maintenant pratiquement retiré de la profession.

Vivek Oberoi (1976)
Le fils de Suresh Oberoi fait une entrée fracassante dans le monde du cinéma indien avec trois hits à la suite en 2002 : Company, Road et Saathya. Il excelle dans les rôles de gangsters mais aussi dans les rôles comiques comme dans la comédie Masti en 2004 ; on peut aussi noter Yuva la même année.
Après un petit passage à vide (peines de cœur...), on le retrouve dans Omkara en 2006.
Trois films sont en cours de production.

vendredi 9 octobre 2009

Familles du cinéma hindi : les Kher

Voici une famille atypique, à l'image de Kirron Kher, dont la vie privée ne ressemble pas à celle d'une Indienne traditionnelle.

Anupam Kher (1955)
Acteur incontournable des 20 dernières années, Anupam Kher a fait ses débuts au théâtre avant de se lancer dans le cinéma où il compte près de 300 films à son actif. Malheureusement, une grande partie de sa carrière semble gâchée par un choix de rôles sans intérêt. Il faut voir son véritable talent dans Saaransh (Mahesh Bhatt, 1984) ou dans Maine Ghandi Ko Nahin Mara (Jahnu Barua, 2005). Cependant, il est aussi récompensé pour quelques rôles plus légers dans Darr (Yash Chopra, 1993) et DDLJ (Aditya Chopra, 1995). Neuf films sont actuellement en préparation avec lui !


Kirron Kher (1955)
Kirron Kher fait ses débuts en 1983 dans le film penjabi Aasra Pyaar Da, qui lui vaut des critiques dithyrambiques. Mais elle disparaît presque aussitôt des écrans pour élever son fils Sikander après son divorce. Après avoir été designer pour son second mari, Anupam Kher, elle devient une présentatrice de télévision très prisée.
C'est en 1995 qu'elle revient sur les écrans dans Karan Arjun, sans dédaigner les films d'auteur comme Sardari Begum qui lui apporte un National Award, et Bariwali ou Khamosh Pani. Je vous recommande fortement ces 3 films.
Elle promène aussi ses fossettes du côté des films dits commerciaux, et apparaît très souvent en rôle de mère affectueuse : Devdas (2002), Main Hoon Na et Veer Zara (2004), Rang De Basanti (2006), Om Shanti Om (2007).
Pour des raisons de numérologie, elle a fait rajouter un "r" à son prénom, c'est pourquoi il est tantôt écrit " Kiron", tantôt, "Kirron". Ce phénomène est très fréquent parmi les gens du spectacle.

Sikander Kher
Sikandar Kher débute dans le cinéma en étant assistant sur Dil To Pagal Hai (1997) et Devdas (2002) dans lequel joue sa mère. Puis il suit les cours d'art dramatique d'Anupam Kher et joue dans son premier film, Woodstock Villa (2008) qui ne tient pas ses promesses. Il faut attendre...

vendredi 2 octobre 2009

Familles du cinéma hindi : les Kapoor de Surinder

C'est une autre branche de Peshawar de LA famille Kapoor de Prithviraj.
Surinder Kapoor est un cousin de Prithvitraj Kapoor ; il commence dans la profession en étant secrétaire de l'actrice Geeta Bali (femme de Shammi Kapoor, donc belle-sœur de Raj Kapoor, ça vous revient ?). Par la suite, il devient producteur et reçoit le Nargis Dutt Award pour Pukar en 2001, et le Dadasaheb Phalke Award en mai 2009 pour l'ensemble de son œuvre. Comme vous allez le constater, ses trois fils sont maintenant plus connus que lui.
Il est décédé en 2011.

Boney Kapoor (1953)
Suivant les pas de son père, Boney Kapoor (ci-joint avec son épouse Sridevi) devient aussi producteur, et donne au cinéma indien quelques récents succès populaires depuis le début des années 1980. Ainsi, Mr. India (1987), Pukar (2000), Company (2002), No Entry (2005). Son frère Anil joue souvent dans ses films.

Sridevi (1963)
Mariée à Boney Kapoor depuis 1996, Sridevi a été une grande actrice au Tamil Nadu où elle a commencé à tourner dès l'âge de 4 ans. Au long des années, sa réputation grandit aussi au Kerala et en Andhra Pradesh (elle parle le malayalam et le telugu), et elle joue avec les plus grands acteurs, tels Kamal Haasan et Rajnikanth. Elle "monte" ensuite à Bombay, où ses débuts dans des films sérieux ne sont pas probants. Elle se tourne alors vers les comédies , où son partenaire de prédilection est Jeetendra (19 films). Grâce à son sens du comique et sa sensualité du Sud (elle était joliment rondelette), elle devient l'actrice la mieux payée des années 1980.
Sa carrière compte plus de 250 films (le Sud tourne plus que le Nord) qui lui ont rapporté 7 nominations, et 2 Filmfare de meilleure actrice.
Depuis son mariage avec Boney Kapoor en 1996, elle n'a pas tourné bien que son retour semble toujours imminent, selon les journaux.
A voir : Sadma (Balu Mahendra, 1983), ChaalBaaz (Pankaj Parashar, 1989), Lamhe (Yash Chopra 1991), Laadla (Raj Kanwar, 1994), Judaai (Raj Kanwar, 1997).

Anil Kapoor (1959)
Il décide très jeune qu'il fera une carrière dans le cinéma, ce qu'il réussit en particulier dans les années 1980-1990 où il profite de la fin des grandes années Bachchan avant l'arrivée des 3 Khan (SRK, Salman, et Aamir) pendant lesquelles il tourne une cinquantaine de. films. Après trente ans de carrière et une centaine de films à son actif (dont l'international Slumdog Millionaire), il est toujours à l'affiche dans des rôles qui ne sont pas secondaires.
Il est également devenu producteur ; il faut noter son courageux Gandhi My Father, film qui montre Gandhi sous un autre jour (avec Akshaye Khanna)
A voir : Beta (1982), Mashaal (1984), Virasat (1997), Taal (1999).

Sonam Kapoor (1985)
La fille d'Anil Kapoor a récemment commencé sa vie d'actrice.
Après avoir été assistante de Sanjay Leela Bhansali pour Black, ce dernier lui fait faire ses débuts dans Saawariya en 2007. Puis vient Delhi-6 en 2009, ainsi qu'un contract avec L'Oréal. Attendons la suite qui ne devrait tarder, car un nouveau film est en prévision.


Sanjay Kapoor (1965)
Le dernier des frères Kapoor, est aussi celui qui se fait le moins remarquer au cinéma. Entré dans la profession avec le grand succès de Raja face à Madhuri Dixit en 1995, il fait maintenant son chemin dans des rôles de second plan.

vendredi 25 septembre 2009

Familles du cinéma hindi : les Khanna de Vinod

Vinod Khanna (1946)
Né à Peshawar (actuel Pakistan), Vinod Khanna connaît un parcours atypique. Il débute à Bombay au début des années 1970, où il joue d'abord les méchants dans les seconds rôles. Sa rencontre avec le poète-réalisateur engagé Gulzar lui fait connaître le succès en 2 films (Mere Apne en 1971 et Achanak en 1973).
La fin des années 1970 le voit revenir vers le cinéma commercial et devenir un acteur qui connaît autant de succès qu'Amitabh Bachchan. Ils tournent d'ailleurs plusieurs films ensemble, parmi lesquels Amar Akbar Anthony, Khoon Pasina et Muqqadar Ka Sikander.
Devenu disciple d'Osho, Vinod Khanna quitte le cinéma pendant presque 10 ans pour aller rejoindre son guru dans son ashram aux Etats-Unis.
Son film de comeback en 1987, Insaaf, est un succès qui lui permet de reprendre son métier d'acteur jusqu'à maintenant ; il interprète dorénavant des rôles secondaires dans un ou deux films par an.

Rahul Khanna (1972)
Le fils aîné de Vinod Khanna se partage entre diverses activités : le théâtre aux Etat-Unis, la publicité, et la présentation d'émissions de télévision sur sur la nouvelle chaîne MTV Asia en 1994, et sur Discovery Channel. Il débute dans un rôle secondaire du superbe film Earth de Deepa Mehta et reçoit un Filmfare du meilleur espoir masculin. Deepa Mehta le garde pour un autre film en 2003, Bollywood Hollywood. Malheureusement, le succès ne suit pas du côté du cinéma. Après une douzaine de films, il est toujours cantonné aux rôles secondaires.

Akshaye Khanna (1975)
Le fils cadet de Vinod Khanna débute en 1997 grâce à son père qui produit un film où il joue lui-même, Himalay Putra. Bien que le film n'ait pas rencontré son public, Akshaye Khanna s'est fait remarquer par son sourire et son air mélancolique.
C'est dans Border, qui lui vaut un Filmfare du meilleur espoir, qu'il commence sa carrière. Il entame une série de films moins importants et renoue avec le succès grâce à Taal en 1999, Dil Chahta Hai en 2001, Humraaz en 2003, Gandhi My Father en 2007 et Race en 2008.

vendredi 18 septembre 2009

Familles du cinéma indien : les Kapoor de Jeetendra

Encore des Kapoor, mais pas les mêmes que les précédents (Kapoor ou Kapur est en effet un nom très répandu en Inde).
Jeetendra (1942)
Il débute accidentellement dans le cinéma en 1959, comme doublure dans Navrang de V. Shantaram à qui ses parents, fabriquants de bijoux fantaisie, avaient fourni des accessoires pour le film.
C'est en 1963 qu'il commence véritablement dans un autre film de V. Shantaram, Sehra. En 1967, dans Farz il se construit une personnalité de cinéma par sa façon de s'habiller qui comprend un T-shirt et des chaussures blancs qui deviennent récurrents dans ses films. Habitué des comédies et des danses trépidantes, il est surnommé Jumping Jack dans la profession.
Sa carrière qui compte environ 200 films ne recueille pas les louanges des critiques, mais celles du public. C'est pourquoi il reçoit en 2003 un Filmfare pour l'ensemble de sa carrière.
Il gère maintenant avec son épouse, Shobha, la société de production Balaji Films qui produit des films hindis et et des séries télévisées en hindi et en tamoul.

Ekta Kapoor (1975)
La fille de Jeetendra est la tête pensante de Balaji Telefilms. Elle produit en effet des feuilletons qui mettent en avant les valeurs familiales, la religion, la tradition. Ces séries, qui ont du succès, lui valent aussi de nombreuses critiques : on lui reproche entre autres des personnages sans âge, car on ne peut faire la différence entre la belle-mère et la belle-fille, ou les scénarios irréalistes.
Par superstition, et suivant les recommandations de son numérologue, les noms de ses séries ont longtemps commencé par la lettre K.

Tusshar Kapoor (1976)
Le fils de Jeetendra débute en 2001 dans Mujhe Kucch Khena Hai face à Kareena Kapoor. Les films qui suivent ne lui réussissent pas, et malgré l'intervention de Jeetendra pour l'aider, il attend toujours le rôle qui va déclencher une véritable carrière.

vendredi 17 juillet 2009

Familles du cinéma hindi : les Ganguly, alias Kumar

Originaires du Bengale, les Ganguly se firent connaître au cinéma sous un autre nom, celui de Kumar.
Les trois frères Ganguly, Ashok, Kishore et Anoop formèrent leur toile cinématographique, par le biais de leurs mariages, qui les lia aux Mukherji (par la sœur d'Ashok). Je ne citerai ici que ceux qui ont eu une réelle influence sur le cinéma indien.

Ashok Kumar (1911-2001)
C'est par hasard qu'il commença sa vie d'acteur en 1936 en remplaçant un acteur malade. Il travaillait à l'époque aux Bombay Talkies, société de production à la création de laquelle il avait contribué. C'est ainsi que commença une carrière longue de 60 ans et de près de 300 films !
D'abord connu grâce à quelques films avec Devika Rani (voir années 30), dont la forte personnalité lui faisait d'ailleurs de l'ombre, il changea de partenaires et s'imposa avec d'autres actrices par son jeu naturel, très différent du jeu théâtral de l'époque.
Il n'hésita pas à interpréter les anti-héros en 1943 dans Kismet qui fut l'un des plus gros succès du box-office indien. Puis ce furent les années du film noir où il interprétait criminels ou policiers avec le même sourire, une cigarette toujours à portée de main. La cigarette ne le quittait pas, même quand il jouait les médecins dans un hôpital !
A la fin des années 1960, il passa aux rôles de pères puis de grands-pères. Ce sont ces années qui lui apportèrent le plus de récompenses grâce à Rakhi, Afsana, Gumrah et Aashirwad.
Après s'être éloigné des plateaux à partir des années 1980, on le revit comme présentateur à la télévision. Très aimé de la profession, qui le surnommait amicalement dadamoni, il laissa le souvenir d'un acteur affable et dévoué à son métier.

Kishore Kumar (1929-1987)
Le plus jeune frère d'Ashok prit la même voie que lui, mais commença par être chanteur de play-back aux Bombay Talkies. Il tourna son premier film avec son frère en 1946, cependant il ne commença véritablement sa carrière d'acteur qu'en 1951, tout en restant chanteur de play-back, ce qu'il préférait.
Il doit son succès de chanteur à S.D. Burman qui l'employa souvent pour interpréter les chansons qu'il composait. Après le décès de S.D. Burman, c'est son fils, R.D. Burman qui continua de lui composer des chansons.
Connu pour ses excentricités, Kishore Kumar réussit néanmoins dans le registre des acteurs comiques, et resta chanteur de play-back pendant plus de 20 ans.
Sa deuxième femme (sur un total de 4 !) fut la rayonnante Madhubala.

Madhubala (1933-1969)
Madhubala commença sa carrière dès l’âge de 8 ans, et joua des rôles d’enfants pendant 5 ans environ. Sa carrière de jeune adulte débuta dès 1947 face à Raj Kapoor dans Neelkamal, puis elle devint rapidement une star en 1949 grâce à Mahal de Kamal Amrohi. Aussi douée dans les comédies (Chalti Ka Naam Gadi face à Kishore Kumar, qu’elle épousera plus tard) que dans le drame comme le célèbre Mughal-E-Azam, elle tourna de nombreux hits où elle apporta sa candeur et son air innocent qui firent battre bien des cœurs, dont celui de Dilip Kumar. Sa brillante carrière fut interrompue par une mort prématurée due à une maladie cardiaque.

vendredi 10 juillet 2009

Familles du cinéma indien : les Roshan - Khan

A nouveau 2 familles liées par un mariage. L'alliance est moins importante et moins puissante que celle des Chopra-Johar, mais elle a aussi son intérêt surtout du côté des Roshan.

Roshan (1917-1967) - sans photo, désolée !
Il se montra très doué pour la musique déjà très jeune. Il suivit les cours de diverses écoles avant de devenir compositeur pour AIR (All India Radio).
La suite se déroula à Bombay ; après des débuts difficiles, il finit par se faire connaître et composa particulièrement pour les chanteurs Talat Mehmood, Mukesh et Lata. Les années 1960, qui virent son apogée de compositeur, furent riches en mélodies et en fusion de musiques classique et folklorique.

Rakesh Roshan (1949)
Le premier fils de Roshan commença par le métier d'acteur pour lequel il ne fut jamais récompensé malgré ses 70 films.
Il passa ensuite à la production en créant Kraftwerk sa société de production.
Peu de temps après, il se mit à la réalisation et sa carrière connut un tournant important lorsqu'il lança son fils Hrithik Roshan avec Kaho Na Piyar Hai, puis Koi Mil Gaya et sa suite Krrish. Tous trois furent d'immenses succès et contribuèrent à la cote montante de son fils.

Rajesh Roshan (1955)
Le second fils de Roshan était lui aussi très doué pour la musique. Après quelques années d'apprentissage, il entra dans le monde du cinéma. C'est la musique de Julie, pour laquelle il reçut un Filmfare, qui le fit vraiment connaître. Il fut très prolifique, s'inspira parfois de musique occidentale, et composa les musiques des films de son frère Rakesh pour lesquelles il reçut les Filmfare de meilleur compositeur, comme pour Kaho Na... Pyaar Hai et Koi Mil Gaya.

Hrithik Roshan (1974)

Après avoir fréquenté les plateaux pendant de nombreuses années aux côtés de son père, Rakesh Roshan, ce dernier finit par lui donner une immense chance dont personne ne se doutait pendant le tournage de Kaho Naa... Pyaar Hai en 2000. Du jour au lendemain, une vague de hrithikmania s'abattit sur l'Inde. Il devint l'acteur le plus demandé et le plus convoité, comme le témoigne l'approche des mafieux qui voyaient en lui une bonne source de revenus. Rakesh Roshan, qui ne voulait pas pactiser avec le milieu fut d'ailleurs victime d'un attentat. L'après-Kaho Naa fut un peu décevant, mais Hrithik remonta la pente dès 2001 avec K3G et gagna plusieurs récompenses avec Koi Mil Gaya (2003), Krrish (2006), Dhoom2 (2007), et Jodha Akbar (2008). Kites devrait sortir cette année, et deux autres films sont en chantier. On n'a pas fini de parler de Hrithik. Demain, il danse sur le blog !
Sussanne Khan-Roshan (1978)
L'épouse de Hrithik est la fille de l'ex-acteur Sanjay Khan. Marié depuis 2000, le couple a deux petits garçons Hrehaan and Hridhaan. Comme vous le voyez les prénoms commencent comme celui du papa. Sussanne vit une vie indépendante dans la décoration d'intérieur.

Sanjay Khan (1941)
De 1964 à 1986, il apparut sur les écrans de cinéma dans une trentaine de films, mais ne reçut aucune récompense. C'est en 1964 qu'il tourna le film qui le fit connaître, Dosti.
Comme son frère Feroz, il devint réalisateur et producteur au cinéma avant de continuer ses activités à la télévision où il dirigea plusieurs séries.
Marié avec Zarine, il a trois filles dont Sussanne mariée à Hrithik Roshan. Il vit maintenant à Bangalore, sa ville natale au Karnataka, où il dirige un hôtel.

Zayed Khan (1980)
Le frère de Sussanne fit ses début d'acteur en 2003 et a joué dans une bonne dizaine de films. Il n'a pas encore décroché la timbale, mais il a tourné dans un film à succès, Main Hoon Naa face à SRK. La réalisatrice du film est Farah Khan, qui n'a rien à voir avec la sœur de Zayed Khan qui porte le même nom, mais travaille dans la joaillerie. Pour le moment, pas de film à l'horizon pour Zayed.

Feroz Khan(1939-2009)
Le frère de Sanjay Khan a tournée près de soixante films durant sa carrière qui va de 1962 à 2009. A ses débuts, il ne joua que des rôles de second plan pendant plusieurs années. C'est en 1965 que Oonche Log le fit entrer dans la cour des grands. Sa carrière s'accéléra dans les années 1970 quand il devint réalisateur et producteur. En 1975, Dharmatma, tourné en Afghanistan fut un grand succès, et les années 1980 furent marquées par Qurbani dont la musique résonne toujours dans l'esprit des cinéphiles indiens. Il laissera l'image d'un homme flamboyant au style inimitable. Bien qu'il n'ait pas reçu de nombreuses récompenses, il a su marquer les esprits.

Fardeen Khan (1974)
Le fils de Feroz Khan débuta grâce à son père en 1998, mais il ne déplaça pas les foules immédiatement ; il est vrai qu'il était aussi mannequin. Pour les succès, il faut attendre 2005 et la comédie No Entry, où il n'avait d'ailleurs pas le rôle principal, et Heyy Babyy en 2007 où il partageait l'affiche avec Akshay Kumar et Ritesh Deshmukh. En 2009, 4 films devraient sortir avec lui.
En 2005, il a épousé la fille de Mumtaz, actrice très prisée dans les années 1960 (voir photo du mariage ci-contre).

vendredi 3 juillet 2009

Grandes familles du cinéma : les Kapoor de Prithviraj, 2/2

Voici la suite de la famille Kapoor.

3e génération
Randhir Kapoor (1947)
C'est en 1971 que le fils aîné de Raj fit son entrée dans cinéma avec Kal Aaj Aur Kal (Hier, aujourd'hui et demain) qu'il réalisa et où il joua en famille avec son grand-père Prithviraj et son père Raj. Sa future femme, Babita y participait également, au grand dam du reste de la famille... N'ayant pas réussi à percer comme acteur, puisqu'il ne jouait que des seconds rôles, il se tourna occasionnellement vers la production et la réalisation, généralement en famille. Actuellement il se consacre à la marche de la maison de production et des studios créés par son père, et apparaît dans les événements où le tout-Bollywood se presse.

Babita (1947)
Encouragée par le succès de sa cousine Sadhana, Babita décida de faire aussi du cinéma. Elle joua dans une vingtaine de films, dont Raaz en 1967 avec un Rajesh Khanna débutant. Elle ne gagna cependant jamais de prix.
En 1971, elle épousa Randhir Kapoor. Ce mariage, bientôt suivi de la naissance de leurs deux filles Karisma et Kareena, mit fin à sa courte carrière. C'est elle qui encouragea ses filles à prendre la même voie, malgré la désaprobation paternelle. Elle se sépara donc de son époux en emmenant ses filles.

Rishi Kapoor (1952)
Raj Kapoor lança son deuxième fils, Rishi, dans Mera Naam Joker en 1970 où il interprète Raj Kapoor adolescent amoureux de son institutrice. Un autre film marquant dans sa carrière fut Bobby en 1973 qui raconte les amours de jeunesse de 2 adolescents - sujet inhabituel pour l'époque. Ce film obtint un fulgurant succès et un Filmfare pour Rishi et sa partenaire de 15 ans, Dimple Kapadia. Il a très souvent joué des rôles d'amoureux sympathiques, qui ont donné une tonalité certaine au cinéma indien. Sa carrière qui compte environ 120 films n'est pas encore terminée, il s'est attaqué aux rôles de pères bedonnants mais actifs.

Neetu Singh (1958)
L'épouse de Rishi fut une enfant-artiste dès l'âge de 8 ans. Ce n'est que vers 1972 qu'elle commença véritablement sa carrière en interprétant surtout des jeunes filles gaies, gentilles et... bien en chair. Après avoir tourné plusieurs films avec Rishi Kapoor, elle finit par l'épouser en 1980, et quitta donc défitivement le métier, car traditionnellement les femmes Kapoor ne pouvaient faire du cinéma. Elle eut 2 enfants, dont Ranbir, qui vient de prendre la relève de son père au cinéma.

Rajiv Kapoor (1962)
Dernier fils de Raj Kapoor est sans doute le plus discret des trois.
Il tourna cependant dans une quinzaine de films parmi lesquels Ram Teri Ganga Maili, dirigé par son père, qui obtint de nombreux prix. Le dernier film où il apparut date de 1990 (Zimmedaar).
Il s'essaya aussi à la production et la réalisation, sans grand succès. En 1998, il accepta une récompense au nom des R.K. Films pour leur 50e anniversaire. On ne le rencontre plus dans le milieu du cinéma de Bombay. Pas facile d'être un Kapoor.

4e génération
Karisma Kapoor (1974)
La fille aînée de Randhir Kapoor, Karisma, fut la première Kapoor à s'être aventurée dans le métier d'actrice malgré le refus de son père, mais avec l'accord de sa mère Babita. Karisma tourna 60 films, surtout des bluettes, entre 1990 et 2006, mais certains films plus forts lui valurent des récompenses. On peut retenir Fiza, Shakti:The Power, Zubeidaa, Raja Hindustani, Dil To Pagal Hai, Biwi n° 1. Sa carrière semble s'être arrêtée depuis son mariage en 2003 et la naissance de son enfant.

Kareena Kapoor (1980)
La seconde fille de Randhir suit le chemin de sa sœur aînée. Elle débuta aux côtés d'Abhishek Bachchan dans Refugee, qui ne fut pas un grand succès. Elle fut choisie pour être l'héroïne d'Asoka, qui fut aussi un flop malgré la présence de SRK. Ce sont plutôt ses costumes qui firent sensation. Elle est devenue une actrice de caractère qui prend des risques dans le choix de ses rôles, par exemple pour Chameli (une prostituée !) et Omkara et qui fit merveille dans Jab We Met.
Sans doute l’un des meilleurs potentiels actuels chez les actrices de sa génération.

Ranbir Kapoor (1982)
Le fils de Rishi fit une entrée remarquée dans le métier avec Saawariya de Sanjay Leela Bhansali en 2007.
Son aisance, sa décontraction et son physique avenant en feront peut-être le Kapoor de sa génération. Quatre nouveaux films sont en cours avec lui. Patience, les filles !

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