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lundi 28 avril 2014

A voté !

Le 24 avril, les habitants de Bombay se sont rendus aux urnes.
Voyez l'index de John Abraham, il porte une marque indélébile qui prouve qu'il a voté. C'est bien John !



Voyez l'index de Shilpa Shetty, il porte une marque indélébile qui prouve qu'elle a voté. Et ça n'a même pas abîmé le vernis rose.


P.S. N'allez pas colporter des rumeurs, ils n'étaient pas ensemble !



jeudi 24 janvier 2013

Kumbh Mela à Allahabad

Le plus important événement religieux du monde a commencé le 14 janvier à Allahabad au confluent du Gange de la Jamuna.

Ce rassemblement religieux se déplace entre 4 villes considérées comme saintes car elles reçurent des dieux des gouttes de nectar pendant le barattage de la mer de lait (là, il faut que je révise !).
Ces villes sont Allahabad en Uttar Pradesh, Hardwar en Uttaranchal, Ujjain au Madhya Pradesh et Nasik au Maharashtra, et le rassemblement a lieu tous les 3 ans. Ainsi, il ne revient dans la même ville que tous les 12 ans, (sauf cas particulier de la demi-mela qui a lieu tous les 6 ans).

Cette année, du 14 janvier au 25 février (première et dernière dates de bain rituel), l'organisation attend 80 millions de pèlerins venus du monde entier. Et pas seulement des ascètes nus au corps enduit de cendre comme la télévision aime nous les montrer...
La préparation de cette manifestation a impliqué de nombreux travaux, tels qu'une sous-centrale électrique, des toilettes qui ne polluent pas le fleuve, et une usine de traitement des déchets.
Les pèlerins peuvent dormir dans les hôtels d'Allahabad, ou dans le camp de toile à proximité des principales activités. Tout cela n'est pas seulement spirituel !

jeudi 17 novembre 2011

Les dabbawallah de Bombay

Collecte des gamelles
A Bombay, il existe une corporation unique, celle des dabbawallah, les livreurs de gamelles de déjeuner.
La Mumbai Tiffin Box Supplier's Association remonte au XIXe siècle quand les Britanniques qui ne supportaient pas la nourriture indienne se faisaient livrer la nourriture du foyer.

Aujourd'hui, les clients ont bien sûr changé : en effet, lorsqu'on habite en banlieue et que l'on travaille à Bombay, le temps de transport est long, on ne rentre pas déjeuner chez soi.
Pour ne pas dépenser de l'argent inutilement au restaurant, nombre d'employés se font livrer au bureau leur déjeuner cuisiné à la maison (ce qui ne laisse aucun doute sur la caste de la personne qui a cuisiné). Les mères font également livrer leurs repas aux enfants à l'école par les dabbawallah.

La quasi-totalité de la corporation est composée d'hommes (pas de femmes) de la banlieue de Bombay qui font une tournée matinale à bicyclette pour collecter les gamelles cuisinées par les épouses dont le mari travaille à Bombay, ou par des traiteurs.

Codage des gamelles
Les livreurs ont un point de rassemblement central, et grâce à la densité des lignes de banlieue, les gamelles prennent le train dans la voiture de fret, revêtues d'un symbole et d'un chiffre qui précisent la gare d'arrivée et l'immeuble de livraison.
Il faut noter que les livreurs sont souvent illettrés, mais que ce manque de connaissances est largement compensé par une organisation des plus efficaces prise pour exemple dans les écoles de commerce indiennes.
Aux alentours de midi, le spectacle de centaines de livreurs à la calotte blanche sortant de la gare de Churchgate à Bombay pour livrer la nourriture est tout à fait spectaculaire. Ici les dabba sont réparties et livrées par une autre équipe qui prend le relais.

Livraison des gamelles
Chaque jour, 175 000 à 200 000 dabba sont distribués par 4500 à 5000 livreurs, avec de longs chariots. Rares sont les gamelles qui atterrissent sur un mauvais bureau ou arrivent en retard.

Signe des temps, depuis quelques années, les dabbawallah livrent avec la gamelle le mobile ou le dossier oubliés le matin à la maison...

Enfin, le dabbawallah récupère ses gamelles vides pour les rapporter le même jour à leurs propriétaires, car le bénéficiaire du déjeuner ne rapporte pas la gamelle à la maison. A chacun son travail ! Ce service coûte 200 roupies par mois (3 €).
Un dabbawallah gagne de 2000 à 4000 roupies par mois (30 à 60 euros), et travaille par tout temps (imaginez les mois de mousson).

lundi 14 novembre 2011

La loterie


En Inde, dans les grandes villes comme dans les villages on passe souvent devant de petits stands où l'on achète pour quelques roupies des billets de loterie qui peuvent rapporter gros, c'est bien connu. Celui-ci vaut 10 roupies et peut en rapporter 10 millions (1 crore)
Pour un visiteur, qui ne sera généralement plus là lors du tirage, l'attrait des billets réside aussi dans son dessin.
Voici un billet de loterie, apparemment émis au Mizoram, acheté en 2001 à Hospet au Karnataka, et que j'ai gardé pour son joli Krishna (bien que le tirage soit le Vishnu Super !)

mercredi 12 octobre 2011

La corruption en Inde

Ces derniers mois, le gouvernement indien a dû affronter un phénomène populaire contre la corruption, à cause  d'un homme.

En effet, Anna Hazare, 74 ans, activiste tendance gandhienne a rameuté les foules en entamant plusieurs jeûnes pour obliger le gouvernement à faire avancer le texte d'une loi anticorruption qui soit applicable jusqu'au plus haut niveau, c'est-à-dire jusqu'au Premier ministre.
Ses 2 jeûnes ont soulevé une vague de soutien, de manifestations et de prières dans toute l'Inde.
Par deux fois, le gouvernement a plié, disons symboliquement, en formant un conseil d'étude pour cette loi qui dort dans les tiroirs depuis 40 ans. Oui 40 ans !

La corruption est en effet devenue un mode de vie, depuis le petit fonctionnaire mal payé jusqu'au ministre.
Tout quidam doit un jour souffrir de ce mal pour obtenir ce qui lui est dû : bakshish pour faire installer l'électricité plus vite, pour obtenir un papier officiel, pour s'inscrire dans une école...

La prise d'intérêt illégal est aussi monnaie courante, c'est le cas de le dire, à un niveau beaucoup plus élevé.
Les derniers scandales en date ont sans doute eu raison d'une population, surtout d'une jeunesse, excédée par les scandales à répétition depuis un an.
Ainsi en 2010, l'attribution de la licence 2G à un opérateur inconnu pour un prix dérisoire a contraint le ministre des Télécommunications à démissionner. Où est passé le bakshish ?

Toujours en 2010, le comité d'organisation des Jeux du Commonwealth, qui se déroulaient à Delhi, a été soupçonné d'être corrompu par des entrepreneurs désirant se voir attribuer des chantiers, entrepreneurs qui n'ont respecté ni les délais ni les normes de construction, ni les lois sociales (ouvriers mal rémunérées pour un un nombre d'heures excessif).

D'autres scandales touchent le monde du cricket (en particulier l'IPL), de l'immobilier (attribution non conformes de logements prétendument réservés aux soldats de la guerre de Kargil), des aides alimentaires (les fonctionnaires revendent les céréales pour leur compte).

L'argent des pots-de-vin, qui représente d'énormes sommes, dormirait dans les banques suisses !

Selon l'ONG Transparency International, sur 178 pays, les pays les moins corrompus en 2010 sont le Danemark, la Nouvelle-Zélande et Singapour à la 1re place. L'Inde est à la 87e place, et la France en 25e position des bons elèves. On a aussi du ménage à faire à la maison !

lundi 12 septembre 2011

Changer de nom


Voici la synthèse d'un article du site breakingnewsindia d'avril 2011,
qui m'a paru fort intéressant.
Entre superstition et problème social, des milliers d'Indiens modifient leur nom chaque année.

En Inde, changer de nom n'est pas une simple marotte comme le montre le désir de dizaines de milliers de personnes au Maharashtra, par exemple.
D'avril 2009 à mars 2010, 131.000 personnes ont demandé de changer de nom.

Le coût de cette opération s'élève à 120 roupies (environ 2 euros), mais la procédure rapide, souvent demandée, coûte 620 roupies (environ 10 euros). Ces sommes peuvent nous paraître dérisoires, mais 10 euros, ça commence à compter pour l'homme de la rue.

Parmi les demandeurs, on trouve une population très variée qui veut changer de nom pour gagner plus d'argent, habituellement après consultation d'un numérologue.

Le plus souvent, il s'agit d'hommes d'affaires qui doivent supprimer ou ajouter une lettre. "J'ai rencontré de gros problèmes financiers pendant la récession, dit l'ex-Abhinav Kumar. Mon numérologue m'a conseillé d'ajouter un "n" à mon prénom. Les affaires d'Abhinnav se sont améliorées... grâce au numérologue ou à la reprise ?

Les personnalités du spectacle, qui recherchent plus de succès, sont aussi de bons clients des numérologues. Voici quelques nouveaux noms, qui ne vous ont sans doute pas échappé : Viveik Oberoi, Suniel Shetty, Sonu Niigaam, Ajay Devgn... J'en vois d'autres qui devraient tenter le coup !

La seconde raison qui pousse à changer de nom est sociale : il s'agit d'ajouter une lettre, ou même de changer son nom de famille pour qu'on ne reconnaisse plus la caste à laquelle on appartient. "Dès que je donnais mon nom, tout le monde savait que j'étais un dalit (intouchable), et les gens me laissaient à part. Maintenant, je suis redevenu un être humain."

"Mon prénom était Avinash (indestructible), témoigne Ankit Joshi, mais on m'appelait souvent Vinash, ce qui signifie le contraire (donc, ça porte malheur, ndlr). Quand j'ai vu mon nouveau prénom dans la Gazette (journal Officiel), c'était comme une renaissance".
Il ajoute : "Il vaut mieux changer son nom avant la fin des études pour que les diplômes et les papiers scolaires portent votre nouveau nom."

Dans la catégorie des changements "sociaux", on trouve aussi ceux qui ont des noms péjoratifs et qui ne peuvent plus supporter les quolibets.

Le nouveau nom paraît officiellement dans la Gazette un mois après la demande. Une copie de cette publication servira à faire changer tous les documents officiels. Bon courage !

Petit rappel : l'expo Paris-Delhi-Bombay du Centre Pompidou se termine le 19 septembre !


jeudi 1 septembre 2011

La fête de Ganesh


Détail du Ganesh de Lalbaug

A l'occasion de la fête de Ganesh, je vous ai fait un méli-mélo autour du dieu à tête d'éléphant.
A Bombay, la statue de Ganesh la plus vénérée et la plus visitée est le Lalbaug Ka Raja, (roi de Lalbaug) dans un temple du quartier de... Lalbaug.
Pendant les 10 jours de la fête de Ganesh, imaginez-vous que la statue voit passer des centaines de milliers de personnes (les chiffres trouvés sont si astronomiques et divers que je préfère rester vague).

L'attente, dans les bons jours est habituellement d'une quinzaine d'heures si l'on veut toucher les pieds de la statue pour l'honorer et en tirer des bienfaits, 8 heures "seulement" pour le voir de loin (il existe 2 queues séparées).
Cette année, l'organisation du temple a décidé de ne plus présenter la statue sur un podium élevé qui obligeait à monter des marches (d'où un bouchon certain), mais de la poser sur une simple estrade où les pieds de Ganesh seront à portée de main des visiteurs qui pourront alors les toucher sans s'arrêter. L'expérience a d'ailleurs commencé en juillet et s'avère satisfaisante car l'attente est considérablement diminuée.

Ce Ganesh de 3,65 mètres de hauteur, si vénéré, a été dessiné et réalisé à Bombay par une famille de fabricants d'idoles, Kambli Arts, société créée en 1920. Ses statues de Ganesh s'exportent en Australie, Suisse, Pays-Bas, France, Etats-Unis...

Voici une courte vidéo sur l'attente le 8e jour de la fête de Ganesh (8 km de queue - et pas seulement sur une seule file - d'après la légende de la vidéo). Le dernier jour de la fête en Inde, des milliers (millions ?) d'effigies de Ganesh sont immergées dans la mer ou dans un fleuve.


Et maintenant que vous êtes à l'intérieur, voici une cérémonie (aarti) à la lumière de la flamme d'une mèche imbibée de camphre ou de ghee (beurre clarifié).


Si vous êtes anglophone, voici le lien vers le reportage écrit par un journaliste de Midday qui a fait l'expérience de la queue, commentée heure par heure, de 16 h 30 à 7 h 45 le lendemain matin.
L'article est intitulé : "15 heures d'attente pour 15 secondes de darshan". Le darshan est la vision de la statue d'un dieu.

Tous les ans, un défilé populaire d'une statue de Ganesh a lieu à Paris depuis son temple du XVIIIe arrondissement, selon un itinéraire prédéfini.

jeudi 18 août 2011

Frontière Inde-Pakistan

Tous les soirs, à la frontière entre l'Inde et le Pakistan, à Atari, on baisse les drapeaux et on ferme la frontière.
C'est tout un spectacle avec les Indiens d'un côté, les Pakistanais de l'autre et les "chauffeurs de public".
Un ballet au protocole réglé au poil près !




Ça m'a rappelé Veer-Zara dont certaines scènes semblent avoir été tournées sur place.

La gare d'Atari avec Preity et SRK de dos
En territoire indien, à la frontière, on reconnaît les soldats ;
derrière la porte, le Pakistan.

lundi 15 août 2011

Independence Day !

A l'occasion de la fête de l'Indépendance de l'Inde (64 ans cette année), le journal Times of India a réalisé une vidéo où l'on récite en anglais le Jana Gana Mana  de Rabindranath Tagore, mais où on le chante aussi : 39 chanteuses, chanteurs de toute l'Inde et quelques musiciens sont présents.
Vous en reconnaîtrez sûrement plusieurs... les noms sont marqués !

Aujourd'hui a aussi lieu l'incinération de Shammi Kapoor, qui nous a quittés hier à l'âge de 79 ans. Heureusement, il nous reste plein de DVD et de folles chansons !

mercredi 20 avril 2011

L'hymne indien, Jana Gana Mana

Dans un pays dont les frontières avec le Pakistan ne sont toujours pas fixées, on aime l'armée, surtout celle qui garde ces fameuses  frontières, et l'on pousse avec créativité à honorer l'hymne national et le drapeau.
Voici une "publicité" touchante, dans une ambiance très populaire. La voix à la fin dit : " Respectez votre hymne national, respectez votre pays."



Au cinéma, l'hymne national passe avant le film. On se lève et on regarde parfois un court métrage à l'écran ; nous avons vu celui qui suit, très remarquable, et toujours aussi émouvant, tourné en noir et blanc pour la chaîne des cinémas BIG.
Pour mieux suivre ce court film, voici la traduction de l'hymne en anglais. Traduction attribuée à Tagore qui a écrit et composé ce morceau en 1911 ; il devient hymne national en 1950.
Il faut aussi savoir qu'en Inde, les écoliers commencent souvent la journée en chantant ensemble l'hymne national dont voici la traduction en anglais.

Thou art the ruler of the minds of all people,
Dispenser of India's destiny.
Thy name rouses the hearts of Punjab, Sind,
Gujarat and Maratha,
Of the Dravida and Orissa and Bengal;
It echoes in the hills of the Vindhyas and Himalayas,
mingles in the music of Jamuna and Ganges and is
chanted by the waves of the Indian Sea.
They pray for thy blessings and sing thy praise.
The saving of all people waits in thy hand,
Thou dispenser of India's destiny.
Victory, victory, victory to thee.

jeudi 30 septembre 2010

S'habiller d'un sari

Une soirée indienne en vue ? Et vous êtes désespérée devant vos 5 mètres de tissu ? Tati Sally va vous montrer comment faire.
En Inde, il existe plusieurs sortes et longueurs de saris, et des façons différentes de le porter en fonction de la région. D'accord, ça a l'air de se compliquer... Mais voici une façon simple de maîtriser l'ennemi dans le style nivi.
Sous le sari, mettez d'abord un jupon (petticoat) bien ajusté à la taille, et un corsage court (choli), et puis suivez l'exemple. N'oubliez pas qu'une épingle à nourrice peut être nécessaire. Chut !


jeudi 9 septembre 2010

Le dhoti

Messieurs, voici comment vous dépêtrer d'un dhoti.
Plutôt porté à la campagne, c'est une longue bande de coton léger qui demande un certain savoir-faire pour être convenablement noué et plissé autour de la taille et entre les jambes.
SRK ne l'a pas, ce savoir-faire, dans cet extrait de Swades (Ashutosh Gowariker, 2004) où il est contraint de demander de l'aide à une femme. Quelle honte !
J'ai laissé la rentrée des classes et la réunion qui suivent la scène du dhoti.



Rappel : demain 10 septembre, conférence publique gratuite de Martine Armand au musée Guimet à 12 h 15, à l'occasion de l'Eté indien consacré à Satyajit Ray.

lundi 30 août 2010

Le mehndi

A l'occasion d'un mariage ou d'une fête, les femmes se font dessiner un mehndi (dessin à la pâte de henné) sur les mains ou les pieds. La mariée en porte toujours.
Voici un exemple accompagné d'une chanson par Alka.



J'ai trouvé un autre exemple, très spectaculaire, où la future mariée (la jeune femme blonde, sans doute NRI) et son groupe d'amies se font dessiner des mehndi

lundi 9 août 2010

Le rangoli

Le rangoli, est un dessin fait au sol devant le seuil de la maison ou dans la cour. Ce sont les femmes qui le réalisent chaque jour durant les nombreuses fêtes, ou à l'occasion d'un événement familial.
Au départ, on dessine, avec de la poudre de riz entre le pouce et l'index, les points qui forment une figure géométrique autour de laquelle on laisse parler l'inspiration ou la tradition familiale, à l'aide de poudres de couleur.
Destiné à protéger le foyer, le rangoli (qui change de nom selon la région) peut être exécuté de façon traditionnelle ou plus sophistiquée, comme le montrent les 2 vidéos qui suivent.

Une version pour Diwali (avec les petites lampes à la fin).
Plus étonnant, une astucieuse version aquatique !

jeudi 8 juillet 2010

La mahurat de Milenge Milenge

Le 10 février 2009 je vous avais parlé de l'importance de l'astrologie pour les cinéastes, avec des illustratrions d'anciens magazines.
Ne croyez pas qu'il s'agisse d'un temps révolu. La preuve ? Je vous ai dégoté la vidéo d'une récente mahurat qui prouve que rien n'a changé depuis 50 ans.
L'astrologue définit le meilleur moment pour le premier tour de manivelle d'un film ; toute l'équipe du film y assiste, on casse une noix de coco (si possible du premier coup !) et le film va marcher, du moins on aura tout fait pour.

Ici, il s'agit du film Milenge Milenge de l'acteur-réalisateur Satish Kaushik (l'homme à la casquette) avec Kareena Kapoor et Shahid Kapur qui sont évidemment ici. On remarque le producteur Boney Kapoor et sa femme, Sridevi qu'on aperçoit à la fin, ainsi qu' Anil Kapoor, son frère (celui qui a joué le présentateur dans Slumdog Millionaire).
Le film sort demain, le 9 juillet en Inde. Ce sont les retrouvailles à l'écran de Kareena Kapoor et de son ex-petit ami, Shahid Kapur (et qui étaient peut-être encore amis lors de la mahurat, qui peut remonter à bien plus d'un an).

mercredi 10 mars 2010

Le Mahabharata chez Amar Chitra Katha

L'année 1967 voit la naissance de la série de BD Amar Chitra Katha (Les Histoires éternelles et fascinantes) d'Anant Pai, un enseignant surpris de voir qu'à un jeu télévisé, les jeunes concurrents savent répondre à des questions sur les mythologies grecque et romaine, mais ne connaissent pas le nom de la mère de Rama, roi d'Ayodhya dans la mythologie hindoue !

Il crée donc ces bandes dessinées pour que les petits Indiens se familiarisent, en autres, avec le Mahabharata et le Ramayana (il existe d'autres collections sur les contes, les personnages célèbres...).

Pour des millions d'écoliers, les héros des épopées ont longtemps le visage de ces BD ; le dessin a cependant évolué depuis 1967, car les séries télévisées sur les mêmes thèmes ont influencé les artistes. Je me demande même si la danseuse de cette couverture ne ressemble pas à Hema Malini, actrice très connue dans les années 1970. L'exemplaire photographié date de 1989 ; il mesure 24 cm de haut et 17 cm de large et compte une trentaine de pages. La couverture est légèrement plus épaisse que les pages intérieures.
Aujourd'hui, la collection compte qelque 400 titres dont il se vend 3 millions d'exemplaires par an, en anglais et dans plus de 20 langues indiennes.

lundi 22 février 2010

Pub d'aujourd'hui : crème éclaircissante

En Inde, comme dans dans de nombreux pays du monde, avoir la peau claire est un avantage dans divers domaines (voir les mariages).
Les magazines vantent les produits surtout auprès des femmes (il en existe aussi pour hommes), comme le fait l'actrice Preity Zinta (héroïne de Veer Zara) qui, de toute façon, a la peau claire !
Le produit semble naturel puisqu'il est composé de plantes. Reste à voir.

vendredi 19 février 2010

Mariage à l'indienne


Pour un Indien ou une Indienne, se marier n'est pas une mince affaire.
Souvent, ce sont les parents qui se mettent en chasse pour trouver le partenaire idéal ; et les moyens ne sont pas toujours les mêmes.
Marieuse de village, petites annonces des journaux, qui ressemblent à un inventaire : âge, taille, langue parlée, dot (interdite par la loi), religion, caste (officiellement supprimée), couleur de la peau (plus elle est claire, mieux c'est), pays de résidence, études, salaire... tout est fait pour "sécuriser" l'union avant même la première rencontre.
Pour les recherches à distance, bien pratiques pour les NRI, des sites Internet ont fait leur apparition depuis une dizaine d'années, comme Shaadi.com, par exemple (shaadi signifie mariage en hindi). Testez ce site pour info, vous comprendrez en partie la complexité de l'opération.
Un astrologue sera ensuite de la partie pour comparer les thèmes astraux des futurs mariés et vérifier leur compatibilité : le thème astral d'Aishwarya Rai, montrant la présence de Mars, signifiait qu'elle ne porterait pas bonheur à son futur époux, Abhishek Bachchan ; elle se serait soumise à divers rites pour conjurer le mauvais sort...
Je ne vous donne ici qu' une idée générale des mariages dits arrangés ; les mariages d'amour existent aussi en Inde, mais il n'est pas facile pour un Indien de faire un trait sur les traditions.

jeudi 10 décembre 2009

Baby Krishna

J'aime les représentations de Krishna bébé. J'en ai quelques-unes dans un tiroir, où cartes postales voisinent avec des photos de famille.
En recherchant des cartes postales de la tour Eiffel qui me restaient de mon dernier voyage en Inde (j'aime bien emporter des cartes postales de Paris, ça fait plaisir), je suis tombée sur le Krishna que je préfère. Je vous en fait donc profiter. L'agrandissement vous permettra de voir la finesse des détails.
Le nom de l'artiste n'est pas mentionné, mais la carte postale est éditée par Vzindia - pour rendre à César ce qui appartient à César !

lundi 16 novembre 2009

Une boîte de talc

Petite promenade dans le quartier indien mercredi dernier.
Après l'achat traditionnel de DVDs, mon regard a été attiré, dans la même boutique, qui est aussi une épicerie indienne, par le motif un peu ancien de cette boîte de talc en provenance du Pakistan.
En Inde, comme au Pakistan je suppose, on utilise beaucoup le talc, généralement parfumé, sur tout le corps, contre les effets de la transpiration et la sensation d'humidité.
Très pratique, le talc, quand on marche pieds nus dans des chaussures fermées, ça ne colle plus !

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