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mercredi 7 août 2013

Les comptoirs français de l'Inde

Cet été, JJ fait dans l'exotique !

Je  viens de lire un joli petit bouquin sur les comptoirs français.

En fait c'est la ré-édition d'un reportage sorti en 2003 d'abord chez Valeurs Actuelles en plusieurs épisodes.
C'est assez délicieux et on y apprend surtout l'incurie de la France qui outre s'être accrochée à ses comptoirs en période de décolonisation, n'a, après coup, pas voulu ou su y préserver un héritage culturel ; au point de supprimer par exemple, à Yanaon,  une subvention annuelle de 3000 roupies (oui, oui : 60 €) pour aider un poste d'enseignant de français.

On y apprend aussi l'étrange statut de ces comptoirs, qui sont un Union Territory administré par Pondichéry et dépendant directement de Delhi, sauf Chandernagor qui avait choisi dès 1949 par référendum, d'intégrer l'Union Indienne.
Curieusement c'est cette dernière ville qui met le le plus de moyens à sauvegarder l'héritage culturel français et qui a de loin le plus d'étudiants dans notre belle langue.
Une des rares négociations du gouvernement français de l'époque avait été de garantir un statut fiscal avantageux à ses ressortissants, ce qui expliquait la présence de nombreux retraités indo-français (mais l'avantage a disparu peu à peu).

On y rencontre une galerie de personnages qui essaient (essayaient, nous sommes en 2003) de préserver un bout de francophonie et de culture sans beaucoup d'aides officielles.
Savoureux, et comme dit un ancien ambassadeur en Inde, le voyageur peut "en assumer l'héritage, sans nostalgie ni arrogance."
Mais sans doute pas sans émotion...

Dans les Comptoirs de l'Inde - Mahé, Pondichéry, Karikal, Yanaon, Chandernagor,  de Jean-Claude Perrier
Editions Imperiali Tartaro, collection Carnets de voyages, 102 pages, 21 €

Pour compléter ce billet, retrouvez quelques aquarelles d'un autre ouvrage sur les comptoirs français de l'Inde sur le blog

L'info du jour
A Bombay, près de 26000 taxis et rickshaws dorment sur un terrain vague faute de licence valable.
Sous la pression des syndicats, la municipalité va donner de nouvelles licences en observant les quotas suivants : 10% pour les femmes, 15% pour les anciens chauffeurs, 3% pour les handicapés !, 20% pour les ouvriers, le restant étant considéré comme "catégorie générale".


samedi 25 mai 2013

Timbres de poètes et écrivains

En refaisant le point des timbres de notre collection, j'ai pu regrouper 4 pièces ayant un rapport avec la littérature et la poésie indiennes.
Pas de quoi faire un historique, mais assez pour se souvenir de personnalités marquantes. Elles ont un timbre à leur effigie, quand même !



Dernier poète ourdou de l'ère moghole (les dates sont sur le timbre)), Ghalib est encore très populaire pour ses ghazals dont il a multiplié les thèmes, mais aussi pour le style de ses lettres dont il a allégé le maniérisme de l'époque.
Un film lui a été consacré en 1954 par l'industrie du cinéma : Mirza Ghalib, réalisé par Sohrab Modi, avec Bharat Bhushan dans le rôle-titre.


Aussi peintre, philosophe, compositeur et dramaturge, Tagore a fortement imprégné la littérature et la musique du Bengale au début du XXe siècle. Il garde de son éducation dans la maison familiale un anticonformisme et une liberté de pensée qui en font un personnage à part.
Plusieurs réalisateurs bengalis se sont inspirés de ses écrits : Satyajit Ray pour Teen Kanya en 1961, Charulata en 1964, La Maison et le Monde (Ghare Baire) en 1984, Tapan Sinha pour Atithi en 1965 et Rituparno Ghosh pour Chokher Bali en 2003.


Natif d'Allahabad, Harivansh Rai Bachchan (1907-2003) est un érudit en littérature anglaise qu'il enseigne à l'université de sa ville natale. 
Il entre ensuite à l'université de Cambridge, où il obtient en 1954 son doctorat de littérature anglaise dont la thèse porte sur le poète Yeats (il est l'un des premiers Indiens à réussir cette performance au Royaume-Uni).
De retour en Inde, il compose une œuvre poétique, et s'attache à faire évoluer la langue hindie grâce à ses traductions de Shakespeare, en particulier



Né dans une modeste famille d'un village proche de Calcutta, Sarat Chandra Chatterji est un écrivain de romans et de nouvelles qui reflètent la vie sociale du Bengale au début du XXe siècle.
A la mort de ses parents, il doit quitter l'école pour la maison de son oncle maternel pendant 20 ans.
Il part ensuite travailler quelque temps en Birmanie, mais revient rapidement au Bengale après avoir été récompensé pour sa première nouvelle, inscrite au nom de son oncle (il était en effet très timide).

Nombre de ses écrits ont été adaptés à l'écran ; la nouvelle la plus connue, Devdas, connaît 8 versions, en bengali, hindi, telougou avec le même succès.
La nouvelle Mejh Didi sert de base au film Majhli Didi de Hrishikesh Mukherjee en 1967.
Parineeta donne lieu à 2 films du même nom, le premier par Bimal Roy en 1953, et le second en 2005 par Pradeep Sarkar.
Nishkriti est adapté pour Apne Paraye de Basu Chatterjee en 1980...

***
Je dois m'excuser auprès de nos abonnés, car je leur envoie par erreur des posts inachevés. 
Un clic sur la mauvaise touche, et hop c'est trop tard !

samedi 24 novembre 2012

Les dialogues de Devdas présentés par SRK

SRK présente le livre des dialogues du Devdas de 1955, en la présence de la famille de Bimal Roy et de Nasreen Munni Kabir qui a dirigé le travail de réalisation de l'ouvrage dont les dialogues complets illustrés de photos du film sont présentés en anglais, en hindi et en ourdou.


lundi 17 septembre 2012

Sous le soleil de Bollywood

La rentrée  nous apporte son lot de nouveaux romans indiens.
Je viens de terminer Sous le soleil de Bollywood, un roman très décevant par son thème déjà traité maintes fois – aussi bien par d'autres livres indiens que par le cinéma et les spectacles indiens qui font des tournées mondiales : réussir à Bollywood.
Les clichés se suivent, le contenu est d'une grande platitude. On s'ennuie !
Mieux vaut lire Show Business de Shashi Tharoor, dont je parlais dans un ancien post.

Sous le soleil de Bollywood, Rajashree, City Editions, 268 p., 16,50 €

lundi 10 septembre 2012

Sensorium d'Abha Dawesar


Voici une chronique de François qui m'a proposé cette critique.

Abha Dawesar a fait en 2008 une entrée fracassante dans le monde des lettres avec son premier roman Babyiji. Depuis, tous les ans j’attaque avec gourmandise le nouveau cru.
Cette année avec Sensorium, j'en sors dubitatif.
Est-ce un roman ? Est-ce une autobiographie ? L'héroïne se nomme Durga Chandraprabha Poornima Anjali Abha Dawesar...
De plus, en marge du texte, sur la page opposée, l'auteur insère des anecdotes (souvent très intéressantes) ou des résultats d'expériences scientifiques (parfois un peu nébuleux) qui lui viennent par associations d'idées, comme pour un essai. C'est souvent bref mais cela peut faire aussi plusieurs pages en parallèle, ce qui a une incidence sur la fluidité de la lecture.

Le roman commence quand l'héroïne se fait lire les lignes du pouce et qu'elle apprend qu'elle a causé la mort d'une femme et de son enfant dans une vie précédente. Elle cherche à comprendre les relations entre ces faits terribles et sa vie actuelle.
Située à cheval entre Inde et Occident (l'auteur vit à Paris, en Inde et à New York), l'héroïne va naviguer entre l'esprit cartésien scientifique et son âme indienne.

Abha Dawesar est une intellectuelle et probablement un bourreau de travail ; avec ce roman très (trop) documenté, c’est un peu comme si elle voulait nous éblouir et finalement elle ne fait que nous aveugler sur le but de ce livre. Je ne suis pas sûr d'avoir bien saisi son message.

Si vous n’avez jamais rien lu d'Abha Dawesar, je vous conseille sans réserve Babyiji, son premier livre.

Sensorium, Editions Héloïse d'Ormesson, 393 p., 23€

mercredi 25 janvier 2012

Sarah Dars : tir groupé pour Brahmane Doc

Après un billet sur le chanteur de ghazal, Jagjit Singh, Jean-Luc récidive et vous donne cette fois des idées de lectures à la fois divertissantes et instructives.
Merci Jean-Luc, je ne suis pas une grande liseuse de romans, ce billet va combler un vide !

La belle maison d’édition Philippe Picquier, spécialisée dans le domaine asiatique, a eu la bonne idée de publier une compilation des enquêtes du Brahmane Doc.
Ces enquêtes étaient parues sous la forme de 8 petits livres au format de poche entre 2000 et 2007.
Les voilà réunis en un beau volume unique.

Il s’agit des enquêtes menées par le brahmane Doc, médecin de Madras et amateur d’arts martiaux (le kalaripayatt du Kerala), amené au fil des histoires à se transformer en détective. Brahmane Doc a deux grands amis : le fidèle Arjun et... son parapluie.

Outre l’intérêt et le suspens propre des histoires, le charme particulier de ces enquêtes est qu’elles nous font voyager dans la diversité des régions et villes de l’Inde (Madras, Hyderabad, Mahâbalipuram, Bombay, le Kerala, Ooty , Pondichéry, Calcutta…), et qu’elles nous immergent dans les cultures, particularités régionales, usages, coutumes, rituels, spécialités culinaires de ces différents lieux.

Le voyage réside déjà dans les titres : Nuit blanche à Madras - Coup bas à Hyderâbâd - Ramdam à Mahâbalipuram - La Morte du Bombay Express - Rififi à Ooty - Malabar connection - Pondichéry Blues - Bengal Hot.

Vous retrouverez en particulier toute l’atmosphère, les couleurs et les saveurs de l’Inde du Sud : l’ambiance tropicale, la nonchalance, les plats qui enflamment le palais.
Si vous aimez la cuisine de l’Inde du Sud, vous saliverez par exemple dans Malabar connection au déroulement d’un repas et à la description des plats : pakora, utapam, vellapam, uppama, rasam, kalan, pachadi… 

Pour en savoir plus sur Sarah Dars et son héros, voyez cette page du site Picquier, ainsi qu'une interview de l'auteure.

lundi 12 décembre 2011

Carnet de voyage : David Gentleman

Nous avons dans notre bibliothèque quelques livres qui entrent dans la vague des carnets de voyage illustrés de dessins.
Celui-ci, illustré par David Gentleman de dessins à l'aquarelle et à l'encre de Chine, et abondamment commenté, fait le tour de l'Inde.

David Gentleman, né à Londres en 1930, est un aquarelliste, lithographe et sculpteur sur bois dont l'une des fresques orne les murs de la station Charing Cross à Londres. Il est aussi l'auteur de timbres et de plusieurs carnets de voyage, dont celui que je vous présente aujourd'hui.

La mosquée de Bijapur en couverture du livre


Vue de Calcutta utilisée par le Livre de poche
pour la 1re édition de
L'Equilibre du monde


Le temple Brihadeshwara de Tanjore


Portait d'un vieillard en Uttar Pradesh


Embarcations des backwaters du Kerala, qui servaient
surtout au transport des noix de coco et du coprah

David Gentleman's India
, chez Hodder & Stoughton, 1994, en anglais
192 pages, 29 cm x 23
© 1994 by David Gentleman

lundi 5 septembre 2011

Maintenant que j'ai 50 ans (nouvelles)

Il leur a fallu 50 ans pour se connaître et découvrir la force et la sérénité qu'elles ont en elles.
Elles s'aperçoivent alors que la vie n'est pas toujours telle qu'elles l'avaient vécue.
Passant de la révélation à la rébellion, elles vont s'ouvrir au monde extérieur et écouter leurs désirs.
Dorénavant, elles ne voient plus leur avenir par les yeux de leur époux.

Maintenant que j'ai 50 ans
Auteur : Bulbul Sharma
Traductrice (de l'anglais) : Mélanie Basnel
Editeur : Picquier
Nombre de pages : 208
Pris : 17 euros

lundi 7 février 2011

Livre : Inde, la révolution par les femmes

Des femmes de tous bords sont les héroïnes de cette étude qui tend à démontrer que l'Inde n'est pas encore la grande puissante décrite par les médias, mais qu'elle ne manque pas d'énergies.

L'auteure se penche sur des initiatives personnelles réussies après avoir rencontré des femmes célèbres, banquières, avocates, chefs d'entreprises ou des inconnues, chiffonnières ou vendeuses de rue.
D'où qu'elles soient, elles mettent en œuvre la même ardeur pour faire avancer ce pays à deux vitesses.
Un ouvrage uniquement axé sur la gent féminine. On se demande comment les maris réagissent...

Inde, la révolution par les femmes de Dominique Hoeltgen, chez Picquier poche. 300 pages.

lundi 6 décembre 2010

Roman : La Maharani

Dans les 50 années qui ont précédé son indépendance, l'Inde connaît une période chaotique marquée par les mouvements indépendantistes et par le passage à un  nouveau mode de vie, plus occidentalisé, particulièrement pour les rajas et leurs familles.
C'est cette évolution que Gita Mehta nous fait revivre de l'intérieur à travers la vie mouvementée d'une princesse au destin romanesque mais très instructif.

La Maharani, Gita Mehta, Le Livre de Poche, 660 p.



jeudi 2 septembre 2010

Roman : Compartiment pour dames

Une Indienne, qui veut faire le point sur sa vie, prend le train pour se rendre à l'extrémité sud de l'Inde.
Dans son compartiment, réservé aux femmes, elle écoute ses compagnes de voyage, discute avec elles et se pose de nouvelles questions.

Le temps d'un trajet, plusieurs destins s'entremêlent pour amener chacune des voyageuses, et nous aussi, à réfléchir sur le sens de sa vie.


Compartiment pour dames, Anita Nair, Picquier Poche, 450 p.


Bonus du jour :  un documentaire de 14 min, Un rickshaw dans la ville

jeudi 29 juillet 2010

La mousson en 3 livres

Aujourd'hui, je vous propose un choix de livres très différents sur la mousson.

Un roman : Le Riz et la Mousson
La vie d’une paysanne indienne est retracée à travers les dures conditions de vie en Inde du Sud : les caprices de la mousson qui détruisent ou font prospérer les récoltes de riz et qui marquent la vie quotidienne des agriculteurs indiens.
Ce court roman qui date d'une cinquantaine d'années est toujours d'actualité, les conditions de vie à la campagne s'améliorent assez lentement en Inde. 
Le Riz et la Mousson, Kamala Markandaya, J'ai Lu, 240 p.




Un récit : A la poursuite de la mousson

Un voyage pas comme les autres derrière un écrivain-voyageur qui suit sa route tout en décrivant le monde et les populations qui l'entourent.
A la fois instructif et drolatique, cette expérience qui se lit comme un roman est l'un des meilleurs récits de voyage contemporain.
A la poursuite de la mousson, Alexander Frater, Picquier Poche, 420p.




Un livre de photos : Monsoon
Le célèbre photographe de National Geographic, Steve McCurry, qui a un nom prédestiné pour l'Inde, a beaucoup voyagé de par le monde. 
Il en résulte, entre autres, cet ouvrage de photos, parfois très insolites, sur la mousson. La plupart des photos ont été prises en Inde, mais d'autres régions comme le Népal, le Bangladesh, l'Indonésie et l'Australie font partie de ce périple pluvieux. 
Monsoon, Fred McCurry, OM Book, 84 photos, 26 cm x 22 (texte anglais).

vendredi 16 juillet 2010

Roman : Grandir

A Bombay, une famille aisée parsie vit au rythme de Brit, leur enfant atteint de la très rare maladie des os de verre (ainsi nommée car les os sont extrêmement fragiles).
Entouré par sa sœur et sa cousine, il grandit tant bien que mal et raconte ses expériences d'apprentissage de la vie, souvent drôles, parfois hilarantes, et pleines d'humour : amitiés enfantines, obsessions sexuelles ; toute une vie entrecoupée d'accidents osseux inopinés.

L'auteur de ce roman est lui-même atteint de la maladie des os de verre ; son roman est en partie autobiographique, et l'on ne peut s'empêcher, en refermant le livre, d'avoir de l'admiration devant tant de ténacité et d'humour mêlés.
Grandir est le premier roman de Firdaus Kanga, en 1990.
Chez Picquier Poche, 350 p.

jeudi 24 juin 2010

Texte fondateur : Le Mahabharata

Non, je ne vais pas vous conseiller de lire les 25 000 vers de la plus grande épopée sanscrite !
Jean-Claude Carrière, grand amoureux de l'Inde et de sa culture, s'est donné la peine de transformer le Mahabharata, ce récit complexe qui rassemble les mythes et les croyances sur lesquels repose la culture indienne, en un livre limpide.

La saga guerrière des 5 frères Pandava contre leurs cousins les Kaurawa est l'un des repères de la société indienne, maintes fois racontée sous d'autres formes dans les romans et les films. Ce petit livre, vous aidera à les décrypter.

Le Mahabharata
, Jean-Claude Carrière, Editions Pocket, 315 p.

lundi 14 juin 2010

Roman : Le Palais des miroirs

Sur fond d'occupation britannique, cette saga épique vous emporte depuis la Birmanie de la fin du XIXe siècle jusqu'à l'Inde du XXe siècle en passant par la Malaisie ; l'auteur brosse le destin et les pérégrinations d'une famille indo-birmane sur 3 générations.
Une fresque au souffle romanesque (5e roman d'Amitav Ghosh), et aux personnages attachants dont la vie est ballottée au gré de la force de l'histoire. La découverte d'un thème peu évoqué dans la littérature.
Le Palais des miroirs, Amitav Ghosh (auteur bengali), éditions Points (poche), 650 p.
Excellent rapport plaisir/prix.

vendredi 4 juin 2010

Roman : La Mère du 1084

Dans les années 1970 au Bengale, une mère bourgeoise, dont le fils a été tué lors d'une répression policière, essaie de comprendre le processus qui a emporté son enfant vers une fin tragique.
Ecrit par Mahasweta Devi (1926-), activiste sociale bengalie, ce roman émouvant, écrit en 1974, se situe durant une période historique troublée de l'Etat du Bengale.
Babel (poche, 2001), 170 p.


Un film a été tiré de ce roman :  Hazaar Chaurasi Ki Maa en 1998.
Ce n'est pas du cinéma commercial, mais un film d'auteur, très prenant et superbement interprété par Jaya Bachchan. Il a obtenu un National Award.
Réalisateur : Govind Nihalani
Héroïne : Jaya Bachchan
Héros : Anupam Kher


Puisque je viens de parler de Jaya Bachchan, je vous rappelle que son illustre époux Amitabh Bachchan se produit au Théâtre des Champs-Elysées le dimanche 13 juin. Il reste des places, et pas aussi chères que vous le croyez !

jeudi 29 avril 2010

Roman : L'Equilibre du monde

Ce roman foisonnant qui se déroule en Inde dans le quartier d'une grande ville durant les années 1970 et 1980 voit se mêler le destin de multiples personnages : des tailleurs, des mendiants, un estropié, un étudiant, une veuve... tissent la toile de leur vie au fil des jours heureux ou dramatiques sur fond d'actualité tourmentée.
Une œuvre prenante, tendre et cruelle, écrite par un écrivain né à Bombay en 1952, vivant maintenant au Canada.

L'Equilibre du monde
Rohinton Mistry
Le Livre de Poche, 1995, 880 p.

vendredi 23 avril 2010

Livre pour enfants : Sally Bollywood

Je viens d'acheter, pour la modique somme de 5 €, un petit livre pour enfants commençant à lire.

Je l'ai acheté à cause du titre où mon prénom est associé à Bollywood. Drôle de coïncidence !
Sally Bollywood, qui est l'héroïne de ces livres, est une petite fille indienne, détective en herbe.
Ce n'est pas une BD mais un récit illustré de dessins. A partir de 6 ans.

jeudi 8 avril 2010

Roman : La Nuit aux étoiles

Actes Sud nous avait habitués à plus de soin dans le choix de ses publications.
C'est peut-être la déferlante Bollywood qui les a amenés à choisir ce roman de gare écrit par Shobbha De, qui fait heureusement exception parmi la multitude d'auteurs indiens qui nous font découvrir leur pays.

Le roman décrit le parcours d'une jeune fille du sud de l'Inde qui se rend à Bombay pour devenir une star du grand écran.
J'ai refermé le livre (je suis allée jusqu'au bout) avec l'impression que l'auteure avait des comptes à régler avec le milieu du cinéma (elle est journaliste et connaît bien le Tout-Bombay).
Elle se complaît dans les coucheries multisexe, la promotion canapé, la cupidité, les politiciens véreux ; on dirait une opération de dénigrement. Les personnages sont antipathiques (même l'héroïne) et ne font pas passer un brin de sentiment. Tout n'est certainement pas rose dans le milieu du cinéma, mais la noirceur a ses limites.
Ne vous laissez pas influencer par la photo de la couverture qui est très alléchante !
La Nuit aux étoiles, Shobhaa De, Actes Sud, 23 €. Alors...


Sur le même sujet, je vous conseille plutôt de lire Show Business de Shashi Tharoor, paru en poche chez Points Roman au Seuil, mieux écrit et moins agressif.
A bon entendeur...

lundi 29 mars 2010

Roman : Le Tigre blanc

Un jeune Indien de basse caste, originaire d'un village du Bihar (l'un des Etats les plus pauvres de l'Inde) tente de grimper dans l'échelle sociale en devenant le chauffeur d'un homme de la bourgeoisie à Delhi.
A travers un récit incisif, le chauffeur raconte la vie de son maître et les travers de l'Inde.

Un livre fort et sans concessions qui dénonce l'Inde à deux vitesses.
L'auteur, Aravind Adiga, dont c'est le premier opus, fut le lauréat du Booker Prize en 2008 pour ce roman
Il existe maintenant en livre de poche chez 10/18, profitez-en !

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