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jeudi 19 mai 2011

Tribulations en Inde - Bombay (4/4)

Après un court vol de Jaipur à Bombay, nous nous installons dans nos nouvelles pénates.
Nous testons un hôtel dans le quartier du Fort, juste à côté de la poste principale de Bombay où nous faisons toujours un saut au service philatélique pour acheter des timbres ayant un rapport avec le cinéma.
Bingo ! En 2011, ils ont sorti une plaquette de 6 timbres en l'honneur de quelques héroïnes du cinéma.


Bombay est aussi synonyme d'affiches et de tous documents de cinéma et... de bagages lourds. Cette fois-ci encore, il faut acheter une grande valise car la collection de magazines Filmfare des années 50 que nous avons achetée chez Wahid prend trop de place. En plus, c'est lourd !

Reste encore à récupérer affiches et programmes achetés à Aziz par Internet. Cette année, Aziz est content de nous montrer qu'il a pu louer un local plus grand que sa minuscule boutique, local tapissé d'affiches et de photos, avec un frigo rempli de boissons fraîches, et un ventilo. Voilà à quoi ça ressemble.


Les librairies font aussi partie de notre circuit. Tous les ans, nous revenons avec des nouveautés, et cette année, avec Guru Dutt et A.R. Rahman, 2 ouvrages dirigés par Nasreen Munni Kabir. Je les ai déjà dévorés, et revu Pyaasa pour la énième fois, à la lumière des notes compilées par Nasreen.



Nous passons notre dernière soirée à Bombay avec Aziz et sa famille qui nous ont invités dans un restaurant familial (grandes tablées).

De g. à dr. : Ashiya, Jabeen, bibi, Aziz, Arman

C'est la fin de notre voyage, et nous rejoignons Paris avec un sentiment de voyage partiellement raté. Dommage.

jeudi 12 mai 2011

Tribulations en Inde - Les forts du Rajasthan (3/4)

Je ne pourrai pas vous parler de Bikaner, car j'ai préfèré garder la chambre pour récupérer. Pas mal, d'ailleurs, cette chambre à l'ambiance british XIXe siècle, avec les meubles anciens, les photos de chasse, le papier mural aux motifs dorés et les drapés poussiéreux au-dessus du lit.


Maintenant, on passe au fort de Junagarh, que François a visité. Vu de l'extérieur ce n'est pas folichon !
Sa construction a commencé au XVIe siècle et s'est poursuivie longtemps après.


Mais dedans que de raffinement ! Comme la salle des Nuages avec son système de ruissellement d'eau pour avoir l'impression qu'il pleut... car on est dans le désert du Thar où les pluies sont rares.


Et quelques éclairs pour imiter mère Nature !


Puis une salle ouverte juste pour François (donc pourboire),


Et un détail de ses peintures.


Courage, on part pour Jodhpur, ce matin. Plus les jours passent, et plus je remarque que j'ai mal au cœur dans cette voiture confortable au doux balancement. Encore 5 heures de route, et j'arrive épuisée à Jodhpur.
Comme à Bikaner, je reste dans la chambre pendant que François va visiter. Même pas faim depuis 2 jours. Je commence à perdre mon jean...

Sur la terrasse de la chambre


Voici, le fort de Mehrangarh, de l'extérieur. Plus élaboré que Bikaner, je trouve. 
Il fut construit au XVe siècle par Rao Jodha, fondateur de la ville, et servit de résidence aux maharajas jusqu'au XXe siècle, avant qu'ils ne migrèrent vers l'immense Umaid Bhawan, devenu partiellement un hôtel Taj aujourd'hui.


La salle de réception, aussi salle de danse : décoration à la peinture d'or, tout en finesse.


Ici et là, des personnages (vivants) en costume sont employés par le fort pour se faire prendre en photo (pas de pourboire). En voici 2 exemples : le fumeur de houka, qui fume vraiment, et l'employé qui s'embête dans une pose photogénique.




Et pour terminer la photo classique de la ville prise du fort. Pourquoi les maisons sont-elles peintes en  bleu ? Les explications sont nombreuses et variées ; la dernière, recueillie par François dans son audio-guide du fort, serait que le bleu repousse les insectes.




Pour changer des forts, une petite poussée vers le mont Abu où nous allons visiter les temples jaïns et profiter d'un peu de fraîcheur à 1200 m d'altitude... Mais horreur ! Monter à 1200 m signifie route en lacets.   avec peu de possibilité d'arrêt pour... pensons à autre chose.
Nous voici au mont Abu, c'est samedi, il y a plein de monde, comme dans toutes les villes d'altitude les week-ends chauds en Inde, mais nous trouvons à nous loger dans un hôtel au bord du lac, dans une chambre avec télé, car aujourd'hui, c'est la finale de DID Doubles et aussi celle de la Coupe du monde de cricket entre l'Inde et le Sri-Lanka. 
Avant cette soirée chargée qui nous attend, visite aux temples jaïns Dilwara. Photos interdites (ils vendent des cartes postales). La photo, plus bas, vient d'Internet.
Il y a ici un ensemble de 5 temples jaïns tous finement sculptés dans du marbre blanc sur un plan généralement rond. Des dévôts de toutes confessions viennent y prier et voir la statue qui est au fond, celle d'un tirthankara (maître jaïn divinisé). Nous y étions au moment de la puja et avons pu nous rendre compte de l'organisation irréprochable qui règne ici malgré la foule qui se presse.


Le soir, nous avons dû jongler entre 2 chaînes à la télé ; manqué une partie de la finale de DID Doubles, mais vu la victoire de l'Inde qui devient championne du monde de cricket. Après la victoire menée par Kapil Dev il y a 28 ans, c'est Dhoni, le capitaine et batteur, qui a renvoyé la balle de match hors des limites, donnant 6 points gagnants à l'Inde. 
Dès le le demain, il est apparu avec le crâne rasé, sans doute pour respecter une promesse. Voici une galerie de portraits de ce nouveau dieu vivant, avec cheveux longs et avec crâne rasé. 

Pour la suite, vous n'allez pas être gâtés en photos (François commence aussi à fatiguer). Udaipur devient une étape de 3 jours de repos. De la chambre nous avons une belle vue sur le palais, surtout le soir pendant le son et lumière... 


Pushkar est une grosse déception : la ville qui s'est donnée au tourisme depuis les années baba-cool semble figée depuis cette époque et n'offre plus rien d'indien. Malheureusement, on a l'impression que la saleté et les mauvaises odeurs dont nous avons pourtant l'habitude sont encore plus concentrées ici qu'ailleurs. Un tour sur les ghats au bord du lac, et nous rentrons à l'hôtel sans demander notre reste.

L'atrium de l'hôtel

Devant notre chambre, le soir
Petite poussée à Ajmer que notre chauffeur ne cesse de nous déconseiller, car les sollicitations y sont nombreuses et insistantes. Heureusement que François a insisté; il voulait absolument voir le tombeau du saint soufi qui repose là : il s'agit du maître à penser de l'empereur Akbar (voir la chanson de Jodhaa-Akbar, Khwaja Mere Khwaja, qui faire référence à lui).

Et maintenant, voici Jaipur, où nous avons repris un peu de poil de la bête. Ce qui va donner une photo inhabituelle du palais des Vents.


Et une vue extérieure du célèbre cinéma Raj Mandir, suivie d'une photo du hall. Tout est dans les roses, couleur dominante de la ville.



A suivre...

jeudi 5 mai 2011

Tribulations en Inde - Le Shekhawati (2/4)

Un beau matin (il va encore faire plus de 30°, on dirait), départ en voiture vers notre premier but, la ville de Mandawa, au Shekhawati, dans le nord-est du Rajasthan.
En route, le paysage devient de plus en plus aride, seuls quelques arbres résistent à la sécheresse, et les premiers dromadaires apparaissent, avec leurs imposantes cargaisons de branchages ou de foin.


La route est bonne, la vitesse moyenne est de 50-60 km/h et il faut parfois piaffer derrière un camion avant de pouvoir le doubler...


A Mandawa, nous trouvons facilement à nous loger dans l'une de ces maisons du  XIXe siècle de commerçant marwari (le Marwar est situé au sud-ouest du Rajasthan).
La région du Shekhawati est truffée de ces maisons de maître raffinées (les haveli) à l'architecture particulière, dont certaines ont été transformées en hôtels. C'est grâce au commerce des étoffes, du jute du riz et à leur qualité de financiers, que ces commerçants se firent construire ces petits palais aux murs artistiquement couverts de fresques.
Vous avez un haveli de cinéma dans Paheli. A comparer avec le "vrai" pour touristes ; voici le gardien au turban coloré, avec un copain, fidèle à l'imagerie touristique du Rajasthan. On voit bien que le mur est joliment peint, derrière lui ; il s'agit sans doute d'une rénovation.


La cour intérieure, peinte elle aussi, est agrémentée de fauteuils et coussins pour le repos du voyageur. Les chambres s'ordonnent autour de cette cour, sur un ou deux niveaux. En haut, c'est la terrasse, généralement utilisée pour le dîner quand la température n'est plus que de 25° (on a eu droit à un été précoce, manque de bol !).



En se promenant en fin d'après-midi, nous continuons à repérer quelques curiosités telles que détails architecturaux et peintures de façades non restaurées.





Un groupe d'enfants pose devant une affiche de Hrithik Roshan. L'un d'eux écoute au transistor la demi-finale de la Coupe du monde de cricket, qui oppose le Pakistan à l'Inde (c'est l'Inde qui va se qualifier pour la finale contre le Sri-Lanka...).


Non loin de Mandawa, Nawalgarh et une petite ville intéressante, car les haveli y sont nature ; je veux dire qu'ils n'ont pas été restaurés, et des familles-gardiennes y logent, car les propriétaires ou leurs héritiers, qui ne s'en occupent plus, préfèrent habiter Delhi ou Jaipur.


Nawalgarh compte un joli petit musée qui présente, entre autres, toutes les castes du Rajasthan en faisant leur rapprochement avec les métiers.
Voici le type de salle où l'on accueillait les commerçants venant discuter affaires : tapis, coussins, houka, éventail au plafond...


Un jeune guide local nous mène jusqu'à un autre haveli abandonné qui s'est trouvé de nouveaux habitants.
Oui, c'est une troupe de paons bleus, qui nous ont attirés par leur cri perçant. On attend que celui-ci fasse la roue, on attend, on attend...



Nous voilà partis pour Bikaner en passant par Fatehpur où une Française artiste peintre, Nadine Le Prince a restauré un haveli pour y créer un centre culturel. On y accueille les visiteurs de passage et des artistes en résidence pour qu'ils y réalisent leur projet. Je n'ai pas pu visiter, trop affaiblie par une fourbe attaque de tourista au réveil !
Voici une peinture extérieure, les photos étant interdites à l'intérieur.


Puisque nous passons à Fatehpur, c'est l'occasion de trouver le baoli (réserve d'eau à escalier) où une chanson de Paheli a été tournée (avec les danseuses en noir). Après nous être renseignés auprès de plusieurs personnes aux avis différents, nous arrivons près d'un baoli qui n'est pas le bon, me semble-t-il (je suis encore dans les vap'.) Je vous le montre quand même car il est représentatif de la façon dont l'eau est considérée en Inde, une vraie poubelle !

A suivre...

jeudi 28 avril 2011

Tribulations en Inde - Delhi (1/4)

Une dizaine de jours après notre retour, j'ai enfin rassemblé, notes photos et idées pour vous donner nos impressions de voyage. Je le fais en plusieurs épisodes, mais je ne sais pas encore combien !

A Delhi, où nous avons atterri, nous avons d'abord trouvé auprès d'une agence une voiture et un chauffeur parlant anglais pour visiter le Rajasthan.
Puisque nous avons déjà visité plusieurs fois Delhi, nous décidons de faire de la nouveautée, en tâchant d'emprunter le métro le plus possible. Une station est pratiquement au pied de notre hôtel, tout près de la New Delhi Railway Station.
Nous découvrons alors que certaines stations, dont Rajiv Chowk sur Connaught Place, sont particulièrement bondées le week-end, et emploient du personnel de sécurité pour réguler le flux des passagers, si tant est que l'on puisse maîtriser une foule indienne ! Il existe toujours des emplacements réservés aux femmes dans le métro.

Finalement, nous optons d'abord pour la National Gallery of Modern Art, en métro et rickshaw car les stations ne sont pas partout nombreuses et proches les une des autres.
La nouvelle aile, que nous avons visitée, renferme des peintures indiennes du XVIIIe siècle à nos jours. Nous sommes venus plus particulièrement pour les peintures d'Amrita Sher-Gil, peintre du XXe siècle que nous avions découverte au musée de Trivandrum. Elle a vécu et peint à Paris ; j'adore ce nu qui semble très décalé dans un pays pudique comme l'Inde.
La photo ci-jointe vient d'Internet, car les appareils-photo sont interdits dans le musée.
C'est bien dommage, car à quelques pas de là, d'immenses visages sur toile de Meena Kumari, Nutan, Nargis et Madhubala, réalisés par le célèbre affichiste Balakrishna, nous ont surpris par leur présence et leur dimension, environ 1,50 m de hauteur. Et toujours pas de photo, pas même sur Internet !

Encore inconnu de nous, le mausolée de Safdarjang, dans un style moghol tardif, et ses jardins impeccablement entretenus. Il y a même une dame balayeuse qui se promène en sari jaune coordonné avec les fleurs !
Construit au XVIIIe siècle, le tombeau abrite un administrateur de l'Awadh (la région où se déroule le film de Satyajit Ray, Les Joueurs d'échecs) sous les "petits" moghols.



Le seul endroit de Delhi où nous retournons à chaque passage, est le complexe du Qtub Minar ; vous pouvez le retrouver dans deux chanson du blog surtout celle de Fanaa, et dans nos précédents récits de voyage (voir la rubrique "Séjours en Inde"). C'est au Qtub que François a pris ce cliché d'un inconnu à la pose méditative.



Si nous nous sommes rendus à Hauz Khaz, c'est pour y visiter les marchands de posters de films. 
Ce quartier est un ensemble de petites boutiques en tous genres que l'on découvre par un dédale de ruelles piétonnes. Nous avons bien visité des vendeurs d'affiches, qui connaissent mal le cinéma indien, et dont l'un se targue d'être le fournisseur de Bombay, ce qui semble improbable si l'on en juge par les prix qu'il pratique (Bombay est meilleur marché).


Mur peint à Hauz Khas

Pour en terminer avec Delhi, voici le quartier de Pahar Ganj, quartier touristique par excellence, où restaurants et hôtels de toutes catégories se disputent l'enseigne la plus visible. 
Notre hôtel étant séparé de Pahar Ganj par les dizaines de lignes de chemin de fer de la gare de New Delhi, nous pouvons atteindre ce quartier à pied en utilisant la passerelle qui permet d'accéder aux quais. Heureusement, une séparation régule la circulation des voyageurs pressés et chargés de bagages.
Des scènes nocturnes de Dev. D ont été tournées dans le quartier de Pahar Ganj.


A suivre...

samedi 26 mars 2011

On est partis en Voyage Voyage !

Mohd. Rafi tient le blog en notre absence !
Le blog continue sa route pendant notre absence, avec un programme A la Mohd. que je vous ai préparé et planifié avant le départ : chaque jour, une chanson interprétée par Mohd. Rafi, en solo ou en duo.
Etant donné le nombre d'acteurs qu'il a doublés, l'étendue et la flexibilité de sa voix, j'ai essayé de diversifier le plus possible les acteurs et les genres.

Le jeu C'est dans quoi ? continue en notre absence. Les noms des gagnants seront communiqués à notre retour.

Si vous désirez suivre DID Doubles pendant notre absence, allez fouiller sur le site http://danceindiadance.in/videos/.
Pour info, la dernière émission, postée sur le blog le 20 mars est celle du 5 mars en Inde, où elle passe les vendredis et samedis soir.
Mais...
Voici un petit bonus pour lequel je n'ai plus de place car tous les posts sont déjà programmés jusqu'à notre retour. Il s'agit de prestations à ne pas manquer :

Karan et Carling
le 11 mars (date de l'émission en Inde), en style soufi sur la musique de Ya Ali du film Gangster
http://www.youtube.com/watch?v=AfUV2Git0S4

Amit et Falon
le 12 mars (superbe demi-classique en ombres chinoises) sur la musique de Roshni Se du film Ashoka
http://www.youtube.com/watch?v=RxZPSVz4b_k

Cornell et Sonal
i le 18 mars (qui dansent dehors devant le studio d'enregistrement) sur la musique de Zoobie Doobie du film 3 Idiots
http://www.youtube.com/watch?v=DSVsnoNolBk

Amit et Falon le 19 mars, second jour de Holi, qui nous font un joli numéro Radha-Krishna sur une chanson interprétée par Kailash Kher.
http://www.youtube.com/watch?v=ziGYB3w0VJk

Et c'est promis, quand nous revenons, vous aurez un petit reportage sur notre voyage-voyage en Inde ! A bientôt sur nos lignes !
http://www.youtube.com/watch?v=6PDmZnG8KsM&feature=player_embedded

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