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mardi 14 juillet 2009

Ciné-club : Naseeruddin Shah

Naseeruddin Shah (1950) fait partie de ces acteurs inclassables et hétéroclytes qui ont fait du cinéma parallèle et du cinéma commercial, du théâtre et de la télévision avec l'excellence en toile de fond. Pour lui, son art n'a pas de frontières ; il a aussi participé à des projets internationaux à Hollywood (The League of Extraordinary Gentlemen) ou même au Pakistan, dans un court rôle symbolique de Khuda Ke Liye.
Sa carrière cinématographique a été souvent récompensée de Filmfare Awards, ainsi que d'un National Award. En tant qu'acteur ayant contribué au développement du cinéma indien, il a reçu deux fois une décoration civile.


Woh Saat Din (Ces 7 jours, 1983)
Une jeune fille mariée contre son gré à un médecin veuf (elle est amoureuse d'un autre) va rendre service à son mari en restant avec lui pendant les 7 derniers jours de sa belle-mère mourante.
Malgré un sujet qui peut paraître morbide, le film est plein d'humour et permet de voir Naseeruddin à ses presque débuts face à Anil Kapoor pur fruit du cinéma de Bombay.
Réalisateur : Bapu
Héroïne : Padmini Kolhapure
Héros : Anil Kapoor, Naseeruddin Shah
Compositeurs : Lawmikant-Pyarelal
Chanteurs : Lata, Asha, Kishore
Notre avis : 3,5/5

Sarfarosh (Dévouement, 1999)
Un jeune officier de police, qui a vécu des moments de grande douleur, mène une double vie pour assouvir sa vengeance (je ne peux pas vous en dire plus). Mais il y a quand même une histoire d'amour !
On assiste ici à un superbe face-à-face entre deux acteurs de générations différentes mais d'une finesse égale. Ils ont d'ailleurs tous deux été récompensés pour leur interprétation.
Réalisateur : John Mathew Matthan
Héroïne : Sonali Bendre
Héros : Naseeruddin Shah, Aamir Khan
Compositeurs : Jatin-Lalit
Chanteurs : Kavita, Alka, Sonu, Jagjit Singh
Notre avis : 3/5

Teen Deewarein (Trois Murs, 2003)
Dans une prison, trois condamnés à mort attendent leur sort.
Arrive une jeune documentariste qui désire faire un film sur eux. Des liens se tissent, les langues se délient, les esprits s'éveillent. Et la vérité va apparaître petit à petit.
Ecrit et réalisé par un NRI ayant vécu aux USA, ce film à cheval entre commercial et parallèle tient en haleine jusqu'à la scène finale. Juhi Chawla et Naseeruddin Shah ont reçu des récompenses pour leur interprétation. Pas de chansons.Réalisateur : Nagesh Kukunoor
Héroïne : Juhi Chawla
Héros : Naseeruddin Shah, Jackie Shroff, Nagesh Kukunoor
Compositeurs : Salim-Suleman
Notre avis : 4,5/5

Being Cyrus (Être Cyrus, 2006)
Un jeune homme se présente à la porte d'un sculpteur et de son épouse pour qu'il lui enseigne son art. Il s'installe de plus en plus dans cette famille qui est parsie, jusqu'à faire d'étranges découvertes qui vont le mener très loin.
Le premier film de Homi Adajania a de quoi déconcerter un Indien (on y voit une femme faire des avances à un homme !). Pour nous, cette histoire de famille est un film d'ambiance, presque intimiste, avec une part de mystère non négligeable. Le film ayant été tourné en anglais, vérifiez si les sous-titres français existent. Pas de chansons.
Réalisateur : Homi Adajania
Héroïne : Dimple Kapadia
Héros : Naseeruddin Shah, Saif Ali Khan
Compositeur : Salim-Suleman
Notre avis : 3,5/5

A Wednesday (Un mercredi, 2008)
A Bombay, un commissaire de police reçoit des appels téléphoniques d'un homme disant avoir placé plusieurs bombes qui vont exploser dans la ville. Pour ne pas faire exploser les bombes, il demande la libération de 5 terroristes. Qui est cet homme, pourquoi agit-il ainsi ?
Le commissaire va essayer de traquer l'inconnu par tous les moyens.
Ce film à suspense est complètement collé à la réalité de Bombay et au terrorisme qui frappe souvent cette ville. Le film rappelle les événements de novembre 2008, bien que le scénario ne soit pas identique. Naseeruddin fait encore preuve de son talent dans ce rôle ambigu.
Réalisateur : Neeraj Pandey
Héros : Naseeruddin Shah, Anupam Kher
Compositeur : Sanjoy Chowdury
Chanteurs : Shantanu Mukherjee, Javed Ali
Notre avis : 3/5


Et aussi, Bhumika:The Role (Shyam Benegal, 1977), Umrao Jaan (Muzaffar Ali, 1981), Masoom (Shekhar Kapur, 1983), Mirch Masala (Ketan Mehta, 1985), Hey Ram (Kamal Haasan, 2000), Monsoon Wedding (Mira Nair, 2002), Omkara (Vishal Bardwaj, 2006).
J'ai l'impression qu'on l'aime bien Naseeruddin !

lundi 13 juillet 2009

Areu areu, petit blog a 1 an


Aujourd'hui, nous soufflons la première bougie de notre blog. Maintenant, il se tient sur ses deux jambes, plus fort qu'à ses premiers balbutiements. Il va encore grandir et vous apporter des nouveautés et encore plus de plaisir (du moins je l'espère). Mais chut ! c'est en train de se faire.
Le nombre de lecteurs augmente 15 à 20% par mois ; vous ne pouvez pas savoir comme ça nous fait plaisir !
Je ne vais pas citer la trentaine de pays qui nous rendent visite, mais je ne dévoile pas de secret en disant que la France arrive largement en tête bien qu'elle soit en train de fléchir pour cause de vacances. Et je citerais particulièrement le Maroc, l'Algérie et la Tunisie qui sont aussi des fidèles du blog, et qui représentent maintenant 20% de nos lecteurs !
Merci à tous, c'est grâce à votre assiduité que le blog grandit... et que je me creuse la tête pour vous dégoter des nouveautés. J'adore ça !
A demain, même si c'est fête nationale en France, y a pas d'heure pour les braves...
Et continuez à nous donner votre avis en cliquant ici.
Merci ô lecteur !

dimanche 12 juillet 2009

La photo de la semaine - Taxis à Kolkata

© Bollymages. Kolkata, janvier 2007

Le Bengale est sans doute l'Etat de l'Inde où les Ambassador sont les plus nombreuses. A Kolkata, elles servent de taxis et leurs chauffeurs, souvent venus du Bihar voisin, parlent peu le bengali et l'anglais.

Les plaques minéralogiques portent toujours les lettres WB (West Bengal), souvenir laissé par les Anglais qui avaient coupé le Bengale en deux en 1905 pour l'administrer plus facilement. "Diviser pour régner" n'a jamais été aussi vrai.

samedi 11 juillet 2009

Chanson de film - Dhoom 2 (2006)

Dans la suite de Dhoom, Hrithik Roshan interprète le méchant aux divers visages, qui était d'ailleurs mort dans le premier film (c'était John Abraham).
La chanson du générique vous donne un bon exemple des dons de danseur de Hrithik, à défaut de ceux d'acteur.
Réalisateur : Sanjay Gadhvi
Héroïne : Aishwarya Rai (on ne la voit pas ici)
Héros : Hrithik Roshan
Compositeurs : Pritam, Salim Merchant
Chanteurs : Dominique Cerejo, Vishal Dadlani
Chorégraphes : Shiamak Davar, Vaibhavi Merchant

vendredi 10 juillet 2009

Familles du cinéma indien : les Roshan - Khan

A nouveau 2 familles liées par un mariage. L'alliance est moins importante et moins puissante que celle des Chopra-Johar, mais elle a aussi son intérêt surtout du côté des Roshan.

Roshan (1917-1967) - sans photo, désolée !
Il se montra très doué pour la musique déjà très jeune. Il suivit les cours de diverses écoles avant de devenir compositeur pour AIR (All India Radio).
La suite se déroula à Bombay ; après des débuts difficiles, il finit par se faire connaître et composa particulièrement pour les chanteurs Talat Mehmood, Mukesh et Lata. Les années 1960, qui virent son apogée de compositeur, furent riches en mélodies et en fusion de musiques classique et folklorique.

Rakesh Roshan (1949)
Le premier fils de Roshan commença par le métier d'acteur pour lequel il ne fut jamais récompensé malgré ses 70 films.
Il passa ensuite à la production en créant Kraftwerk sa société de production.
Peu de temps après, il se mit à la réalisation et sa carrière connut un tournant important lorsqu'il lança son fils Hrithik Roshan avec Kaho Na Piyar Hai, puis Koi Mil Gaya et sa suite Krrish. Tous trois furent d'immenses succès et contribuèrent à la cote montante de son fils.

Rajesh Roshan (1955)
Le second fils de Roshan était lui aussi très doué pour la musique. Après quelques années d'apprentissage, il entra dans le monde du cinéma. C'est la musique de Julie, pour laquelle il reçut un Filmfare, qui le fit vraiment connaître. Il fut très prolifique, s'inspira parfois de musique occidentale, et composa les musiques des films de son frère Rakesh pour lesquelles il reçut les Filmfare de meilleur compositeur, comme pour Kaho Na... Pyaar Hai et Koi Mil Gaya.

Hrithik Roshan (1974)

Après avoir fréquenté les plateaux pendant de nombreuses années aux côtés de son père, Rakesh Roshan, ce dernier finit par lui donner une immense chance dont personne ne se doutait pendant le tournage de Kaho Naa... Pyaar Hai en 2000. Du jour au lendemain, une vague de hrithikmania s'abattit sur l'Inde. Il devint l'acteur le plus demandé et le plus convoité, comme le témoigne l'approche des mafieux qui voyaient en lui une bonne source de revenus. Rakesh Roshan, qui ne voulait pas pactiser avec le milieu fut d'ailleurs victime d'un attentat. L'après-Kaho Naa fut un peu décevant, mais Hrithik remonta la pente dès 2001 avec K3G et gagna plusieurs récompenses avec Koi Mil Gaya (2003), Krrish (2006), Dhoom2 (2007), et Jodha Akbar (2008). Kites devrait sortir cette année, et deux autres films sont en chantier. On n'a pas fini de parler de Hrithik. Demain, il danse sur le blog !
Sussanne Khan-Roshan (1978)
L'épouse de Hrithik est la fille de l'ex-acteur Sanjay Khan. Marié depuis 2000, le couple a deux petits garçons Hrehaan and Hridhaan. Comme vous le voyez les prénoms commencent comme celui du papa. Sussanne vit une vie indépendante dans la décoration d'intérieur.

Sanjay Khan (1941)
De 1964 à 1986, il apparut sur les écrans de cinéma dans une trentaine de films, mais ne reçut aucune récompense. C'est en 1964 qu'il tourna le film qui le fit connaître, Dosti.
Comme son frère Feroz, il devint réalisateur et producteur au cinéma avant de continuer ses activités à la télévision où il dirigea plusieurs séries.
Marié avec Zarine, il a trois filles dont Sussanne mariée à Hrithik Roshan. Il vit maintenant à Bangalore, sa ville natale au Karnataka, où il dirige un hôtel.

Zayed Khan (1980)
Le frère de Sussanne fit ses début d'acteur en 2003 et a joué dans une bonne dizaine de films. Il n'a pas encore décroché la timbale, mais il a tourné dans un film à succès, Main Hoon Naa face à SRK. La réalisatrice du film est Farah Khan, qui n'a rien à voir avec la sœur de Zayed Khan qui porte le même nom, mais travaille dans la joaillerie. Pour le moment, pas de film à l'horizon pour Zayed.

Feroz Khan(1939-2009)
Le frère de Sanjay Khan a tournée près de soixante films durant sa carrière qui va de 1962 à 2009. A ses débuts, il ne joua que des rôles de second plan pendant plusieurs années. C'est en 1965 que Oonche Log le fit entrer dans la cour des grands. Sa carrière s'accéléra dans les années 1970 quand il devint réalisateur et producteur. En 1975, Dharmatma, tourné en Afghanistan fut un grand succès, et les années 1980 furent marquées par Qurbani dont la musique résonne toujours dans l'esprit des cinéphiles indiens. Il laissera l'image d'un homme flamboyant au style inimitable. Bien qu'il n'ait pas reçu de nombreuses récompenses, il a su marquer les esprits.

Fardeen Khan (1974)
Le fils de Feroz Khan débuta grâce à son père en 1998, mais il ne déplaça pas les foules immédiatement ; il est vrai qu'il était aussi mannequin. Pour les succès, il faut attendre 2005 et la comédie No Entry, où il n'avait d'ailleurs pas le rôle principal, et Heyy Babyy en 2007 où il partageait l'affiche avec Akshay Kumar et Ritesh Deshmukh. En 2009, 4 films devraient sortir avec lui.
En 2005, il a épousé la fille de Mumtaz, actrice très prisée dans les années 1960 (voir photo du mariage ci-contre).

jeudi 9 juillet 2009

Héroïnes du cinéma hindi : les années 70

Rakhee (1947)
C'est en 1967 que Rakhee connut ses premiers succès dans son Bengale natal. Puis Bombay la happa pour lui faire tourner son premier film en hindi en 1970 avec Dharmendra. Dès 1971, sa carrière prit de l'ampleur lorsqu'elle fut la partenaire de Shashi Kapoor, dans un double rôle (grande spécialité indienne). Dans les années 1970, où elle tourna 4 fois avec Amitabh Bachchan, la plupart de ses films furent des succès. C'est à partir des années 1980 qu'elle commença à jouer les mères. Elle n'a pas tourné depuis 2003.
Sa fille, Meghna Gulzar, qu'elle a eue avec le poète-scénariste Gulzar, est devenue réalisatrice.


Hema Malini (1948)
Après de premiers essais manqués au Tamil Nadu, Etat dont elle est originaire, Hema Malini monta à Bombay et commença en 1968 une carrière de quelque 120 films étalés sur 40 ans. Les années 1970 furent florissantes puisqu'elle gagna alors son premier award de meilleure actrice pour Seeta Aur Geeta. En 1975, elle participa également à Sholay, film devenu culte depuis. En 1979, son mariage avec Dharmendra fit beaucoup parler, car il était déjà marié et père de quatre enfants. Ils tournèrent ensemble 42 films, dont Dream Girl qui devint son surnom.
Excellente danseuse de bharatanatyam, Hema Malini donne des représentations et forme ses deux filles Esha et Ahana Deol.
En 2003, elle a encore tourné en tant qu'héroïne face à Amitabh Bachchan dans Baghban qui lui rapporta son second award de meilleure actrice.

Shabana Azmi (1950)
Née dans une famille d'artistes (père poète, mère actrice), et maintenant mariée au poète-parolier Javed Akhtar, Shabana Azmi fut l'une des rares actrices à se tourner d'abord vers le cinéma parallèle. C'est ainsi que le réalisateur Shyam Benegal lui offrit dès 1970 ses premiers grands rôles, puis ce furent Mrinal Sen et Satyajit Ray, réalisateurs bengalis. Mais sa carrière ne s'est pas bornée au cinéma d'auteur ; de temps à autre, elle passa au cinéma commercial (Amar Akbar Anthony, Tehzeeb, Honeymoon Travels). Elle est toujours présente et continue de faire entendre sa voix quand il s'agit de défendre les femmes et les opprimés (c'est un peu pareil...).

Zeenat Aman (1951)
Après avoir suvi des études à Bombay et en Californie, Zeenat Aman revint en Inde où elle fut reporter puis mannequin. Sa campagne pour une crème de beauté la fit connaître. C'est ainsi qu'en 1971, Dev Anand la choisit pour interpréter la junkie de Hare Rama Hare Krishna, rôle atypique pour une femme dans le cinéma indien, mais qui convenait bien au caractère de Zeenat. Elle était en effet très différente des autres actrices et voulait donner une image plus occidentale de la femme, refusant de s'habiller en sari ou acceptant des rôles de femmes plutôt rebelles. Parmi ses films marquants on peut citer Yaadon Ki Baaraat (Nasir Hassain, 1973) dont la chanson fut un superhit, et Satyam Shivam Sundaram (Raj Kapoor, 1983) où sa gracieuse anatomie ne fut plus un secret pour personne.
Elle vit maintenant avec ses deux enfants, et apparaît plus dans les soirées que sur le grand l'écran.

Smita Patil (1955-1986)
Grand actrice du cinéma parallèle, au même titre que Shabana Azmi, Smita Patil était une artiste engagée dans le combat des femmes. Elle choisissait ses rôles en fonction de ses idéaux.
Elle fit cependant aussi une incursion dans le cinéma commercial en 1982 avec Shakti et Namak Halaal. Mais l'ambiance de ce cinéma ne lui convenait pas.
Plus tard elle revint vers ses préférences et tourna Mirch Masala en 1985.
Malgré une carrière écourtée par une mort prématurée, elle obtint deux awards de meilleure atrice, pour Chakra et pour Bhumika:The Role.
Elle mourut de complications après l'accouchement de son fils.

mercredi 8 juillet 2009

Yashodhan à Saregamapa L'il Champs

Je vous l'avait promis la semaine dernière, voici la vidéo d'un des concurrents de Saregamapa, Yashodhan, qui chante une chanson dans l'émission consacrée à Kailash Kher. Pour info, quand un Indien écoute de la musique et que ça lui plaît, il le montre de diverses façons : en tournant la tête de droite à gauche (comme nous quand on veut dire "non"), en montrant le chanteur avec la main, en s'exclamant Kiya Baat Hai ou Wa qui signifient bravo, super !
Maintenant je vous laisse regarder. Wah !

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