J'avais commencé par Paris le 7 avril, je termine aussi par Paris 6 mois plus tard.
Mais aujourd'hui, c'est une séquence rétro : extraite de An Evening in Paris, cette chanson permet de revoir ou de découvrir à quoi ressemblaient quelques quartiers de la capitale en 1960.
Réalisateur : Shakti Samanta
Héroïne : Sharmila Tagore
Héros : Shammi Kapoor
Compositeurs : Shankar-Jaikishan
Chanteur : Mohd. Rafi
Plus de 1500 articles sur l'Inde et son cinéma, plus de 350 films notés et annotés, quelque 300 chansons commentées, plus de 1200 références classées, des extraits d’émissions indiennes, un jeu aux trophées vintage...
Vous allez devenir addicts. Vous êtes prévenus !
mercredi 13 octobre 2010
mardi 12 octobre 2010
Ciné-club : Urmila Matondkar
Née à Bombay en 1974, Urmila Matondkar commence à tourner dès le début des années 1980 : on la voit très jeune dans Kalyug (Shyam Benegal, 1981) et dans Masoom (Shekhar Kapur, 1983).
Après un intermède telugu, elle apparaît dans plusieurs films sur les écrans de Bombay où la concurrence féminine lui fait de l'ombre.
Ce n'est qu'en 1995 que Rangeela, réalisé par Ram Gopal Varma, dont elle est l'égérie, va enfin l'asseoir dans le cinéma populaire hindi.
Excellente danseuse et actrice, elle passe avec bonheur de la comédie au drame, via le film d'horreur et le thriller.
Maintenant, elle se trouve dans une mauvaise période ; plus assez jeune pour les rôles d'héroïnes enamourées, elle mène une carrière au ralenti en attendant le bon scénario.
Après un intermède telugu, elle apparaît dans plusieurs films sur les écrans de Bombay où la concurrence féminine lui fait de l'ombre.
Ce n'est qu'en 1995 que Rangeela, réalisé par Ram Gopal Varma, dont elle est l'égérie, va enfin l'asseoir dans le cinéma populaire hindi.
Excellente danseuse et actrice, elle passe avec bonheur de la comédie au drame, via le film d'horreur et le thriller.
Maintenant, elle se trouve dans une mauvaise période ; plus assez jeune pour les rôles d'héroïnes enamourées, elle mène une carrière au ralenti en attendant le bon scénario.
Rangeela (Ram Gopal Varma, 1996). Rêve bollywoodien
Une jeune fille de famille modeste rêve de devenir star à Bollywood. Remarquée par une vedette masculine, elle passe une audition, aidée par son petit ami, vendeur au noir de tickets de cinéma. Elle devient très connue, refuse une demande en mariage de la star masculine, et revient vers son ami de toujours.
Cette comédie bien rythmée, surtout dans sa première partie, nous montre une charmante Urmila Matondkar dansant sur la musique de A.R. Rahman. Aamir fait une belle composition de tapori, "titi" de Bombay.
Réalisateur : Ram Gopal Varma
Réalisateur : Ram Gopal Varma
Héroïne : Urmila Matondkar
Héros : Aamir Khan, Jackie Shroff
Compositeur : A.R. Rahman
Chanteurs : Asha, Hariharan, Udit
Notre avis : 3/5
Héros : Aamir Khan, Jackie Shroff
Compositeur : A.R. Rahman
Chanteurs : Asha, Hariharan, Udit
Notre avis : 3/5
Satya (Ram Gopal Varma, 1998). Pègre
Ce film noir et réaliste raconte comment un jeune homme, qui vient gagner sa vie à Bombay, se trouve malgré lui impliqué dans le monde du crime.
C'est ce film, loin de tout manichéisme, qui apporte à Ram Gopal Varma la reconnaissane de la profession ainsi que de nombreuses récompenses. Le casting est impeccable. Attention, quelques scènes sont très violentes.
Réalisateur : Ram Gopal Varma
Héroïne : Urmila Matondkar
Héros : J.D. Chakravarthy, Manoj Bajpai
Compositeur : Sandeep Chowta
Chanteurs : Lata, Asha, Bupinder, Suresh
Notre avis : 3,5/5
Pinjar (Chandra Prakash Dwivedi, 2003). Drame de la partition
Peu avant la partition, une jeune hindoue du Penjab est enlevée par un musulman d'une famille ennemie qui assouvit une vengeance héritée d'une génération précédente.
Malgré les attentions que lui porte le jeune homme, elle s'enfuit pour retrouver sa famille qui la rejette afin d'éviter des tensions intercommunautaires.
Abandonnée, elle doit retourner chez son "mari", mais elle pense toujours à s'enfuir...
Ce film ancré dans la triste réalité rurale et politique de la partition est l'occasion pour Urmila de démontrer ses talents dramatiques. Un film poignant qui doit beaucoup à son héroïne.
Réalisateur : Chandra Prakash Dwivedi
Héroïne : Urmila Matondkar
Héros : Manoj Bajpai
Compositeur : Uttam Singh
Notre avis : 3/5
Malgré les attentions que lui porte le jeune homme, elle s'enfuit pour retrouver sa famille qui la rejette afin d'éviter des tensions intercommunautaires.
Abandonnée, elle doit retourner chez son "mari", mais elle pense toujours à s'enfuir...
Ce film ancré dans la triste réalité rurale et politique de la partition est l'occasion pour Urmila de démontrer ses talents dramatiques. Un film poignant qui doit beaucoup à son héroïne.
Réalisateur : Chandra Prakash Dwivedi
Héroïne : Urmila Matondkar
Héros : Manoj Bajpai
Compositeur : Uttam Singh
Notre avis : 3/5
Ek Hasina Thi (Sriram Raghavan, 2004). Thriller
Une jeune fille, agent de voyages, tombe amoureuse de l'un de ses clients. Un jour, il lui demande de garder chez elle un paquet que quelqu'un va venir chercher. Elle accepte et se trouve accusée d'appartenir à un réseau terroriste. La spirale infernale commence.
Admirablement interprété par Urmila Matondkar qui sera récompensée d'un Filmfare de meilleure actrice, le film est bien construit et nous montre un Saif Ali Khan dans un rôle inhabituel pour lui, à l'époque.
Réalisateur : Sriram Raghavan
Héroïne : Urmila Matondkar
Héros : Saif Ali Khan
Compositeur : Amar Mohile
Notre avis : 4/5
Et aussi : Deewangee (Thriller, Anees Bazmee, 2002), Bhoot (Fantôme, Ram Gopal Varma, 2003), Maine Ghandi Ko Nahin Maro (Drame de l'amnésie, Jahnu Barua, 2005), Banaras (Mysticisme, Pankaj Parashar (2006)
Une jeune fille, agent de voyages, tombe amoureuse de l'un de ses clients. Un jour, il lui demande de garder chez elle un paquet que quelqu'un va venir chercher. Elle accepte et se trouve accusée d'appartenir à un réseau terroriste. La spirale infernale commence.
Admirablement interprété par Urmila Matondkar qui sera récompensée d'un Filmfare de meilleure actrice, le film est bien construit et nous montre un Saif Ali Khan dans un rôle inhabituel pour lui, à l'époque.
Réalisateur : Sriram Raghavan
Héroïne : Urmila Matondkar
Héros : Saif Ali Khan
Compositeur : Amar Mohile
Notre avis : 4/5
Et aussi : Deewangee (Thriller, Anees Bazmee, 2002), Bhoot (Fantôme, Ram Gopal Varma, 2003), Maine Ghandi Ko Nahin Maro (Drame de l'amnésie, Jahnu Barua, 2005), Banaras (Mysticisme, Pankaj Parashar (2006)
lundi 11 octobre 2010
Deux belles publicités
Depuis nous regardons la télévision indienne, nous ingurgitons une tonne de pubs dont le quotient artistique est situé à la hauteur des pâquerettes.
Nous en avons cependant remarqué deux qui ont un vrai message et une réalisation au-dessus de la norme.
D'abord, celle du riz Tilda, qui nous fait faire un bond en arrière, puisque son slogan est Tilda, le riz volé au passé.
Elle est en anglais (c'est peut-être une pub anglaise), je vous la raconte rapido (elle comprend 40 plans très courts sur 1'30".)
La pub commence dans un restaurant chic anglais, où un client commande du riz basmati. Zut, plus de riz Tilda en cuisine. Avec son portable, le chef appelle son fournisseur du... XVIIIe siècle, qui fait envoyer urgemment un télégraphe au capitaine du bateau transporteur qui envoie un aigle avec un message à un cavalier qui traverse l'Hindoostan (c'est écrit comme ça dans les champs) pour trouver le cultivateur. Et le riz se retrouve, par un jeu de morphing, sur la table du client qui dit : " Ç'a été rapide ! "
Nous en avons cependant remarqué deux qui ont un vrai message et une réalisation au-dessus de la norme.
D'abord, celle du riz Tilda, qui nous fait faire un bond en arrière, puisque son slogan est Tilda, le riz volé au passé.
Elle est en anglais (c'est peut-être une pub anglaise), je vous la raconte rapido (elle comprend 40 plans très courts sur 1'30".)
La pub commence dans un restaurant chic anglais, où un client commande du riz basmati. Zut, plus de riz Tilda en cuisine. Avec son portable, le chef appelle son fournisseur du... XVIIIe siècle, qui fait envoyer urgemment un télégraphe au capitaine du bateau transporteur qui envoie un aigle avec un message à un cavalier qui traverse l'Hindoostan (c'est écrit comme ça dans les champs) pour trouver le cultivateur. Et le riz se retrouve, par un jeu de morphing, sur la table du client qui dit : " Ç'a été rapide ! "
La seconde pub est celle de l'opérateur téléphonique Airtel. Je l'ai vue en Inde et je vous l'ai retrouvée où vous savez.
Elle repose bien sûr sur la facilité des communications, transfrontières entre autres.
Pour conceptualiser le produit, 2 enfants de part et d'autre d'une frontière barbelée qu'on imagine "sensible". Je n'en dis pas plus, regardez.
dimanche 10 octobre 2010
Saregamapa avec Priyanka Chopra et Ranbir Kapoor
![]() |
| L'actrice Priyanka Chopra |
Il y a eu beaucoup de bons moments, j'ai dû faire une sélection.
La meilleure prestation de la soirée revient à Abhilasha, de Bombay, qui met beaucoup de sentiment dans une chanson de Kaminey (Vishal Bhardwaj, 2009) dont Priyanka est l'héroïne, et qui donne envie à tous de danser.
Pour continuer, la chanson Tu Jane Na (composée par Pritam) du film Ajab Prem Ki Ghazab Kahani, (Rajkumar Santoshi, 2009), dont Ranbir est le héros ; il fait l'imbécile en mimant le début de la chanson, et Priyanka avoue au chanteur, Khurram, qu'elle l'a bien aimé... avant de se cacher aussitôt le visage par pudeur. C'est vrai qu'il est mignon Khurram, non ?
samedi 9 octobre 2010
Chanson de Paying Guest (1957)
![]() |
| Le chanteur Kishore Kumar |
Il se déguise en vieillard et n'a aucune peine à louer une chambre à un propriétaire dont la fille n'est pas vilaine... et tout se complique !
Réalisateur : Subodh Mukherjee
Héroïne : Nutan
Héros : Dev Anand
Compositeur : S.D. Burman
Chanteurs : Asha, Kishore
vendredi 8 octobre 2010
C'est dans quoi ? Photo n° 8
La photo n° 7 est extraite de Lagaan (Ashutosh Gowariker, 2000) et montre le trio amoureux du film : de g. à dr., Gracy Singh, Aamir Khan, et Rachel Shelley.
Les 9 gagnants de la médaille en chocolat de cette semaine :
Michaëlle du Lamentin, en Martinique
Antoine du Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis
Pascal de Sète, dans l'Hérault
Claire de Munich, en Allemagne
Murielle de Sète, dans l'Hérault
Aziz de Safi, au Maroc
Carimen de Moissy-Cramayel, en Seine-et-Marne
Christine de Genève, en Suisse
Josette de Saint-Germain-lès-Corbeil, dans l'Essonne
Un cercle d'habitués est en train de se former.
Qui va trouver le film de la photo n° 8 ?
Moins facile que Lagaan, je dois avouer... Je m'amuse !
Les 9 gagnants de la médaille en chocolat de cette semaine :Michaëlle du Lamentin, en Martinique
Antoine du Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis
Pascal de Sète, dans l'Hérault
Claire de Munich, en Allemagne
Murielle de Sète, dans l'Hérault
Aziz de Safi, au Maroc
Carimen de Moissy-Cramayel, en Seine-et-Marne
Christine de Genève, en Suisse
Josette de Saint-Germain-lès-Corbeil, dans l'Essonne
Un cercle d'habitués est en train de se former.
Qui va trouver le film de la photo n° 8 ?
Moins facile que Lagaan, je dois avouer... Je m'amuse !
jeudi 7 octobre 2010
Filmiscopie : Veer-Zaara (2004) - 1/2
Pour mieux comprendre l'état d'esprit de Veer-Zaara, il faut connaître un peu la vie du réalisateur, Yash Chopra. Né à Lahore en 1932, dans l'Etat du Penjab encore uni, il a dû connaître les souffrances de la partition de 1947, qui a divisé le Penjab entre l'Inde et le Pakistan.
Aujourd'hui sa ville natale est au Pakistan, mais lui vit à Bombay, peut-être avec l'espoir de voir une réconciliation entre les deux pays. Sa vision du Penjab, heureux et coloré (voir la chanson Aisa Des Hai Mera), est sans doute le reflet de sa nostalgie.
Veer-Zaara est un film qui prône, parfois naïvement, et avec beaucoup de bons sentiments, la fraternité et l'ouverture d'esprit. Qui pourrait en vouloir à "Uncle" Yash qui livre ici un film d'amour multirécompensé, remarquablement filmé et interprété ?
Ecoutez bien les chansons à l'endroit où elles arrivent, elles collent au scénario !
Le film commence par un monologue en voix off, dit par la voix grave de Yash Chopra, puis le générique défile sur la chanson qui suit :
Chanson Kyun Hawa interprétée par Lata et Sonu
*
* *
Une jeune avocate pakistanaise, Saamiya Sidiqqui, qui va plaider pour la première fois, se recueille sur la tombe de son père, qui était lui-même avocat et défenseur des droits de l'homme.
Tout à l'heure, elle va rencontrer son "client" dans sa prison ; il s'agit d'un Indien, dont on vient de rouvrir le dossier, et qui est déjà enfermé au Pakistan depuis vingt-deux ans, sous le numéro 786 (chiffre sacré dans l'Islam).
Le gardien l'avertit que le 786 a toujours refusé de parler et qu'il serait étonné d'une femme réussisse dans cette tâche. Une fois dans la cellule, Saamiya voit le 786 prostré ; il est mal rasé, ses cheveux sont longs, il baisse la tête en fixant un bracelet qu'il tient à la main.
– Bonjour, je m'appelle Saamiya Siddiqui..., et vous, quel est votre nom ? Pas de réponse. Vous êtes ici depuis vingt-deux ans, sans parler, sans défenseur, et aujourd'hui, je suis venue vous aider, je suis votre avocate...
N'avez-vous rien à me dire, Veer Pratap Singh ? Tous les hommes ici veulent que je perde votre procès pour que les femmes ne puissent pas travailler dans la justice... Parlez-moi, s'il vous plaît, Veer Pratap Singh.
Le prisonnier reste muet, mais relève la tête au bruit d'un avion qui passe et qui lui rappelle ses missions de sauvetage héliporté pour l'Indian Air Force. Il commence à raconter...
*
* *
– Sauver des gens, j'aimais ça, c'était ma vie. C'est l'héritage de mon père, qui est mort pour son pays. Et un jour, il y a 22 ans, je ne savais pas qu'une Pakistanaise allait changer ma vie à jamais...
Chanson Hum To Bhai Jaise Hain interprétée par Lata
– Un bus avait dévalé une pente, mais personne n'était blessé. Je remontais la dernière passagère, une jolie jeune fille qui s'accrochait à moi, avec ses cheveux qui lui balayent le visage.
– Elle avait peur, elle se cramponnait à moi, et soudain, à mi-hauteur de la remontée, son sac est tombé et elle est devenue hystérique : "Mon sac ! Mon sac ! Il me faut mon sac ! Il est spécial !" J'ai fait signe au pilote de l'hélico de nous redescendre pour qu'elle retrouve son bien. Mais plus tard, je lui ai durement fait la leçon pour son attitude irresponsable...
Le soir même, elle est venue tranquillement me donner une explication : son sac renferme les cendres de sa nourrice sikhe indienne, Bebe, qui avait vécu toute sa vie dans sa famille à Lahore ; sur son lit de mort, elle lui avait promis de répandre ses cendres en Inde à Kiritpur, un lieu sacré des sikhs. J'ai été surpris : une Pakistanaise qui emporte les cendres de sa nourrice indienne en Inde...
– Le lendemain, c'était mon premier jour de permission pour la fête de Lodi, et j'avais embarqué dans le bus pour aller voir mes parents au village. Soudain, je l'ai revue près du bus voisin, essayant de se frayer un passage vers un siège inexistant. Elle était vraiment inconsciente, ou peut-être intrépide ?
– Elle a fini assise sur le toit du bus, et je suis allé la rejoindre pour m'assurer qu'elle atteindrait son but saine et sauve, cette sacrée Pakistanaise. En discutant, je lui ai donné mon nom, et elle, le sien : Zaara Hayaat Khan. Sur le chemin de Kiritpur, je lui ai fait découvrir mon Penjab... son Penjab.
Chanson Aisa Des Hai Mera (Ce pays est le mien) interprétée par Lata, Udit, Gurdas Maan
– Elle a fini assise sur le toit du bus, et je suis allé la rejoindre pour m'assurer qu'elle atteindrait son but saine et sauve, cette sacrée Pakistanaise. En discutant, je lui ai donné mon nom, et elle, le sien : Zaara Hayaat Khan. Sur le chemin de Kiritpur, je lui ai fait découvrir mon Penjab... son Penjab.
Chanson Aisa Des Hai Mera (Ce pays est le mien) interprétée par Lata, Udit, Gurdas Maan
– A Kiritpur, je l'ai aidée dans son obstination à vouloir faire effectuer les derniers rites pour Bebe, et elle a voulu que nous versions ensemble ses cendres dans la rivière.
– Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'avais l'impression que notre rencontre devait durer plus longtemps, et les mots sont sortis de ma bouche : je lui ai demandé une journée de sa vie pour lui laisser des souvenirs comme elle m'en avait déjà offerts.
Elle a accepté, et je l'ai emmenée dans mon village, chez mes parents... ou plutôt mon oncle et ma tante, qui m'ont élevés. Ce sont eux qui avaient créé et agrandi le village pendant des années, avec leurs mains et leur cœur.
– En me voyant arriver avec une fille dans le village, la rumeur a vite couru que j'étais marié ! J'ai dû expliquer à Maati et Bauji, qui me regardaient d'un œil méfiant, que je ne me marierai jamais sans leur bénédiction, que Zaara était simplement notre invitée, et qu'il fallait la traiter comme telle.
– Bauji a tout de suite été séduit et le fait qu'elle explique qu'elle était pakistanaise n'y a rien changé, au contraire ! Maati a aidé Zaara à se faire belle pour la fête de Lodi ; le soir, elle ressemblait vraiment à une fille de chez nous. Pour une fois, Maati et Bauji ont arrêté de se quereller...
Chanson de Lodi interprétée par Lata, Udit, Gurdas Maan
– Plus tard, devant tout le village, Bauji a annoncé l'ouverture d'une école pour les filles afin qu'elles n'aient plus à faire des kilomètres pour s'instruire. C'est Zaara qui a posé la première pierre, car c'est elle qui lui avait donné l'idée de cette école.
Le lendemain, Bauji m'a fait comprendre que cette jeune Pakistanaise serait une bonne épouse pour moi, que je pourrais lui faire confiance ; alors, j'ai commencé à me poser des questions sur mes sentiments... Oui, je crois que je l'aimais, et il fallait que je le lui dise vite, en chemin pour la gare d'Atari où je devais la raccompagner.
A la gare d'Atari, je n'ai pas compris quand j'ai vu son visage se rembrunir ; un homme en noir s'est approché de nous. Elle me l'a présenté avec désinvolture : c'était son fiancé, Raza, dont elle ne m'avait jamais parlé. J'étais effondré, mais je ne l'ai pas montré devant lui.
– Quand il s'est éloigné, j'ai parlé une dernière fois à celle qui allait m'échapper, pour qu'elle sache qu'elle aurait toujours un ami de l'autre côté de la frontière, mais que je n'étais plus rien pour elle, puisqu'elle allait appartenir à un autre. En un instant, Dieu avait changé le cours de notre histoire. Et j'avais gardé son bracelet de cheville, perdu en chemin...
Chanson Do Pal interprétée par Lata et Udit
– Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'avais l'impression que notre rencontre devait durer plus longtemps, et les mots sont sortis de ma bouche : je lui ai demandé une journée de sa vie pour lui laisser des souvenirs comme elle m'en avait déjà offerts.
Elle a accepté, et je l'ai emmenée dans mon village, chez mes parents... ou plutôt mon oncle et ma tante, qui m'ont élevés. Ce sont eux qui avaient créé et agrandi le village pendant des années, avec leurs mains et leur cœur.
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– Bauji a tout de suite été séduit et le fait qu'elle explique qu'elle était pakistanaise n'y a rien changé, au contraire ! Maati a aidé Zaara à se faire belle pour la fête de Lodi ; le soir, elle ressemblait vraiment à une fille de chez nous. Pour une fois, Maati et Bauji ont arrêté de se quereller...
Chanson de Lodi interprétée par Lata, Udit, Gurdas Maan
– Plus tard, devant tout le village, Bauji a annoncé l'ouverture d'une école pour les filles afin qu'elles n'aient plus à faire des kilomètres pour s'instruire. C'est Zaara qui a posé la première pierre, car c'est elle qui lui avait donné l'idée de cette école.
Le lendemain, Bauji m'a fait comprendre que cette jeune Pakistanaise serait une bonne épouse pour moi, que je pourrais lui faire confiance ; alors, j'ai commencé à me poser des questions sur mes sentiments... Oui, je crois que je l'aimais, et il fallait que je le lui dise vite, en chemin pour la gare d'Atari où je devais la raccompagner.
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A la gare d'Atari, je n'ai pas compris quand j'ai vu son visage se rembrunir ; un homme en noir s'est approché de nous. Elle me l'a présenté avec désinvolture : c'était son fiancé, Raza, dont elle ne m'avait jamais parlé. J'étais effondré, mais je ne l'ai pas montré devant lui.
– Quand il s'est éloigné, j'ai parlé une dernière fois à celle qui allait m'échapper, pour qu'elle sache qu'elle aurait toujours un ami de l'autre côté de la frontière, mais que je n'étais plus rien pour elle, puisqu'elle allait appartenir à un autre. En un instant, Dieu avait changé le cours de notre histoire. Et j'avais gardé son bracelet de cheville, perdu en chemin...
Chanson Do Pal interprétée par Lata et Udit
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– Le temps est passé, vous devez quitter la cellule maintenant, fit brusquement le gardien. Revenez un autre jour.
Saamiya m'a quitté, les larmes au bord des yeux : "Je reviens demain..."
Seconde partie de Veer-Zaar la semaine prochaine
Si vous désirez connaître la traduction (en anglais) des chansons de Veer-Zaara, faites un petit saut chez Bollywhat, où vous trouverez aussi la traduction du texte que l'on entend au tout début du film, dit par Yash Chopra, le réalisateur.
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