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samedi 7 mai 2011

Chanson de Junglee (1961)

Pour ceux qui ont eu la flemme d'aller rechercher des numéros d'Helen sur YouTube ou son concurrent, en voici un, extrait de Junglee sur une palette de peintre.
Réalisateur : Subodh Mukherjee
Héroïne : Saira Bano
Héros : Shammi Kapoor
Suku, la danseuse : Helen
Compositeurs : Shankar-Jaikishan
Chanteur : Mohd. Rafi

vendredi 6 mai 2011

C'est dans quoi ? Photo 35

Photo 34 - Phir Bhi Dil Hai Hindoustani
Juhi Chawla et SRK sont ici déguisés en "Chinois" dans le cadre du film Phir Bhi Dil Hai Hindoustani (Aziz Mirza, 2000).
Un film mal équilibré dont la première heure, qui se moque des journalistes avec un SRK tombeur de dames, est hilarante, mais qui bascule ensuite dans une dénonciation grossière des méchants politiciens.
A noter que les chansons de Jatin-Lalit, fort bien filmées, sont un plaisir. Ne manquez pas la chanson du générique, gentiment patriotique.

Les gagnantes de cette semaine sont : Sara, Maïté, une "petite nouvelle" qui nous vient d'Inchy dans le Nord, Josette et Carimen 
Bravo à toutes les quatre. Tiens ! Pas d'homme cette semaine ?
La photo 35 ne devrait pas vous poser de problème, je pense.


Photo 35
Réponse via "contact"

jeudi 5 mai 2011

Tribulations en Inde - Le Shekhawati (2/4)

Un beau matin (il va encore faire plus de 30°, on dirait), départ en voiture vers notre premier but, la ville de Mandawa, au Shekhawati, dans le nord-est du Rajasthan.
En route, le paysage devient de plus en plus aride, seuls quelques arbres résistent à la sécheresse, et les premiers dromadaires apparaissent, avec leurs imposantes cargaisons de branchages ou de foin.


La route est bonne, la vitesse moyenne est de 50-60 km/h et il faut parfois piaffer derrière un camion avant de pouvoir le doubler...


A Mandawa, nous trouvons facilement à nous loger dans l'une de ces maisons du  XIXe siècle de commerçant marwari (le Marwar est situé au sud-ouest du Rajasthan).
La région du Shekhawati est truffée de ces maisons de maître raffinées (les haveli) à l'architecture particulière, dont certaines ont été transformées en hôtels. C'est grâce au commerce des étoffes, du jute du riz et à leur qualité de financiers, que ces commerçants se firent construire ces petits palais aux murs artistiquement couverts de fresques.
Vous avez un haveli de cinéma dans Paheli. A comparer avec le "vrai" pour touristes ; voici le gardien au turban coloré, avec un copain, fidèle à l'imagerie touristique du Rajasthan. On voit bien que le mur est joliment peint, derrière lui ; il s'agit sans doute d'une rénovation.


La cour intérieure, peinte elle aussi, est agrémentée de fauteuils et coussins pour le repos du voyageur. Les chambres s'ordonnent autour de cette cour, sur un ou deux niveaux. En haut, c'est la terrasse, généralement utilisée pour le dîner quand la température n'est plus que de 25° (on a eu droit à un été précoce, manque de bol !).



En se promenant en fin d'après-midi, nous continuons à repérer quelques curiosités telles que détails architecturaux et peintures de façades non restaurées.





Un groupe d'enfants pose devant une affiche de Hrithik Roshan. L'un d'eux écoute au transistor la demi-finale de la Coupe du monde de cricket, qui oppose le Pakistan à l'Inde (c'est l'Inde qui va se qualifier pour la finale contre le Sri-Lanka...).


Non loin de Mandawa, Nawalgarh et une petite ville intéressante, car les haveli y sont nature ; je veux dire qu'ils n'ont pas été restaurés, et des familles-gardiennes y logent, car les propriétaires ou leurs héritiers, qui ne s'en occupent plus, préfèrent habiter Delhi ou Jaipur.


Nawalgarh compte un joli petit musée qui présente, entre autres, toutes les castes du Rajasthan en faisant leur rapprochement avec les métiers.
Voici le type de salle où l'on accueillait les commerçants venant discuter affaires : tapis, coussins, houka, éventail au plafond...


Un jeune guide local nous mène jusqu'à un autre haveli abandonné qui s'est trouvé de nouveaux habitants.
Oui, c'est une troupe de paons bleus, qui nous ont attirés par leur cri perçant. On attend que celui-ci fasse la roue, on attend, on attend...



Nous voilà partis pour Bikaner en passant par Fatehpur où une Française artiste peintre, Nadine Le Prince a restauré un haveli pour y créer un centre culturel. On y accueille les visiteurs de passage et des artistes en résidence pour qu'ils y réalisent leur projet. Je n'ai pas pu visiter, trop affaiblie par une fourbe attaque de tourista au réveil !
Voici une peinture extérieure, les photos étant interdites à l'intérieur.


Puisque nous passons à Fatehpur, c'est l'occasion de trouver le baoli (réserve d'eau à escalier) où une chanson de Paheli a été tournée (avec les danseuses en noir). Après nous être renseignés auprès de plusieurs personnes aux avis différents, nous arrivons près d'un baoli qui n'est pas le bon, me semble-t-il (je suis encore dans les vap'.) Je vous le montre quand même car il est représentatif de la façon dont l'eau est considérée en Inde, une vraie poubelle !

A suivre...

mercredi 4 mai 2011

Le bindi

En Inde, les femmes hindoues mariées portent souvent un bindi de poudre rouge sur le front. Quand l'époux meurt, sa veuve  casse ses bracelets, ôte le mangalsutra (collier de mariage) et efface le bindi...  Ici, ce sont les pleureuses qui s'en chargent.
Mais voyez plutôt ce que la publicité en a fait.
A la poubelle, la poudre rouge !

mardi 3 mai 2011

Ciné-club : Helen

Un ciné-club sur Helen ! Mais je suis folle !
Helen elle-même ne sait pas dans combien de films elle a joué. En général, elle est répertoriée entre 300 et 500 films sur une période de 40 ans.

Helen est un cas à part dans le cinéma hindi : sa plus grande participation, que tout le monde attend en général, c'est de jouer les vamps, et de danser parfois une seule chanson dans un film.
Notre plus grand plaisir, quand défile le générique d'un film des années 60 et 70, c'est de guetter son nom, souvent cité à la fin : "and HELEN". Chouette !

Née en 1939 en Birmanie, d'une mère birmane et d'un père anglo-indien, Helen va faire ses modestes débuts dans le corps de ballet d'Awaara (je n'ai pas encore réussi à la situer) en 1951, et ce n'est qu'en 1958 qu'elle se fait vraiment remarquer dans Howrah Bridge grâce à la chanson Chin Chin Choo.
Elle marque son territoire, celui des vamps des numéros de cabaret.
Malgré la concurrence de Bindu ou d'Aruna Irani, Helen n'a jamais été détrônée car son style personnel est inimitable, spontané et frais.
Du côté de la vie privée, elle se marie avec le scénariste Salim Khan pour devenir sa seconde épouse, et la seconde maman de Salman, Arbaaz et Sohail Khan.

Voici une petite sélection des numéros les plus connus de sa carrière, qui figurent souvent sur YouTube ou sur le blog pour 2 d'entre eux :
1961 - Suku Suku dans Junglee (vous l'aurez samedi sur le blog)
1966 - O Haseena Zulfonwali dans Teesri Manzil
1968 - Aa Jaane Jaan dans Inteqam
1971 - Piya Tu Ab To Aaja dans Caravan
1972 - Aao Na dans Mere Jeevan Saathi
1975 - Mehbooba dans Sholay
1977 - Tu Mungla Mungla dans Inkaar
1978 - Yeh Mera Dil dans Don...


Elle a été plusieurs fois nommée aux Filmfare pour meilleur second rôle (Gumnaam, Shikar, Elan, Lahu Ke Do Rang, Khamoshi:The Musical), car elle est aussi une véritable actrice. Elle a reçu le Padma Shri, et un Filmfare pour l'ensemble de son œuvre.
Bien sûr, elle ne joue plus les vamps depuis belle lurette, mais elle nous a fait des apparitions de comédienne dans Khamoshi: The Musical (avec Salman), Mohabbatein, Hum Dil De Chuke Sanam (avec Salman).

Un livre lui a été consacré par le journaliste-écrivain Jerry Pinto, Helen: The Life and Times of an H-Bomb.
Chez Penguin. Excellent titre !


lundi 2 mai 2011

Les bayadères : Pakeezah (1972)

Je vais terminer la série des bayadères avec le film Pakeezah. La mort prématurée de Meena Kumari peu de temps après sa sortie a propulsé ce film très poétique à son statut mythique.
Une autre chanson de Pakeezah figure déjà dans le blog.
Réalisateur : Kamal Amrohi (époux de Meena Kumari)
Héroïne : Meena Kumari
Héros : Raaj Kumar, Ashok Kumar
Compositeurs : Ghulam Mohammed, Naushad
Chanteuse : Lata

Voici d'abord un ticket original et non utilisé pour le cinéma Maratha Mandir. On y voit la scène douloureuse et captivante de la danse de Pakeezah sur le verre brisé.




dimanche 1 mai 2011

Dance Ke Superstars

Ruturaj
Cette semaine, je vous ai fait une sélection qui va vous permettre de connaître de nouveaux danseurs.
Cependant, je vous remontre Vaishnavi que vous avez découverte en en solo la semaine dernière car aujourd'hui elle danse avec Ruturaj.
Ils exécutent leur numéro avec beaucoup d'assurance sur une chanson romantique de Hum Tum. Comme des grands !



Passons maintenant aux plus grands avec deux des meilleurs candidats des émissions passées : l'excellent Darmesh, toujours tendu au moment des commentaires, et Amar.
Leur danse est l'histoire pleine d'émotion de 2 frères dont l'un est malade (on dirait que Dharmesh, avec le bandeau, a perdu la mémoire).
Comme vous le verrez, Marzi est venu rendre visite à l'émission et à son gourou Shiamak, et fait partie des juges de cette semaine.



Et pour terminer, voici le fringant Siddesh et la pulpeuse Vrushali sur une chanson de Kismat Konnection.



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