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Vous allez devenir addicts. Vous êtes prévenus !

mardi 31 mai 2011

Ciné-club : Rajendra Kumar (1929-1999)





Né dans l'ouest du Penjab, qui fait maintenant partie du Pakistan, Rajendra Kumar reste en Inde après l'indépendance, et commence à jouer après avoir laissé passer les années chaotiques qui suivent la partition.
Il tourne son premier film, Jogan (Kidar Sharma) en 1950 avec Nargis et Dilip Kumar, puis quelques autres sans grand succès.
Ce n'est qu'en 1957, avec Mother India, où il interprète un fils de Nargis, que la profession commence à s'intéresser à lui.
Il devient alors l'un des acteurs les plus cotés des années 1960.

Films romantiques et dramatiques se succèdent dans les années 1960 où ils atteignent souvent leur jubilé d'argent (25 semaines à l'affiche) ou d'or (50 semaines). Le fait qu'il soit doublé par Mohd. Rafi dans ses chansons est sans doute aussi un atout important.
Pendant cette période faste, il est nominé 4 fois aux Filmfare pour Dil Ek Mandir (C.V. Sridhar, 1963), Sangam (Raj Kapoor,1964), Ayee Milan Ki Bela (Mohan Kumar,1964),  et Arzoo (Ramanand Sagar,1965).
Le début des années 1970, qui marque l'arrivée d'une nouvelle star masculine, Rajesh Khanna, voit la notoriété  de Rajendra Kumar baisser considérablement. Les offres se font rares, les films ne marchent plus, jusqu'en 1978 où il tourne avec Nutan Saajan Bina Suhaagan (Saawan Kumar).
Dans les années 1980, il ne joue plus que des seconds rôles, et devient producteur au début des années 1990 pour lancer son fils Gaurav Kumar (qui a épousé une sœur de Sanjay Dutt, autrement dit une fille de Nargis et Sunil Dutt).

Mother India (1957). Héroïque
Avec Sunil Dutt et Nargis
Est-il encore besoin de vous conter l'histoire de cette paysanne âgée qui se remémore sa vie troublée dans son
village ?
Je vous renvoie à la page du réalisateur Mehboob Khan au cas où vous auriez subitement perdu la mémoire !
Et voici d'autres documents relatifs à ce film, comme une des nombreuses affiches, ou la couverture du dossier de presse.
Le maquillage de Sunil Dutt m'a toujours fait sourire. Pas vous ?
Notre avis : 3/5

Dil Ek Mandir
(1963). Mélo. n&b
Avec Meena Kumari
Ce mélo, adapté d'un film tamoul, est un exemple du genre. Voyez plutôt.
Dans un couple, le mari est atteint d'un cancer. A l'hôpital, le médecin qui le soigne est l'ancien petit ami de l'épouse. Bon. Un jour, le mari l'apprend et conseille à son épouse d'épouser son médecin s'il meurt. Bon. Le malade doit subir une importante intervention chirurgicale qui doit être réalisée par son médecin qui y met toute son énergie. Tant est si bien que... il meurt d'épuisement. Quelle imagination !
A voir pour les 3 acteurs.
Réalisateur : C.V. Sridhar
Héroïne : Meena Kumari
Héros : Rajendra Kumar, Raaj Kumar
Compositeurs : Shankar-Jaikishan
Chanteurs : Lata, Mohd. Rafi
Notre avis : 2/5

Sangam
(1964). Drame amoureux
Avec Vijayantimala
Trois amis d'enfance (une fille et 2 garçons) grandissent ensemble. Les 2 jeunes hommes sont amoureux de la jeune fille. Dépité par le refus des parents de la belle, l'un d'eux s'engage dans l'aviation en confiant sa chérie à son ami.
L'aviateur étant déclaré disparu, les 2 amis restants décident de se marier, mais le disparu réapparaît...
Devenu un classique, ce film est le premier réalisé en Technicolor par Raj Kapoor. Il va aussi lancer la mode des tournages "exotiques" en Europe (comme dans le voyage de noces du film).
Réalisateur : Raj Kapoor
Héroïne : Vijayantimala
Héros : Raj Kapoor, Rajendra Kumar
Compositeurs : Shankar-Jaikishan
Chanteurs : Lata, Mahendra, Mukesh, Mohd. Rafi
Notre avis : 2,5/5

Ayee Milan Ki Bela
(1964). Comédie
Avec Saira Bano
Un jeune homme rentre de l'étranger dans son village où il retrouve son ami d'enfance. Tous deux ont beaucoup de points communs, en particulier leur date de naissance et leur amour pour la même jeune fille...
Cette charmante comédie nous montre un Rajendra moqueur face à un Dharmendra qui joue pour une rare fois, un rôle de méchant. Excellentes chansons.
Réalisateur : Mohan Kumar
Héroïne : Saira Bano
Héros : Rajendra Kumar, Dharmendra
Compositeurs : Shankar-Jaikishan
Chanteurs : Asha, Lata, Mohd. Rafi
Notre avis : 2,5/5

Et aussi : Dhool Ka Phool (Mélo, Yash Chopra, 1959), Kanoon (Justice, B.R. Chopra, 1960), Mere Mehboob (Harnam Singh Rawail, Amour, 1963), Suraj (Comédie cape et épée, T. Prakash Rao, 1966)

lundi 30 mai 2011

Rahman Mania : One 2 Ka 4 (2001)


Je viens de lire un livre de conversations avec Rahman par Nasreen Munni Kabir. Et ça m'a donné l'idée de vous offrir une série de chansons de ce musicien si particulier qui a su s'affranchir des prototypes du cinéma indien et dépasser les frontières de son pays.
S'il traverse le monde pour donner des concerts, c'est toujours chez lui à Chennai qu'il revient pour composer, souvent la nuit.


Aujourd'hui, je commence par une chanson tendre dans un film plutôt destiné aux fans du couple Juhi-SRK.
Réalisateur : Shashilal Nair
Héroïne : Juhi Chawla
Héros : SRK, Jackie Shroff
Compositeur : A.R. Rahman
Chanteurs : Kavita, Udit

dimanche 29 mai 2011

Dance Ke Superstars

Programme chargé et varié aujourd'hui, où les petits dansent en duo avec les grands.
La chorégraphe Geeta Kapoor (surnommée Geeta Maa) fait partie du jury cette semaine. Elle connaît la plupart des concurrents car elle a été juge de DID en 2009 et 2010.

On commence avec Vrushali et Avneet sur la célèbre musique de Choli Ke Peeche, du film Khalnayak
(Subhash Ghai, 1993).


Et maintenant Darmesh (appelé Darmesh Sir)qui a ouvert une école de danse chez lui à Vadodara au Gujarat, et Ruturaj, son brillant élève, dans un numéro d'une grande précision.
Sortez les mouchoirs, et passez-en à Geeta, émue par les paroles de reconnaissance de Darmesh (il était dans son équipe en 2009, il a beaucoup appris d'elle).


Enfin Jay et son élève Atul (12 ans), aussi très doué, sur une musique de Taare Zameen Par (Aamir Khan, 2007). Ne loupez surtout pas le saut d'Atul dans les bras de Jay, vers 2 min 20.

samedi 28 mai 2011

Chanson de Kati Patang (1970)

Au début, on dirait une musique de western, et plus loin on entend un yodel autrichien. Donc pas de doute sur le compositeur, ni sur le chanteur. Mais qui siffle  dans ce mélo de première classe ?
Réalisateur : Shakti Samanta
Héroïnes : Asha Parekh
Héros : Rajesh Khanna
Compositeur : R.D. Burman
Chanteur : Kishore

vendredi 27 mai 2011

C'est dans quoi ? Photo 38

Photo 37 - Navrang
La photo montre l'actrice Sandhya,
dans Navrang (Neuf couleurs, de
V. Shantaram, 1959).
Un poète en quête d'inspiration s'invente une muse à laquelle il donne l'aspect de son épouse. Un film par essence poétique, mais aussi très créatif. Le Technicolor y prend toute sa dimension.
Si vous ne connaissez pas encore Shantaram, il n'est pas trop tard !

Et cette semaine, l'unique gagnant est Antoine.

La photo suivante, elle vous dit quelque chose ?

Photo 38
Votre réponse via "contact"
François et moi avons unanimement décidé d'interrompre CDQ en juillet et août. Pendant ces 2 mois, il sera remplacé par des devinettes ou un quiz (je me tâte), qui ne rapporteront pas de points, mais dont je donnerai quand même la réponse chaque semaine.
Les résultats du 2e trimestre CDQ seront publiés le 24 juin (photos 29 à 41 incluses).

mercredi 25 mai 2011

Pub : le talc

En été, avant la mousson, les températures grimpent en Inde, et les publicités pour le talc se multiplient.
Voici 2 publicités jumelles, pour le même produit ; l'une pour le Nord en hindi avec SRK, l'autre pour le Sud en tamoul avec Surya. Cool, cool !



mardi 24 mai 2011

Ciné-club : Asha Parekh

Née au Gujarat en 1942, Asha Parekh suit des cours de danse classique dès son plus jeune âge puis tourne son premier film, Aasmaan en 1952 (sous le nom de Baby Asha Parekh)
Le réalisateur Bimal Roy remarque ses talents de danseuse lors d'une représentation, et l'engage dans son film Baap Beti en 1954. D'autres films suivent.
Devant le manque de succès de ces premières expériences, ses parents la renvoient vers ses études.
C'est à 17 ans qu'elle revient vers le cinéma, et cette fois avec succès grâce au film Dil Deke Dekho (Nasir Hussain) où elle donne la réplique à Shammi Kapoor.
Sa collaboration avec Nasir Hussain l'amène à tourner 6 autres films avec lui, dont de gros succès tels Jab Piyar Kisise Hota Hai avec Dev Anand (1961), Teesri Manzil avec Shammi Kapoor (1966) et Caravan avec Jeetendra (1971).
Après la belle époque des rôles d'héroïnes, elle passe aux rôles de belles-sœurs, puis de mères ; mais cette période lui déplaît et elle décide d'arrêter le cinéma au début des années 1990 et se consacre à la réalisation puis à la production de feuilletons pour la télévision gujaratie.
Sa carrière, qui compte environ 80 films, a été récompensée d'un Life Achivement, Filmfare qui récompense sa carrière dans cinéma hindi.

Dil Deke Dekho (1959). Comédie
Une famille éparpillée forme le cadre de cette comédie aux nombreux quiproquos où les 2 protagonistes principaux finissent par avoir le dernier mot, bien sûr.
L'héroïne est adorable, le héros en pleine forme, la musique excellente ; autant de raisons de se faire plaisir.
Réalisateur : Nasir Hussain
Héroïne : Asha Parekh
Héros : Shammi Kapoor
Compositrice : Usha Khanna
Chanteurs : Asha, Mohd. Rafi
Notre avis : 3/5

Teesri Manzil , 1966). Thriller
Une jeune fille mène l'enquête pour découvrir comment sa sœur est tombée du 3e étage. Ses soupçons se portent sur le batteur d'un groupe de rock qui n'est pas celui qu'on croit.
Après une seconde partie, véritable course-poursuite, la vérité éclatera, non sans difficultés inventées par les scénaristes !
Un film divertissant avec une musique des plus rock.
Héroïne : Asha Parekh
Héros : Shammi Kapoor
Compositeur : R.D. Burman
Chanteurs : Asha, Mohd. Rafi
Notre avis : 3/5

Chirag (1969). Drame familial
Après un mariage arrangé, un couple n'arrive pas à avoir d'enfant. Pour arranger le tout, l'épouse perd la vue et dépend entièrement de son époux... Sa belle-famille pense alors à remarier son fils.
Réalisateur : Raj Khosla
Héroïne : Asha Parekh
Héros : Sunil Dutt
Compositeur : Madan Mohan
Chanteuse : Lata
Film non vu (mais je pense avoir deviné la fin)

Kati Patang (1970). Drame humain
Une jeune femme s'enfuit pour échapper à un mariage arrangé.
Au hasard, elle prend un train où elle rencontre une amie veuve et son enfant qui vont rejoindre leur belle-famille qu'ils n'ont jamais vue. Le train déraille et la jeune veuve meurt.
L'héroïne prend l'identité de la veuve et emmène son fils chez la belle-famille de la morte... La suite réserve aussi de nombreux rebondissements.
Avec son scénario bien monté, on ne s'ennuie pas en regardant ce film dont le couple Asha-Rajesh faisait courir les foules. Six Filmfare pour ce film, dont celui de meilleure actrice pour Asha Parekh.
Réalisateur : Shakti Samanta
Héroïne : Asha Parekh
Héros : Rajesh Khanna
Compositeur : R.D. Burman
Chanteurs : Lata, Asha, Kishore, Mukesh
Notre avis : 3/5
  

Et aussi : Upkar (Manoj Kumar, 1967), Pyar Ka Mausam (Nasir Hussain, 1969), Udhar Ka Sindur (Chander Vohra, 1976), Main Tulsi Tere Aagan Ki (Raj Khosla, 1978)

lundi 23 mai 2011

Un cours de danse avec Shiamak

Shiamak Davar, dont je vous ai souvent parlé, et ce n'est pas fini, a chorégraphié, entre autres, les danses de Taal (Subash Ghai, 1999).
Voici ses explications pour l'un des ballets du film.
Il s'agit de la chanson Kahin Aag Lage, composée par A.R. Rahman, et interprétée par Asha Bhosle, Richa Sharma et Aditya Narayan.
A vous maintenant, avec les élèves de l'école de Shiamak.

Zut ! Ce matin la vidéo n'est plus disponible. Sorry !


dimanche 22 mai 2011

Dance Ke Superstars

Siddesh au naturel
Cette semaine, une danse étonnante par Miss La Bomba, alias Siddesh, qui a osé !


Jay, présenté par son élève Atul, nous offre, quant à lui, un hip-hop largement influencé par Michael Jackson.
Allez le voir sur ce site. Belle maîtrise !

samedi 21 mai 2011

Bande-annonce de Chaleur et poussière (1983)

Voici la présentation de Chaleur et poussière (Heat and Dust), l'une des œuvres réalisées et produites par Merchant-Ivory Productions, qui vous donnera une idée de l'ambiance de ce superbe film.

vendredi 20 mai 2011

C'est dans quoi ? Photo 37

Photo 36 - Tere Bin Laden
La photo montre l'acteur Pradhuman Singh et son coq (tous les 2 dans leur premier film).
Si la photo 36 s'est rapprochée de l'actualité, c'est bien par hasard.
Elle est extraite de Tere Bin Laden, (Abhishek Sharma, 2010), un film iconoclaste et drôle qui raconte comment un journaliste pakistanais réussit à obtenir son visa pour les Etats-Unis... A voir !

La seule et unique gagnante cette semaine est Sara.

Photo 37
Répondez via "contact", siou plaît !

jeudi 19 mai 2011

Tribulations en Inde - Bombay (4/4)

Après un court vol de Jaipur à Bombay, nous nous installons dans nos nouvelles pénates.
Nous testons un hôtel dans le quartier du Fort, juste à côté de la poste principale de Bombay où nous faisons toujours un saut au service philatélique pour acheter des timbres ayant un rapport avec le cinéma.
Bingo ! En 2011, ils ont sorti une plaquette de 6 timbres en l'honneur de quelques héroïnes du cinéma.


Bombay est aussi synonyme d'affiches et de tous documents de cinéma et... de bagages lourds. Cette fois-ci encore, il faut acheter une grande valise car la collection de magazines Filmfare des années 50 que nous avons achetée chez Wahid prend trop de place. En plus, c'est lourd !

Reste encore à récupérer affiches et programmes achetés à Aziz par Internet. Cette année, Aziz est content de nous montrer qu'il a pu louer un local plus grand que sa minuscule boutique, local tapissé d'affiches et de photos, avec un frigo rempli de boissons fraîches, et un ventilo. Voilà à quoi ça ressemble.


Les librairies font aussi partie de notre circuit. Tous les ans, nous revenons avec des nouveautés, et cette année, avec Guru Dutt et A.R. Rahman, 2 ouvrages dirigés par Nasreen Munni Kabir. Je les ai déjà dévorés, et revu Pyaasa pour la énième fois, à la lumière des notes compilées par Nasreen.



Nous passons notre dernière soirée à Bombay avec Aziz et sa famille qui nous ont invités dans un restaurant familial (grandes tablées).

De g. à dr. : Ashiya, Jabeen, bibi, Aziz, Arman

C'est la fin de notre voyage, et nous rejoignons Paris avec un sentiment de voyage partiellement raté. Dommage.

mardi 17 mai 2011

Ciné-club : Merchant Ivory Productions

Après avoir baigné pendant une semaine dans 4 films des Productions Merchant Ivory, je ne résiste pas au plaisir de vous en parler.
Ismail Merchant (producteur indien, 1936-2005) et James Ivory (réalisateur américain, 1928) créent leur société de production indépendante en 1961, pour réaliser des films indiens en anglais et les faire connaître internationalement. Ils collaborent avec Ruth Prawer Jhabvala, auteure de romans et scénariste de la plupart de leurs films.

De g. à dr. : Ivory, Jhabvala et Merchant

Tous trois ont une relation privilégiée avec l'Inde : Ivory a toujours été fasciné par ce pays et surtout par les miniatures, Jabhvala, née en Allemagne y a passé sa vie d'adulte, Merchant est né au Gujarat.

Ce trio d'exception va donner naissance à de nombreux films ; je vais vous parler aujourd'hui uniquement de ceux que je viens de voir, et qui se déroulent tous les quatre en Inde.
Il s'agit d'un coffret édité par MK2. Bien sûr, ce n'est pas donné, mais la qualité est au rendez-vous. Tous ces films sont donc en anglais avec un impeccable sous-titrage en français.
On y découvre un Shashi Kapoor sur une vingtaine d'années, car il joue dans les 4 films. Son jeu est très différent de celui qu'il a adopté en Inde ; ici c'est un Américain qui le dirige et là, on s'aperçoit qu'il est un excellent acteur.
Un DVD accompagne chaque film avec des interviews des uns et des autres, et des fictions supplémentaires d'Ivory.

The Householder (1961) n.b. Début de mariage
Leela Naidu et Shashi Kapoor
Un jeune marié ne sait comment s'y prendre avec sa jeune épouse.
Il demande des conseils autour de lui et finit par faire venir sa mère, une femme possessive...
Le thème des relations mari-épouse est abordé par Ivory avec le soin et le réalisme qui le caractérisent. Il s'agit du premier long métrage réalisé en collaboration avec Ismail Merchant et Ruth Prawer Jhabvala.
Réalisateur : James Ivory
Héroïnes : Leela Naidu, Durga Khote
Héros : Shashi Kapoor
Compositeur : Ustad Ali Akbar Khan
Notre avis : 2,5/5

Shakespeare Wallah (1963) n.b. Fin de règne
Felicity Kendal et Shashi Kapoor
Une famille anglaise d'acteurs shakespeariens fait des tournées en Inde. Au fil des années, l'intérêt pour leur troupe s'émousse, et la cadette s'éprend d'un jeune Indien.
Ce film nostalgique et frais est calqué sur la vie de la famille Kendal (qui joue dans le film).
Réalisateur : James Ivory
Héroïnes : Felicity Kendal (belle-sœur de Shashi Kapoor), Madhur Jaffrey (épouse de Saeed Jaffrey)
Héros : Shashi Kapoor, Geoffrey Kendal (beau-père de Shashi Kapoor)
Compositeur : Satyajit Ray
Notre avis : 3,5/5

Bombay Talkie
(1970). Amours croisées
A la recherche d'inspiration pour son prochain roman, une Anglaise vient visiter des studios indiens. Les rencontres se suivent : un scénariste tombe amoureux d'elle, elle tombe amoureuse d'un acteur connu, mais il est marié... Les rapports amoureux font ressortir les différences entre l'Inde et l'Occident.
Réalisateur : James Ivory
Héroïnes : Jennifer Kendal (épouse de Shashi Kapoor), Aparna Sen
Héros : Shashi Kapoor
Compositeurs : Shankar-Jaikishan (la chanson de la machine à écrire est restée célèbre pour sa mise en scène).
Notre avis : 3/5
 
Chaleur et poussière (1982). Enquête
Une jeune Anglaise se rend en Inde pour trouver la vérité sur la disparition de sa grand-mère, dans les années 20.
Elle découvre cette vérité et se trouve elle aussi dans la même situation que sa grand-mère.
Un film à la superbe reconstitution historique qui nous plonge dans la société de la bourgeoisie anglaise en Inde avant l'indépendance.
Réalisateur : James Ivory
Héroïnes : Greta Scacchi, Julie Christie
Héros : Shashi Kapoor, Christopher Cazenove
Compositeur : Richard Robbins
Notre avis : 4/5

Les productions Merchant Ivory ont sorti de nombreux films de grande qualité (et récompensés) qui n'avaient pas de rapport avec l'Inde. Vous en connaissez sûrement un. Pour en savoir plus, faites un petit tour sur ce site

dimanche 15 mai 2011

Dance Ke Superstars avec Lara Dutta et Vinay Pathak

L'acteur Vinay Pathak
A l'occasion de la sortie de leur film Chalo Dilli, Lara Dutta et Vinay Pathak sont présents sur le plateau de l'émission.
A noter que la chanson titre de ce film est interprétée par Raja Hasan, un ancien participant à Saregamapa.

Aujourd'hui, je vous propose 3 solos :
Pour commencer, l'étonnante Avneet dans un kathak présenté par Vrushali


Darmesh, qui vient d'inventer le hip-hop poétique, sur une chanson de Rahat


Bhavna, dans un numéro "d'accro-danse" présenté par Mayuresh.

samedi 14 mai 2011

Chanson de Kuch Naa Kaho (2003)

Bien avant de se marier, Aishwarya et Abhishek avaient tourné plusieurs films ensemble. En voici un exemple en chanson.
Réalisateur : Rohan Sippy
Héroïne : Aishwarya Rai
Héros : Abhishek Bachchan
Compositeurs : Shankar-Ehsaan-Loy
Chanteurs : Kavita, Udit

vendredi 13 mai 2011

C'est dans quoi ? Photo 36

Photo 35 - Mother India
La photo 35, où Nargis apporte dans les champs son déjeuner à son mari, interprété par Raaj Kumar, est bien sûr extraite de Mother India.
Considéré comme l'œuvre la plus symbolique du cinéma hindi, le film a conféré à Nargis son statut de superstar.



De nombreux gagnants, cette semaine : Antoine, Sara, Aziz, Michaëlle, Josette, Carimen, Lounima, Pascal.

Je ne sais pas si la photo suivante vous inspirera autant.

Photo 36
Votre réponse via "contact". Cot, cot, cot !

jeudi 12 mai 2011

Tribulations en Inde - Les forts du Rajasthan (3/4)

Je ne pourrai pas vous parler de Bikaner, car j'ai préfèré garder la chambre pour récupérer. Pas mal, d'ailleurs, cette chambre à l'ambiance british XIXe siècle, avec les meubles anciens, les photos de chasse, le papier mural aux motifs dorés et les drapés poussiéreux au-dessus du lit.


Maintenant, on passe au fort de Junagarh, que François a visité. Vu de l'extérieur ce n'est pas folichon !
Sa construction a commencé au XVIe siècle et s'est poursuivie longtemps après.


Mais dedans que de raffinement ! Comme la salle des Nuages avec son système de ruissellement d'eau pour avoir l'impression qu'il pleut... car on est dans le désert du Thar où les pluies sont rares.


Et quelques éclairs pour imiter mère Nature !


Puis une salle ouverte juste pour François (donc pourboire),


Et un détail de ses peintures.


Courage, on part pour Jodhpur, ce matin. Plus les jours passent, et plus je remarque que j'ai mal au cœur dans cette voiture confortable au doux balancement. Encore 5 heures de route, et j'arrive épuisée à Jodhpur.
Comme à Bikaner, je reste dans la chambre pendant que François va visiter. Même pas faim depuis 2 jours. Je commence à perdre mon jean...

Sur la terrasse de la chambre


Voici, le fort de Mehrangarh, de l'extérieur. Plus élaboré que Bikaner, je trouve. 
Il fut construit au XVe siècle par Rao Jodha, fondateur de la ville, et servit de résidence aux maharajas jusqu'au XXe siècle, avant qu'ils ne migrèrent vers l'immense Umaid Bhawan, devenu partiellement un hôtel Taj aujourd'hui.


La salle de réception, aussi salle de danse : décoration à la peinture d'or, tout en finesse.


Ici et là, des personnages (vivants) en costume sont employés par le fort pour se faire prendre en photo (pas de pourboire). En voici 2 exemples : le fumeur de houka, qui fume vraiment, et l'employé qui s'embête dans une pose photogénique.




Et pour terminer la photo classique de la ville prise du fort. Pourquoi les maisons sont-elles peintes en  bleu ? Les explications sont nombreuses et variées ; la dernière, recueillie par François dans son audio-guide du fort, serait que le bleu repousse les insectes.




Pour changer des forts, une petite poussée vers le mont Abu où nous allons visiter les temples jaïns et profiter d'un peu de fraîcheur à 1200 m d'altitude... Mais horreur ! Monter à 1200 m signifie route en lacets.   avec peu de possibilité d'arrêt pour... pensons à autre chose.
Nous voici au mont Abu, c'est samedi, il y a plein de monde, comme dans toutes les villes d'altitude les week-ends chauds en Inde, mais nous trouvons à nous loger dans un hôtel au bord du lac, dans une chambre avec télé, car aujourd'hui, c'est la finale de DID Doubles et aussi celle de la Coupe du monde de cricket entre l'Inde et le Sri-Lanka. 
Avant cette soirée chargée qui nous attend, visite aux temples jaïns Dilwara. Photos interdites (ils vendent des cartes postales). La photo, plus bas, vient d'Internet.
Il y a ici un ensemble de 5 temples jaïns tous finement sculptés dans du marbre blanc sur un plan généralement rond. Des dévôts de toutes confessions viennent y prier et voir la statue qui est au fond, celle d'un tirthankara (maître jaïn divinisé). Nous y étions au moment de la puja et avons pu nous rendre compte de l'organisation irréprochable qui règne ici malgré la foule qui se presse.


Le soir, nous avons dû jongler entre 2 chaînes à la télé ; manqué une partie de la finale de DID Doubles, mais vu la victoire de l'Inde qui devient championne du monde de cricket. Après la victoire menée par Kapil Dev il y a 28 ans, c'est Dhoni, le capitaine et batteur, qui a renvoyé la balle de match hors des limites, donnant 6 points gagnants à l'Inde. 
Dès le le demain, il est apparu avec le crâne rasé, sans doute pour respecter une promesse. Voici une galerie de portraits de ce nouveau dieu vivant, avec cheveux longs et avec crâne rasé. 

Pour la suite, vous n'allez pas être gâtés en photos (François commence aussi à fatiguer). Udaipur devient une étape de 3 jours de repos. De la chambre nous avons une belle vue sur le palais, surtout le soir pendant le son et lumière... 


Pushkar est une grosse déception : la ville qui s'est donnée au tourisme depuis les années baba-cool semble figée depuis cette époque et n'offre plus rien d'indien. Malheureusement, on a l'impression que la saleté et les mauvaises odeurs dont nous avons pourtant l'habitude sont encore plus concentrées ici qu'ailleurs. Un tour sur les ghats au bord du lac, et nous rentrons à l'hôtel sans demander notre reste.

L'atrium de l'hôtel

Devant notre chambre, le soir
Petite poussée à Ajmer que notre chauffeur ne cesse de nous déconseiller, car les sollicitations y sont nombreuses et insistantes. Heureusement que François a insisté; il voulait absolument voir le tombeau du saint soufi qui repose là : il s'agit du maître à penser de l'empereur Akbar (voir la chanson de Jodhaa-Akbar, Khwaja Mere Khwaja, qui faire référence à lui).

Et maintenant, voici Jaipur, où nous avons repris un peu de poil de la bête. Ce qui va donner une photo inhabituelle du palais des Vents.


Et une vue extérieure du célèbre cinéma Raj Mandir, suivie d'une photo du hall. Tout est dans les roses, couleur dominante de la ville.



A suivre...

mercredi 11 mai 2011

Timbres : paon et coq

Dans le cadre d'une initiative commune entre les postes française et indienne, 2 timbres ont été émis en  2003. Pas besoin de commentaire pour comprendre qu'ils représentent le coq français et le paon indien. Je dois dire que le paon fait beaucoup d'effet sur une lettre.

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