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lundi 31 mai 2010

News from India (13)


DNA 0505
Dans le métro de Delhi, les utilisateurs de la Smart Card (carte d'abonnement à puce), qui représentent 55% des voyageurs, auront bientôt leurs propres portes d'accès et de sortie, dont certaines stations sont maintenant équipées à l'essai.
Ceci peut vous paraître évident, mais en Inde, les décisions administratives se font souvent attendre : les voyageurs qui ont une Smart Card au moins depuis 2009 sont actuellement obligés de faire la queue derrière ceux qui utilisent encore un jeton, cette méthode étant plus lente. Ça, je peux en témoigner !

DNA 1005
Près de Lucknow (Uttar Pradesh), un jeune homme de 26 ans du village de Matth, qui aurait tenté de violer une fillette de 14 ans, a été battu à mort par la population du village, à coups de barres de fer et de bâtons. Dix personnes ont été inculpées.
La justice expéditive est monnaie courante dans les zones rurales des Etats les plus pauvres, comme l'Uttar Pradesh.

Times of India 0505
Une équipe spéciale a récupéré toutes les sources radioactives au cobalt 60 qui étaient éparpillées dans la décharge de ferraille du quartier de Mayapuri à Delhi (photo).
Huit personnes ont été exposées aux radiations ; l'une est décédée, deux autres sont dans un état grave.
C'est le département chimie de l'université de Delhi qui avait vendu son vieux matériel à un récupérateur...
On ne sait plus à qui se fier.

The Telegraph 0505
Au Bengale, le délai d'inscription pour le pèlerinage à La Mecque a été prolongé de 15 jours à cause de la vague de la chaleur qui a empêché les futurs voyageurs de se déplacer.
Les accords entre l'Inde et le ministre du Haj en Arabie Saoudite ont fixé le nombre de pèlerins indiens à 160 000 pour 2010.
Pour info, voici le lien si vous voulez voir à quoi ressemble le bulletin d'inscription.

Hindustan Times 1205
Les milliers de passagers passant chaque jour par les aéroports de Bombay doivent actuellement se résoudre à attendre : en effet, les travaux de pré-mousson sur la piste principale ainsi que des vents forts entraînent des retards d'au moins 30 minutes (indiennes, ndlr) ; il est prévu que ces travaux durent encore 3 semaines pour permettre à la piste de ne pas être inondée par les pluies de la mousson.
Les routes et les rues des villes font aussi l'objet de travaux en cette période, principalement pour éliminer les nids-de-poule, invisibles quand les voies sont inondées.
La mousson d'été arrive par le sud-ouest en touchant les côtes du Kerala vers fin juin.

dimanche 30 mai 2010

Amitabh Bachchan à Paris

L'événement est suffisamment important et rare pour que je vous en dise quelques mots.
En effet, comme vous pouvez le voir à droite, le grand (dans tous les sens du terme) Amitabh Bachchan, dont je vous ai parlé maintes fois dans ce blog, va se produire le 13 juin au Théâtre des Champs-Elysées à Paris.
Il rend hommage à son père, Harivansh Rai Bachchan en lisant et en chantant ses poèmes, accompagné par un groupe de plusieurs musiciens.
Précision importante : les poèmes sont, bien entendu, surtitrés en français.


Né en 1907 dans un village situé non loin d'Allahabad, dans l'actuel Uttar Pradesh, Harivansh Rai Bachchan, fait ses études aux universités d'Allahabad et de Bénarès, puis occupe un poste de professeur de langue anglaise à l'université d'Allahabad de 1941 à 1952.
Après une thèse de doctorat consacrée au poète W.B. Yeats et l'occultisme à l'université de Cambridge (il est le premier Indien à obtenir un doctorat en littérature anglaise à Cambridge), il revient en Inde, où il devient producteur à All India Radio, la radio d'Etat.
C'est en 1955 qu'il est nommé au ministère des Affaires extérieures, à Delhi, où il s'attache, pendant une dizaine d'années, à faire évoluer la langue hindie. Son œuvre poétique est considérable, et la traduction de Macbeth et d'Othello servent aussi de référence en hindi.
Honneurs et récompenses viennent émailler sa vie toute dédiée à sa langue. Il meurt à l'âge de 95 ans en janvier 2003. Un timbre à son effigie (photo) sort dès novembre 2003.

samedi 29 mai 2010

Chanson de Mujhe Jeene Do (1963)

Voici une superbe illustration du ciné-club d'hier sur les dacoït : l'extrait  de Mujhe Jeene Do où le bandit (celui qui offre de l'argent dans cette chanson) rencontre la danseuse dont il tombe amoureux.
Réalisateur : Moni Battacharjee
Héroïne :Waheeda Rehman
Héros : Sunil Dutt
Compositeur : Jaidev
Chanteurs : Lata (voix de Waheeda Rehman, la danseuse), Asha, Mohd. Rafi


vendredi 28 mai 2010

Ciné-club : les dacoït

Les dacoït sont des bandits armés et organisés en bandes qui attaquent trains ou bus pour voler bijoux, argent (maintenant, les mobiles et les ordinateurs portables aussi !).
Généralement issus de basses castes subissant maintes humiliations, ils sont souvent originaires du Rajasthan, du Madhya Pradesh et de l'Uttar Pradesh, des Etats pauvres ; la vallée de la rivière Chambal, qui traverse ces 3 Etats est particulièrement prisée des dacoït pour son relief, où les grottes sont des repaires bien pratiques.
La photo montre un dacoït revenu à la vie normale après avoir atteint son but : venger le meurtre de son père. La moustache fait souvent partie de l'image du dacoït. 

Jis Desh Mein Ganga Behti Hai (Le Pays où coule le Gange, Radhu Karmakar, nb,1960)
Le troubadour Raju, qui chante son message d'amour tout au long du Gange, se retrouve dans un campement de dacoït qu'il cherche à sauver de la violence en faisant vibrer leur corde patriotique.
Dans ce film qui obtient 5 Filmfare, Raj Kapoor interprète son personnage de naïf au grand cœur, apparu dans Shree 420. Comme à son habitude, Raj Kapoor (ici acteur et producteur) a fait appel à ses compositeurs favoris.
Réalisateur : Radhu Karmakar
Héroïne : Padmini (actrice du Sud)
Héros : Raj Kapoor, Pran (photo)
Compositeurs : Shankar et Jaikishan
Chanteurs : Lata, Asha, Mukesh, Manna
Notre avis : 2/5

Mujhe Jeene Do (Laisse-moi vivre, Moni Battacharjee, nb, 1963)
Un dacoït tombe amoureux d'une danseuse. Ils s'enfuient ensemble pour tenter de vivre une vie normale. Mais la police va vite mettre fin à leurs espoirs. Quoique...
C'est la première production de Sunil Dutt qui lui vaudra le Filmfare de meilleur acteur et une sélection au Festival de Cannes.
Réalisateur : Moni Battacharjee
Héroïne :Waheeda Rehman
Héros : Sunil Dutt
Compositeur : Jaidev (demain une chanson de ce film avec la belle Waheeda Rehman)
Chanteurs : Lata, Asha, Mohd. Rafi
Nous n'avons pas vu ce film

Sholay (Flammes, Ramesh Sippy, 1975)
Deux voyous sortant de prison sont engagés par un ancien policier qui veut se venger du chef d'un gang de dacoït qui a décimé son village.
Ce film est sans doute le plus grand classique des années 1970. Inspiré des 7 Mercenaires, il a laissé des traces indélébiles dans l'inconscient indien. Le personnage de Gabbar Singh (photo) est resté le prototype du "méchant", effaçant presque la présence d'Amitabh Bachchan et de Dharmendra.
Réalisateur : Ramesh Sippy
Compositeur : R.D. Burman
Chanteurs : Lata, R.D. Burman, Manna, Kishore
Notre avis : 3,5/5

Bandit Queen (Shekhar Kapur, 1994)
Phoolan Devi est une femme, chef de gang de dacoït, qui a véritablement sévi en Uttar Pradesh.
Habitée d'une haine farouche à l'encontre de tous les hommes qui avaient profité d'elle dans sa jeunesse, poursuivie pendant 5 ans par la police, elle finit par rendre les armes en 1983 et purge une peine de 11 ans, à  l'issue de laquelle elle entre au Parlement.
Ce film très réaliste ne s'entoure pas de tralala et se voit entièrement dominé par la remarquable interprétation de Seema Biswas, qui fut d'ailleurs récompensée pour sa performance.
Réalisateur : Shekhar Kapur (membre du jury au Festival de Cannes 2010)
Héroïne : Seema Biswas
Compositeur : Nusrat Fateh Ali Khan
Chanteur : Nusrat Fateh Ali Khan
Notre avis : 3/5

jeudi 27 mai 2010

Embarquement immédiat pour Mykonos, Grèce

Dans la charmante comédie Chalte Chalte (Aziz Mirza, 2003) nous voilà avec un couple d'amoureux bien mal assortis : un chauffeur de poids lourds et une designer de mode. Aïe ! Et elle est une NRI (Non Resident Indian) de Grèce et doit regagner ses pénates pour rencontrer son futur époux. Son chauffeur amoureux décide de l'accompagner et c'est tant mieux, ils sont bien beaux, tous les deux.
C'est aussi l'occasion de découvrir l'île de Mykonos, ses moulins, ses ruelles, ses plages, son coucher de soleil romantique (non, je ne suis pas payée par l'office de tourisme local). Et vous pourrez aussi améliorer votre allemand !
Réalisation : Aziz Mirza
Héroïne : Rani Mukherji
Héros : SRK
Compositeurs : Jatin-Lalit, Aadesh Shrivastava
Chanteurs de la chanson : Alka, Abhijeet

mercredi 26 mai 2010

Programme de Mr. Natwarlal (chanson en prime !)

Dans Mr. Natwarlal, réalisé en 1979 par Rakesh Kumar, Amitabh Bachchan forme un couple avec Rekha.
C'est la première fois qu'il chante lui-même dans un film, et c'est sur une musique composée par Rajesh Roshan (le tonton de Hrithik).
Pour entendre sa voix dans une jolie chanson imagée pour enfants, qui parle d'animaux dans la forêt, suivez donc ce lien. C'est un karaoke !

mardi 25 mai 2010

Sondage


Pour mieux coller à vos attentes, nous aimerions bien avoir votre avis sur ce blog.
Il vous suffit de cliquer en haut à gauche sur vos rubriques préférées. Si vous voulez vous exprimer plus, cliquez sur "ici", plus bas dans la même colonne que le sondage.
Nous tâcherons de prendre en compte vos remarques. Merci !


lundi 24 mai 2010

Mohammed Rafi

La plus grande voix masculine du cinéma indien, Mohammed Rafi (1924-1980) naît à Amritsar au Penjab. Pendant près de 40 ans, il va régner presque sans partage en collaborant à quelque 800 films de 1944 à 1980, grâce à une voix qui lui permet d'interprétrer les chansons les plus douces ou les plus débridées (ces dernières, surtout pour Shammi Kapoor). Et l'on comprend alors que le chanteur est aussi un acteur par l'usage qu'il sait faire de sa voix.
Après une période d'apprentissage pendant laquelle il participe, à 13 ans, à un concert de K.L. Saigal, il réalise son premier play-back dans un film penjabi en 1944.
La même année, après un passage à All India Radio (la radio d'Etat) à Lahore, il part s'installer à Bombay, où il prend des contacts avec la profession et en particulier le compositeur Naushad qui va d'abord le faire chanter dans les chœurs.
Après la partition, en 1947, Mohammed Rafi choisit de rester en Inde à Bombay où sa famille le rejoint.
C'est encore Naushad qui lui donne son premier solo en 1949, en remplacement du chanteur Talaat Mehmood à qui il confiait habituellement ses compositions.
Ce furent ensuite les compositeurs S.D. Burman, O.P. Nayyar, puis Shankar et Jaikishan qui le choisissent ; il devient la voix d'acteurs de premier plan, tels Dev Anand, Shammi Kapoor et Rajendra Kumar. Il double même le chanteur-acteur Kishore Kumar dans quelques-uns de ses propres films !
Le début des années 1970 est plus favorable à Kishore Kumar qui profite des retombées des 2 chansons à succès d'Aradhana, que Mohammed Rafi n'a pu enregistrer, car il faisait un pèlerinage à La Mecque.
Vers le milieu de la décennie, Mohammed Rafi revient en beauté pour quelques glorieuses années, avant de succomber à une crise cardiaque en 1980, laissant des millions de fans éplorés.
Aujourd'hui, personne ne l'a oublié : comment ferait-on ? Ses chansons repassent sans cesse à la radio, sont réutilisées ou remixées dans des films plus récents, ses cassettes se vendent toujours (ce support existe encore en Inde).
Des milliers de fans viennent toujours sur sa tombe 2 fois par an pour ses anniversaires de naissance et de décès.
De multiples duos avec Asha et Lata, 5 National awards, 7 Filmfare et des décorations ; je vous invite à faire un saut sur ce site pour connaître les noms des chansons récompensées parmi les milliers de chansons enregistrées (il détient le record masculin).
Sur YouTube plein de chansons live de Mohd. Rafi, de plus ou moins bonne qualité. Allez voir et écouter .

dimanche 23 mai 2010

Les éléphants d'Udaipur
















On le sait, l'Inde est source d'inspiration pour de nombreux artistes. Ainsi Alain Chabanier, non seulement peintre mais aussi adepte des collages qui a construit cette œuvre à partir d'affiches déchirées ou décollées de murs en Inde et agrémentées de peinture, de broderies...

Il a réalisé, entre autres, ce collage qui faisait partie de l'expo Les éléphants d'Udaipur à Paris en 2005.

samedi 22 mai 2010

Chanson de film : Kabhi Alvida Naa Kehna (2006)

J'ai choisi cette chanson de KANK (Kabhi Alvida Naa Kehna) principalement pour la voix douce et puissante du chanteur, Shafqat Amanat Ali.
Cet artiste pakistanais formé à la musique traditionnelle nous fait maintenant profiter de sa technique vocale dans quelques films indiens, KANK étant le premier et MNIK (My Name Is Khan), le dernier en date.
Réalisateur : Karan Johar
Héroïnes : Rani Mukherji, Preity Zinta, Kiron Kher
Héros : Amitabh Bachchan, SRK, Abhishek Bachchan
Compositeurs : le trio Shankar-Ehsaan-Loy
Chanteurs : Alka, Caralisa, Sonu, Shankar, Shafqat Amanat Ali (photo)


vendredi 21 mai 2010

Premiers pas : Aishwarya Rai (1997)

C'est dans Iruvar que la jeune Ash, qui a 24 ans, entame une carrière devant la caméra du Sudiste Mani Ratnam. Elle n'a qu'un second rôle dans ce film qui raconte l'histoire vraie de l'antagonisme (qui ira jusqu'à la tentative de meurtre) entre le scénariste Karunanidhi (actuel Chief Minister du Tamil Nadu), et l'acteur tamoul M.G.R.
Réalisateur : Mani Ratnam
La danseuse : Aishwarya Rai
Héros : Mohanlal, Prakash Raj
Compositeur : A.R. Rahman
Chanteurs : Harini (photo), Rajagopal
Chorégraphe : Farah Khan

jeudi 20 mai 2010

Les Grands Moghols : Humayun (2/6)

Humayun succède à son père à l'âge de 23 ans en 1530, mais les intrigues de ses frères cadets et les rébellions  des seigneurs afghans le poussent à fuir l'Inde
pour se réfugier en Perse en 1540.
Pendant son absence, c'est Sher Shah, ancien bras droit afghan de Babur qui dirige le nord du pays, et s'empare du Rajasthan et du Sind.
Humayun ne revient qu'après 15 années d'exil, en 1555 pour reprendre son trône pour peu de temps.
Très rapidement, il centralise le système administratif, adopte de nouvelles bases d'imposition agraire, conçoit un système de voirie, fait planter des arbres le long des routes et construire des caravansérails qui serviront d'étapes.

Il meurt accidentellement en 1556 à Delhi dans le pavillon de sa bibliothèque, construit par Sher Shah au Purana Qila (Vieux Fort) de Delhi.
C'est dans cette ville qu'il repose maintenant dans un jardin moghol où s'élève son mausolée (photo) dont la construction, conduite par son épouse, Haji Begum, commencera sous Akbar, le futur empereur.

Un film largement romancé a été consacré à Humayun par Mehboob Khan en 1945. En voici l'affiche.

mercredi 19 mai 2010

Timbres : les épices

Parmi les quelques dizaines de timbres indiens que nous avons rapportés de nos voyages, certains valent la peine d'être montrés.
Alors, je commence aujourd'hui une nouvelle rubrique qui n'est pas seulement réservée aux philatélistes, vous le verrez !

La plaque de 5 timbres d'aujourd'hui est consacrée à quelques épices : poivre noir, cannelle, clou de girofle, cardamome, graines de coriandre, piment et curcuma ; reste à tout piler ensemble pour faire un début de curry (chaque ménagère indienne a sa recette, car les combinaisons d'épices - il en existe beaucoup d'autres - sont innombrables).

mardi 18 mai 2010

Ciné-club : Karan Johar

Né en 1972 dans une des familles les plus importantes du cinéma hindi, Karan Johar, fils du producteur Yash Johar, fait ses premières armes chez Yash Chopra (son oncle) comme assistant  de son cousin réalisateur, Aditya Chopra pour DDLJ (1995) et Mohabbatein, 2 films où il aura l'occasion de se lier d'amitié avec SRK qui devienda de héros de tous les films qu'il va réaliser.
Karan Johar, qui va reprendre, avec sa mère, la société  Dharma Productions, à la mort de son père en 2004, est déjà réalisateur et scénariste.
Il devient donc aussi producteur, puis présentateur d'une émission télévisée, Koffee with Karan, de 2004 à 2007, dont on peut voir des extraits sur YouTube (avec SRK et Kajol).
Ses dons d'orateur l'ont aussi amené à présenter des remises de prix, et son penchant pour la mode à participer à des défilés de mode (photo) ou à poser pour des magazines masculins. Karan Johar est sans doute le plus people des réalisateurs actuels.

Kuch Kuch Hota Hai (ou KKHH, Il se passe quelque chose, 1998)
Une jeune collégienne, amoureuse d'un de ses copains d'école, voit ses rêves détruits par l'arrivée de la fille du directeur qui va lui "piquer" son ami. Mais un retournement de situation va changer leur vie après bien des péripéties.
On retrouve ici le couple SRK-Kajol auquel vient se joindre Rani Mukherji dans l'un de ses premiers films.
Le scénario est très bien monté, émotions et joies se succèdent à un rythme très étudié. Excellent divertissement qui nécessite toutefois quelques mouchoirs.
Gros succès au box-office, le film reçoit de nombreuses distinctions. Un excellent départ pour Karan Johar dont chaque film sera dorénavant attendu avec beaucoup d'impatience.
Réalisateur : Karan Johar
Héroïnes : Kajol, Rani Mukherji
Héros : SRK
Compositeurs : Jatin-Lalit
Chanteurs : Kavita, Alka, Udit, Shankar
Notre avis : 3,5/5

Kabhi Khushi Khabie Gham (ou K3G, La Famille indienne*, 2001)
Pour rassembler sa famille désunie, le frère cadet va tenter de faire revenir en Inde son frère aîné, expatrié au Roaume-Uni avec sa femme que son père n'avait pas voulu accepter.
Ce film à la distrubution extraordinaire traite d'un sujet classique du cinéma hindi avec un sens aigu du récit. Karan Johar prouve une nouvelle fois qu'il sait raconter des histoires et les filmer avec brio. Sa réputation devient internationale.
Réalisateur : Karan Johar
Compositeurs : Jatin-Lalit, Aadesh Shrivastava, Sandesh Sandiliya
Chanteurs : Lata, Kavita, Alka, Udit, Sonu
Chorégraphe : Farah Khan
Notre avis : 4,5/5

Kabhi Alvida Naa Kehna (ou KANK, Ne dis jamais au revoir, 2006)
A New-York vivent 2 couples de jeunes Indiens, dont les mariages sont plus ou moins heureux. Leurs chemins vont se croiser et leurs vies vont être bouleversées.
Karan Johar a eu le courage d'aborder un sujet tabou en Inde, l'adultère. Le film reçut de nombreuses récompenses mais n'est pas, en Inde, une œuvre marquante de Karan Johar.
Réalisateur : Karan Johar
Héroïnes : Rani Mukherji, Preity Zinta, Kiron Kher
Compositeurs : le trio Shankar-Ehsaan-Loy
Chanteurs : Alka, Caralisa, Shankar, Sonu, Shafqat Amanat Ali (chanson le samedi 22)
Notre avis : 3,5/5

My Name is Khan (2010)
Un jeune Indien musulman atteint d'une forme d'autisme va habiter aux U.S.A. où il tombe amoureux d'une coiffeuse qui élève seule son enfant.
Ils décident de se marier malgré le handicap du jeune homme.
Survient le 11 septembre 2001 qui va avoir des retombées sur la vie du héros dont le comportement anormal, dû à sa maladie, attire les soupçons de la police américaine.
Touché profondément par cette attitude, il décide de se rendre à pied à Washington pour rencontrer le président Obama et lui dire que tous les musulmans ne sont pas des terroristes.
Le but du film est sans doute louable, mais il est fagocité par le handicap du héros qui prend le dessus sur le but final du réalisateur. Dommage d'avoir voulu faire fusionner 2 problèmes. Celui de la peur de l'islam aurait été suffisant.
Réalisateur : Karan Johar
Héroïne : Kajol
Héros : SRK
Compositeurs : le trio Shankar-Ehsaan-Loy
Chanteurs : Richa, Shreya, Rahat Fateh Ali Khan, Shankar, Adnan
Notre avis : 2/5
Sortie prévue en France le 26 mai 2010

Et aussi, seulement comme producteur : Kal Ho Naa Ho (New-York Masala*, Nikhil Advani, 2003), Dostana (Amitié, Tarun Mansukhani, 2008), Wake Up Sid (Réveille-toi Sid, Ayan Mukerji, 2009), Kurbaan (Rensil D'Silva, 2009)

* Ces 2 films étant sortis en France, leur titre est celui que leur a donné le distributeur français

lundi 17 mai 2010

Embarquement immédiat pour la Thaïlande

Dans Kaho Na... Piyar Hai (Dis que c'est l'amour, Rakesh Roshan, 2000), les 2 héros se trouvent isolés sur une plage de la baie de Phang Nga, rendue mondialement célèbre par L'Homme au pistolet d'or (Guy Hamilton, 1974) de la série des James Bond.
Les deux héros de Kaho Naa, pour lesquels c'était le premier film important, connurent la gloire du jour au lendemain. Lendemains qui furent plus difficiles.
Réalisateur : Rakesh Roshan
Héroïne : Amisha Patel
Héros : Hrithik Roshan
Compositeur : Rajesh Roshan
Chanteurs : Alka, Udit


dimanche 16 mai 2010

Eglise de Fort Kochi (ex-Cochin)

© Bollymages. Cochin, janvier 2000

Au Kerala, la vieille ville de Kochi (Fort Kochi) a connu le passage des Portugais, des Hollandais et des Anglais. Il ne faut donc pas s'étonner d'y trouver moult églises de rites divers (catholique, protestant, orthodoxe).
Les chrétiens représentent environ 2,5% de la population indienne ; ils sont répartis dans toute l'Inde, mais plus particulièrement sur les côtes du Kerala et du Tamil Nadu, partout où les colons sont arrivés. Au nord-est de l'Inde, nombreux sont les hindous des tribus à se convertir au christianisme pour échapper au système des castes.

samedi 15 mai 2010

Chanson de film : Naach (2004)

Naach, qui fait partie des films de Ram Gopal Varma qui ne portent ni sur la mafia, ni sur le surnaturel, voit la rencontre d'Abhishek Bachchan et d 'Antara Mali.
La chanson que je vous propose montre bien l'attirance de Varma pour les jeunes femmes : avant Antara Mali, c'était Urmila Matondkar, qui est aussi bonne actrice que danseuse.
Réalisateur : Ram Gopal Varma
Héroïne : Antara Mali
Compositeur : Amar Mohile
Chanteurs : Shweta Pandit (photo), Sumeet Kumar (fils du chanteur-acteur Kishore Kumar)
Chorégraphes : Shabina Khan, Terence Lewis


vendredi 14 mai 2010

Pub d'hier : la lessive

Une pub de lessive, c'est banal, mais celle-ci me rappelle une pub française de 1991 qui avait le même concept.
Certains d'entre vous se souviennent peut-être de ceci : "Il est doux ce pull. Il est neuf ?". "Non, lavé avec Mir Laine !"

C'est exactement ce que raconte cette pub indienne de décembre 1961, Mir Laine étant remplacé par la lessive Lux pour linge délicat.

jeudi 13 mai 2010

Premiers pas : Aamir Khan en 1988

A 8 ans, "Master" Aamir fait des débuts anecdotiques dans un petit rôle de Yaadon Ki Baaraat, réalisé par son oncle, Nasir Hussain. C'est le plus petit des 3 garçons de la chanson, celui qui fait mine de jouer à la guitare au début de l'extrait.
Voyez le  moment où il part aux toilettes (en Inde, lever le petit doigt signifie avoir envie de faire pipi) et revient en fermant sa braguette. Quelle maestria !
Je vous le présente pour le plaisir. Suivez le lien.

C'est en 1988 qu'Aamir Khan interprète son premier rôle d'importance dans Qayamat Se Qayamat Tak réalisé par son cousin. Une débutante prometteuse lui donne la réplique ; c'est en effet le 3e film de Juhi Chawla.
Vous l'avez deviné, c'est une histoire d'amour contrariée, car nos 2 héros sont issus, sans le savoir, de familles ennemies.
Le film remporte 5 Filmfare.
Réalisateur : Mansoor Khan (cousin d'Aamir Khan)
Héroïne : Juhi Chawla
Héros : Aamir Khan
Compositeurs : Anand-Milind (2 frères)
Chanteurs : Alka Yagnik, Udit Narayan (photo)


mercredi 12 mai 2010

Livre : Les Stars du cinéma indien

J'ai trouvé cet ouvrage chez Mona Lisait, une librairie de livres décotés qui ne se trouve pas qu"à Paris.
Abondamment illustré de photos en noir et blanc et commentées, il présente une séléction d'une quinzaine de stars du cinéma indien (pas seulement hindi) d'avant 1985.

Les Stars du cinéma indien, Editions du Centre Pompidou/Centre national de la cinématographie, Paris, 1985.
Traduit de l'anglais. Format : 21 x 30 cm, 118p.

http://www.monalisait.fr/points-de-ventes.php

mardi 11 mai 2010

Ciné-club : Ram Gopal Varma

Auteur, réalisateur et producteur, Ram Gopal Varma (1962-) est né à Hyderabad (Andhra Pradesh), centre de l'industrie du film télougou (plus important que Bombay en nombre de films, qu'on se le dise !)
Passionné de cinéma dès l'adolescence, il fait son apprentissage lui-même en allant voir et revoir de nombreux films par semaine et en les disséquant. A l'époque il tient une boutique de vidéo, ce qui ne gâche rien.
Sa rencontre avec l'acteur Nagarjuna va être le déclic de son premier film, Shiva (1989), gros succès au box-office télougou, qui sera ensuite doublé en hindi, tant son style est novateur.
Après quelques films en télougou (thriller et film d'horreur), Ram Gopal Varma prend la direction de Bombay, où son premier film en hindi, Rangeela (1995), est un énorme succès.
Il oscille ensuite entre films mafieux et films d'horreur, pas toujours avec succès.

Rangeela (Coloré, 1995)
Une jeune fille de famille modeste rêve de devenir star à Bollywood. Remarquée un jour par une vedette masculine, elle passe une audition, aidée par son petit ami, vendeur au noir de tickets de cinéma. Elle devient vedette, refuse une demande en mariage de la star masculine pour revenir vers son ami.
Cette comédie bien rythmée, surtout dans sa première partie, nous montre une charmante Urmila Matondkar dansant sur une musique de A.R. Rahman, maintenant mondialement célèbre après Slumdog Millionaire. Aamir fait une belle composition de "titi" de Bombay.
Réalisateur : Ram Gopal Varma
Héroïne : Urmila Matondkar
Héros : Aamir Khan, Jackie Shroff
Compositeur : A.R. Rahman
Chanteurs : Asha, Hariharan, Udit
Notre avis : 3/5

Satya (1998)
Ce film noir et réaliste raconte comment Satya, qui vient gagner sa vie à Bombay, se trouve malgré lui impliqué dans le monde du crime.
C'est ce film, loin de tout manichéisme, qui apporte à Ram Gopal Varma la reconnaissane de la profession ainsi que de nombreuses récompenses. Le casting est impeccable.
Attention, quelques scènes sont très violentes.
Réalisateur : Ram Gopal Varma
Héroïne : Urmila Matondkar
Héros : J.D. Chakravarthy, Manoj Bajpai
Compositeur : Sandeep Chowta
Chanteurs : Lata, Asha, Bupinder, Suresh
Notre avis : 3,5/5

Company (2002)
Dans le milieu mafieux de Bombay, un chef de gang passe le relais à deux mafieux dont les caractères opposés vont être source de divergences puis de séparation. Chacun rassemble ses troupes...
Une nouvelle descente dans le monde de la mafia, avec une technique qui a évolué et donne à nouveau une autre dimension aux films sur la pègre.
Réalisateur : Ram Gopal Varma
Héroïnes : Manisha Koirala, Antara Mali
Héros : Ajay Devgan, Vivek Oberoi (photo)
Compositeur : Sandeep Chowta
Chanteurs : Asha, Sapna, Sudesh, Babul
Notre avis : 4/5

Sarkar (2005)
Dans sa luxueuse villa de Bombay, un chef de gang mafieux mène une vie discrète avec son épouse et l'un de ses 2 fils dont il réprouve la conduite et ses amours avec une starlette très courtisée. Le fils élimine alors son ennemi de façon radicale...
L'assassinat d'un homme politique vient ébranler la vie autrefois tranquille du chef mafieux, car le tueur l'accuse de l'avoir commandité.
Ram Gopal Varma s'est ici inspiré du film de Coppola, Le Parrain, ce qui n'enlève rien au scénario qui a été indianisé et fait oublier l'original.
Réalisateur : Ram Gopal Varma
Héroïnes : Supriya Pathak, Katrina Kaif, Tanisha
Héros : Amitabh Bachchan, Kay Kay Menon, Abhishek Bachchan, Zakir Hussain
Compositeur : Amar Mohile
Notre avis : 3/5

Et aussi (films non mafieux) : Bhoot (Fantôme, 2003), Naach (Danse, 2004), Nishabd (2007)

lundi 10 mai 2010

Compositeurs (5)

Nous voici arrivés aux années 1990. C'est le moment où les médias indiens s'ouvrent vers l'Occident, en particulier avec la chaîne MTV qui aura une grande influence aussi bien sur la musique que sur la chorégraphie. La cible devient plus jeune, les musiciens commencent à s'adapter, des duos se forment.

Nadeem-Shravan
Après avoir formé leur duo en 1982, Nadeem et Shravan, qui ne sont pas des frères - contrairement aux autres duos de ce post -, composent surtout pour des films de série B.
Le succès arrive enfin dans les années 1990, qui voient la récolte de 4 Filmfare pour Aashiqui (Mahesh Bhatt,1990), Saajan (Lawrence D'Souza,1991), Deewana (Raj Kunwar,1992), et Raja Hindustani (Darmesh Darshan,1996).
Leur carrière s'est ralentie dans les années 2000.



Anand-Milind
Les 2 frères ont été bercés par la musique de leur père, Chitra Gupta, avant de devenir eux-mêmes compositeurs à 4 mains.
Avec quelque 170 films à leur actif depuis 1984 (parmi lesquels peu  de films à succès), ils ne reçoivent qu'une seule récompense pour Qayamat Se Qayamat Tak, (Mansoor Khan, 1988, premier film important d'Aamir Khan).
Ils forment cependant l'un des principaux duos de la décennie. On les retrouve encore dans les années 2000, toujours dans des films à moindre succès.


Jatin-Lalit
Elevés dans une famille de musiciens classiques, Jatin et Lalit, deux frères, débutent ensemble en 1982.
Moins prolifiques qu'Anand et Milind, ils recueillent néanmoins plus de nominations et sont souvent engagés par des producteurs et réalisateurs à succès.
Parmi les  films connus, à noter : DDLJ (1995), KKHH (1998), Mohabbatein (2000), Phir Bhi Dil Hai Hindustani (Le cœur reste indien 2000)... Pas mal !
Ils ont continué dans les années 2000, mais se sont séparés après Fanaa en 2006.

dimanche 9 mai 2010

Chez le paanwalla


© Bollymages. Digha, janvier 2007

Voici l'établi du marchand de paan (masticatoire) ; il ne se contente pas de vendre, il fabrique les paan selon les vœux de chacun, c'est pourquoi il dispose de tant de petites boîtes.
Dans une feuille de bétel (même famille que le poivre) qui baigne dans de l'eau pour rester fraîche, il peut envelopper divers mélanges d'ingrédients tels que des lamelles de noix d'arec, de la chaux éteinte, de la noix de coco rapée et séchée, de la menthe, de la cardamome, du tabac, de la poudre de rose, de la menthe...
Le choix de la feuille de bétel est aussi important que ce qu'elle renferme : les Calcutta, vert foncé, et les Banarasi, vert pâle et plus fortes en goût sont les plus fréquentes.
Dans Don, Amitabh Bachchan craque pour un Banarasi dans la célèbre chanson Kaike Paan Banarasi Walla.

samedi 8 mai 2010

Chanson de film : Milan (1967)

Voici la chanson de Milan où Gopi, le passeur du Gange, apprend une chanson à Radha, jeune fille de bonne famille.
Sunil Dutt a souvent joué les gentils naïfs (voir aussi une chanson de Padosan), alors que Nutan était du style jeune fille (femme) bien élevée et gentille (sauf quand elle tue dans Bandini...).

vendredi 7 mai 2010

Les Grands Moghols : Babur (1/6)

Le nom "moghol" est un nom persan donné aux Turcs d'Asie centrale descendants de Tamerlan. Ainsi, le premier des Grands Moghols, Babur (1483-1530), descendait de Tamerlan par sa mère et de Gengis Khan par son père (excusez du peu !).
Dès l'âge de 12 ans, il succède à son père et règne sur la région du Ferghana dans l'actuel Ouzbékistan.
Après avoir conquis Samarcande et Kaboul, il arrive en Inde où il défait le sultan de Delhi, Ibrahim Lodi lors de la bataille de Panipat en 1526 ; il s'autoproclame empereur et continue de soumettre l'Inde avec l'aide de son fils Humayun ; Agra, la vallée du Gange, le Bengale... de nombreuses régions se soumettent.


Guerrier de nature, il n'a pas eu le temps de s'ocupper de l'administration des nouveaux territoires, et n'est jamais devenu un souverain indien, car il n'aimait ni l'Inde ni sa culture qu'il méprisait, considérant que sa propre culture, turque et persane, était supérieure.
Il meurt en 1530 à Agra, et se fait enterrer dans une tombe très simple (pour un empereur) à Kaboul, en Afghanistan, dans un jardin (photo).

jeudi 6 mai 2010

Embarquement immédiat pour Londres

La chanteuse Usha Uthup
Extrait de K3G (Kabhi Kushi Khabi Gham), voici le Vande Mataram qui nous fait découvrir Londres. Vande Mataram est un poème en bengali et en sanscrit écrit en 1882 dans un contexte politique : il a eu son importance dans le mouvement d"indépendance de l'Inde. Joué sur de nombreuses compositions, seules les paroles restent les mêmes.
Il est cocasse d'entendre maintenant ce poème sur une chanson filmée à Londres, chez l'ancien colonisateur ! L'Inde est évoquée par les couleurs de son drapeau - vert, blanc, safran -  dans les costumes des personnages, et par le bharata natyam (danse du Sud).
Réalisateur : Karan Johar
Héroïnes : Kajol, Kareena Kapoor
Héros : SRK, Hrithik Roshan (héros de cette chanson)
Compositeur : Sandesh Sandhiliya
Chanteuses : Kavita, Usha Uthup


mercredi 5 mai 2010

Sai Baba de Shirdi

Le visage de cet homme n'est sans doute pas inconnu à ceux qui se sont déjà rendus en Inde ; on le voit souvent sous forme d'image à acheter aux étalages de rue, punaisé sur un mur de boutique, ou collé sur le tableau de bord d'un taxi.

Ce fakir et yogi apparaît à Shirdi (Maharashtra), où il s'installe dans une mosquée ; peu à peu, il est considéré comme un saint par les hindous et les musulmans : en effet, il ne fait aucune différence entre les religions, et entre les castes, et accorde son attention à tous.
On lui prête de nombreux dons : guérisons, miracles (même après sa mort), toute une légende se construit autour de ce personnage mystique et humaniste qui s'est fait enterrer en 1918 dans un temple hindou de Shirdi.
De nos jours, nombreux sont les Indiens qui viennent ici pour lui rendre hommage ou recevoir sa bénédiction posthume.

Le cinéma hindi s'est inspiré de ce personnage, par exemple dans le célèbre film Guide (Vijay Anand, 1965), avec Dev Anand, frère du réalisateur.
Dans un style plus fantaisiste, on remarque la statue de Sai Baba de Shirdi qui redonne la vue à une aveugle interprétée par Nirupa Roy, dans cette chanson ducélèbre Amar Akbar Anthony (Manmohan Desai, 1977). C'est Rishi Kapoor qui "chante" cette chanson dévotionnelle sur la voix de Mohd. Rafi.

mardi 4 mai 2010

Ciné-club : Nutan

Née dans une grande famille du cinéma indien, Nutan (1936-1991) semble bien être l'enfant douée du clan : fille de l'actrice Shobhana Samarth et du réalisateur Kumarsen Samarth, Nutan débute en 1950 à l'âge de 14 ans dans un film produit par sa mère. 
Il faut attendre 1955 pour la voir recevoir son premier Filmfare de meilleure actrice. Elle en aura 5 dans sa carrière de 75 films ; aucune actrice n'a encore atteint ce chiffre.
Ne pas oublier qu'elle était la sœur de Tanuja, la mère de Kajol.
Je vous présente 4 films pour lesquels Nutan a été récompensée.

Seema (nb,1955)
Orpheline adoptée par son oncle et sa tante, Seema est considérée comme la bonne à tout faire et subit les en silence les humiliations de sa tante. Un jour, elle préfère s'enfuir pour aller travailler chez d'autres maîtres où elle sera accusée de vol.
Elle se retrouve en prison, l'esprit plein de violence, refusant toute aide. C'est le directeur de la prison qui réussira, petit à petit, à lui redonner confiance dans le genre humain.
Réalisateur : Amiya Chakraborty
Héroïne : Nutan
Héros : Balraj Sahni
Compositeurs : Shankar et Jaikishan
Chanteurs : Lata, Manna, Mohd Rafi
Notre avis : 2/5

Sujata (nb,1959)
Une orpheline de basse caste, Sujata est adoptée par une famille aisée (ça ne doit pas être courant). Bien que ses parents l'aiment comme ils aiment leur fils, on lui  laisse toujours entendre qu'elle n'est pas de la même condition.
Un jour, la mère est victime d'un accident, et la seule personne dont le sang est compatible est celui de Sujata, qui accepte volontiers d'aider sa mère. Cette dernière va la considérer dorénavant comme partie intégrante de la famille en autorisant son fils à l'épouser.
Nutan fait encore preuve ici de la palette des émotions qui va lui valoir un 2e Filmfare. Le scénario est prévisible, mais on se laisse prendre par la beauté du visage de Nutan et par son jeu.
Réalisateur : Bimal Roy
Héroïne : Nutan
Héros : Sunil Dutt
Compositeur : S.D. Burman
Chanteurs : Asha, Geeta, Talat, Mohd. Rafi
Notre avis : 3,5 / 5

Bandini (nb, 1963)
Dans le Bengale des années 1930, une jeune femme meurtrière purge sa peine dans une prison. Elle attire l'attention du médecin de la prison quand elle se désigne pour soigner une patiente contagieuse.
A travers leurs conversations, on apprend par flash-back ce qui a amené cette femme au meurtre et à la prison.
Ce film au noir est blanc bien adapté au sujet fait partie des films les mieux aboutis du réalisateur bengali, Bimal Roy.
Réalisateur : Bimal Roy
Héroïne : Nutan
Héros : Ashok Kumar, Dharmendra
Compositeur : S.D. Burman
Chanteurs : Lata, Asha, Manna, Mukesh
Notre avis : 4,5/5

Milan (1967)
Au bord du Gange, un jeune homme de basse caste est passeur entre les deux rives. Il est amoureux d'une passagère régulière de classe aisée avec laquelle il a des relations "normales" : elle lui apprend quelques mots d'anglais (une façon pour lui de prendre du grade dans la société) ; il lui apprend des chansons, jusqu'au jour où la jeune femme est mariée dans sa caste par ses parents.
Un film qui oscille entre le thème des castes et celui de la réincarnation (c'est un peu trop). Le scénario de la dernière heure accumule les malheurs, mais grâce à la réincarnation, tout finit bien...
J'ai programmé une chanson  du film - la leçon de chant - pour le samedi 8 mai)
Réalisateur : Adurthi Subba Rao
Héroïne : Nutan
Héros : Sunil Dutt
Compositeurs : Laxmikant et Pyarelal
Chanteurs : Lata, Asha, Mohd. Rafi
Notre avis : 2/5

Et aussi : Chhalia (Manmohan Desai, 1960), Tere Ghar Ke Samne (Vijay Anand, 1962), Saudagar (Sudhendu Roy, 1973), Meri Jung (Subhash Ghai, 1985)

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